PROBLEME DES AMORTISSEMENTS
La question des amortissements doit être traitée dans ce travail, car elle revêt, une importance particulière dans l’hôtellerie.
L’amortissement, d’une façon générale, est l’affectation d’un gain à la réparation exacte ou forfaitaire d’une perte consommée. Sont donc exclues, par cette définition, toutes rétentions de bénéfices bruts destinées à la réparation des pertes non réalisées, fussent-elles certaines et même prochaines. (L’affectation d’un gain à ces réparations s’appelle alors üne provision).
On sait, d’autre part, que dans une entreprise, on appelle actif indéfectible toutes les valeurs non périssables en ellesmêmes. Elle ne feront jamais défaut, et le jour de la liquidation finale, le prix en pourra être récupéré et affecté au remboursement du pasif. Lorsqu'une entreprise se compose de biens de ce genre, le gage des tiers et du capital est assuré par le principal. L’actif, dans ce cas, est un « actif indéfectible ».
D’autres fois, l’actif d’une entreprise se compose de valeurs de nature différente. C’est le cas de la plupart des concessions sur le domaine public. A l’expiration du terme de la concession, l’actif représente par la société concessionnaire ne représentera plus aucune valeur. C’est aussi le cas où l’actif consiste en de simples droits à des exploitations temporaires reposant sur un monopole ou l’exploitation d’un brevet. Il se peut encore qu’une entreprise possède sur les biens composant la substance de son actif un droit de propriété indéfini, plein et entier, et que la durée d'utilisation de son actif soit cependant limitée en raison du caractère périssable des biens eux-mêmes, tel par exemple un outillage industriel, consommable par l’usage en une période de temps donnée et qu’il faudra totalement remplacer. (Exemple : un gisement minier qui doit nécessairement s’épuiser). :
Il existe aussi des valeurs d’actif qui ne sont pas des biens, mais simplement des frais exposés pour acquérir certains avantages de productivité. Ce sont : les frais d’aménagement, d'installation, les acquisitions, pas de porte, etc. surpayées dans un but de rendement optimum. Ces frais sont bien des valeurs, mais seulement pour l’exploitation elle-même; elles cesseront de valoir quelque chose le jour où l’exploitation arrivera à son terme.