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HOTEL X

Occupation annuel maximum 100 % = 38.325 clientsmaîtres.

Occupation journalière 100 % = 105 maîtres.

Frais fixes annuels : 1.336.898 francs.

1.336.898 Frais fixes journaliers : —} — 53887 en chiffres ronds 3.390 francs.

Frais proportionnels par client et par jour (1) 486.352 — 32.40 (arrondi) 15.000

(1) En vérité, un certain nombre de frais étant mixtes, les courbes : progression ou de dégression ne sont pas, mathématiquement, paraites.

(2) L'hôtel X.. à reçu réellement 15.000 clients maîtres au cours 4e

L21 21 e An A : £ & & SR LTÉE & £ 2 £ £ £ gr: Es Es : M1 £ ©

journalière . £ & 6 E sa & 286 FRE EE Ë

Fe ©, Sense = 3 L 3 S£3

E; É S SL ÉS Less

Maîtres eus, & 100: 105 3.390 3.401 6.791 32.20 32.40 64.60 80 % 84 3.390 2.722 6.112 40.30 32.40 72.70

Co N NN (==)

HOTEL Y Occupation annuelle maximum 100 % 58.400 maîtres. Occupation journalière 100 % 160 maîtres.

Frais fixes annuels : 1.640.750 francs.

Frais fixes journaliers : 1.640.750 | — 4.495,20 en chiffres ronds 4.500 francs.

Frais proportionnels par client et par jour (1) 366.80( — = 10,04 (10,05 36.500 Occupation É É 2 É É : £ Ë E ë + ne £ »

journalière 2 £ E Ë £ £ 2 2 2,5 £ Ë = 2s à re PT EU = 3 2 3 3845 a Fe = ue EST Maîtres 4 100 % 160 4.500 1.608 6.108 28.10 10.05 38.15

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son exploitation dans l’année 1929. Il n'est pas tenu compte des enfants et domestiques, dont les dépenses représentent peut-être 1/6° ou 1/8° de l’ensemble.

(1) L'hôtel Y... a reçu 36.500 maîtres en 1929. Il n’est pas tenu compte des enfants et domestiques dont les dépenses représenteraient peut-être de 1/8 à 1/10° de l’ensemble.

Examinant les deux tableaux qui précèdent, on se rend compte du mécanisme de l'exploitation hôtelière qui est caractérisé par une sensibilité extrême aux variations de l’occupation, la moyenne des frais croissant rapidement au fur et à mesure que diminue l’occupation.

Si, maintenant, nous établissons la moyenne de recettes totales par maître, au cours de l’année 1929, nous trou-

vons :

HOTEL X Recettes”totales 25: mc Re LEE OEnet 2.824.000 Nombre de maîtres dans l’année .......... 15.000 Moyenne de recette totale par maître ...... 154.95 HOTEL Y Recettes’ totales 20 Mer ARE Re eee 2.693.500 Nombre de maîtres dans l’année ........ ne 36.500 Moyenne de recettes totales par maître .... 73.80

De sorte que l’hôtel X couvre seulement ses frais à partir du moment ou l'occupation moyenne journalière pendant l’année dépasse 26 % (28 maîtres environ). À ce moment, les frais fixes journaliers par maître étant de:

et les frais proportionnels par maître restant fixés à 32.40, le total du prix de revient moyen par jour est de 122, 07 + 32.40 — 154.47, chiffre qui a été couvert par la recette moyenne 154.95. C’est ce qu’on appelle le point mort.

Pour l’hôtel Y le point mort se trouve atteint dès que l'occupation journalière est de 44 ° (71 clients environ) (1).

Voici, d’autre part, quelle est, théoriquement, la répercus-

(1) Hôtel Y pour 71 clients :

Moyenne des frais fixes........ &.5oo fr':%7r=63%o0

— DrOPL MR ne RER 10 ob

Total Se rt EC MERE Fr. 973 45

Pour 70 clients: és Moyenne. des frais fixes. ....... 4.500 fr. : 70=64 28

ee PrOP: + se RAT EC 10 ob

sion de l’occupation pour les deux hôtels considérés, sur le bénéfice moyen par client:

I. - HOTEL X Frais Frais fixes proportionnels Total Becette Bénéfice moyons - moyens frais moyenne ou Occupation par par fixes par perte maître maitre et prop. maitre par maitre

100 % 32.20 32.40 64.60 154.95 + 90.35 80 % 40.30 32.40 72.70 154.95 + 82.25 60 % 40.30 32.40 86.20 15495 + 68.75 40 % 80.20 32.40 112.60 154.95 + 42.35 2007 122.07 32.40 154.47 15495 + 0.48 (1) (point mort) 20 % 169.50 32.40 201.90 154.95 — 46.95 10 %, 308.10 32.40 340.50 154.95 -—185.5€

pe)

ne

Total des frais

= Se Il. - HOTEL Y

Frais .

Recette Bénéfice

Frais fixes proportionnels Total

moyens moyens frais moyenne ou

par par fixes par pee ° maitre maitre et proport. ma'tre par maitre 100 % 28.10 10.05 38.15 73.80 + 35.65 80 % 85.10 10.05 -. 45.15 73.80 + 28.69 60 % 46.80 10.05 56.85 73.80 + 17.05 44 % 63.40 10.05 73.45 73.80 point mort) 40 70.30 10.05 80.35 73.80 — 6.55 20 % 140.60 10.05 150.65 73.80 — 76.85 10 S 281.20 10.05 291.25 73.80 — 217.45

ROIS PAL OC Benefice moydn par Client f ve LE

Nous avons raisonné sur deux hôtels dont nous connaissons la moyenne de recettes journalières totales par client pour l’année 1929, et nous avons supposé, pour commodité du calcul, que ces moyennes, 154,95 pour l’hôtel X, et 73,80 pour l'hôtel Y, étaient immuables. Il n’en n’est pas

ainsi, comme nous le verrons. La situation du marché de l'hôtellerie influe considérablement sur les résultats d’une exploitation :

Lorsque la demande de chambres d’hôtel est importante, l’offre réduite, deux phénomenes simultanés se produisent :

1° L’occupation des hôtels augmente, par conséquent la moyenne des frais totaux par client diminue, et le bénéfice moyen par client croît pour l’hôtelier, ainsi que nous l’avons vu.

2° Les prix ont tendance à la hausse, d’où la moyenne de recette par client est appelée encore à grossir, les bénéfices aussi.

Les phénomènes inverses se produisent lorsque la demande diminue ou que l’offre augmente, et la répercussion sur les bénéfices de l’hôtelier se fait sentir au point qu’il enregistre des pertes dès que le point mort (recettes — dépenses — 0) est atteint et dépassé.

On voit que le problème de l’occupation d’un hôtel est capital. Il dépend lui-même d’autres facteurs tels que :

La situation économique mondiale, nationale, régionale, qui se manifeste par la puissance de dépenses de la clientèle qui voyage ;

L'état du marché hôtelier national, régional, c’est-à-dire de l’offre des locaux d’hôtels ;

La valeur commerciale de l’entreprise elle-même qui repose sur son emplacement, son aménagement, son entretien, sa clientèle habituelle, son organisation administrative et technique.

C’est ainsi que les hôtels de saison, bi-saisonniers, enregistrent des pertes importantes aux débuts et fins de saison (occupation réduite au-dessous de celle qui permet d’atteindre le point mort) (1). C’est aussi le cas de tous les hôtels restant en exploitation toute l’année, à certaines époques de morte-saison, ou dès que, la concurrence provoque une diminution dans les tarifs ñe permettant pas de couvrir les dépenses.

La situation de tous les hôtels a pu apparaître pendant plusieurs années comme extrêmement satisfaisante, brillante même. Mais nous savons maintenant que cette prospérité apparente avait pour raison l’activité touristique in-

tense que nous avons connue au cours des années que nous venons de traverser. Généralement, tous les hôtels français ont bénéficié d’une occupation élevée qui s’est répercutée dans une certaine mesure, sur les tarifs eux-mêmes et sur les bénéfices en définitive. Depuis cette époque, l’occupation, les tarits ont été en baisse continuelle, alors que les frais sont restés sensiblement les mêmes. Bien mieux, la concurrence insensée des nombreux établissements neufs qui ont poussés sur tout notre territoire comme des champignons est telle que les prix pratiqués dans les hôtels (1) ne couvrent plus les frais pendant une grande partie de l’année. Ainsi notre industrie, dont les résultats d’exploitation sont extrémement aléatoires, est entrée dans une période critique qui menace son existence même.

Puisse ce cri d'alarme être entendu de ceux qui croient en particulier à la capacité fiscale illimitée de l’industrie hôtelière !

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