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francs pour les hôtels classés à 4 0/0 (ou à

3,60 0/0 pendant 3 mois).

Pour l’année 1927, nous pouvons rétablir approximativement les mêmes chiffres du fait que le rendement total de la taxe sur le chiffre d’affaires a augmenté (en partie à cause de la surveillance croissante de la matière imposée) dans la proportion de 15 0/0 (8.620.022.800 francs pour l’année 1927 contre 7.495.845.900 francs pour l’année 1926). Si, ainsi qu'il semble logique, nous appliquons la même proportion aux impôts hôteliers, nous obtenons pour l’année 1927:

141.600.000 francs pour les hôtels dits de luxe 99.630.147 francs pour les hôtels de semi-luxe.

Ces impôts correspondraient donc pour les établissements de première catégorie à un chiffre d’affaires total de: 141.600.000 X 100 et pour les hôtels de deuxième catégorie à :

— 1.089.230.769 francs

= 2.490.753.675 francs

Au total, le chiffre d’affaires réalisé au titre de l’année 1927 dans les hôtels classés devrait s’élever à 3.579.000.000 francs environ. Ê

En nous reportant à la statistique établie pour l’année 1924, nous pouvons estimer que le chiffre d’affaires réalisé dans les nombreux établissements au tarif ordinaire (2 0/0) (1 milliard 338 millions contre 972 millions, en 1924) doit dépasser de 35 0/0 celui qui est imposé dans les établissements de 2 catégories supérieures (1). Nous arrivons done à un total de chiffres d’affaires pour toute l’hôtellerie française d'environ: 8 milliards 500 millions de francs!

On voudra bien se souvenir que le chiffre d’affaires des grosses industries françaises a été, en 1927, le suivant (2).

Industrie lainière 18.000.000.000 environ Industrie sidérurgique 7.000.000.000 — Industrie automobile 6.700.000.000 approxim.

Industrie des constructions électromécaniques 5.000.000.000 environ

L’hôtellerie française se place donc, sans aucun doute, quant au chiffre d’affaires, parmi les premières des grandes industries nationales.

Si nous développions plus loin notre raisonnement, bien que nous en réalisions la fragilité, nous nous permettrions d’ajouter ceci:

Avant la guerre, on estimait que la valeur vénale d’un fonds de commerce d’hôtel était équivalente au chiffre d’affaires qu’il réalisait, tout au moins approximativement et d’une façon très générale. On conçoit en effet, qu’un fonds de commerce était d'autant plus apprécié qu’il reposait sur des éléments n’entrant pas rigoureusement en ligne de compte dans le calcul, tels, par exemple, que la durée du bail, la valeur intrinsèque de l’installation et des approvisionnements, qui sont surtout affaire d'appréciation personnelle.

Cette base d’évaluation sommaire s’est trouvée quelque peu faussée au cours de ces dernières années, car la spéculation a influé considérablement sur la valeur des fonds

(1) Il est bien connu que, dans les affaires de luxe et de demi-luxe, appartenant principalement à des sociétés, ce qui implique une organisation commerciale sérieuse, l'Administration possède tous les moyens de contrôle du chiffre d’affaires et se montre, d’ailleurs, d’une rigueur

impitoyable. l (>) La France Economique, 1928, p. 360.

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