‹ L'Huile d'Olive et de ses Principales FalsificationsChapitre 2 sur 8 · X6 —9 DE · texte numérisé non relu

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On voit, par la troisième colonne, que la quantité d’acide gras qui est retenue par l'huile est d’autant moindre que la proportion d'alcool employée est plus grande ; ceci n’a rien d’extraordinaire.

Mais il y a lieu de remarquer que, dans toutes les expériences, la quantité d’acide oléique retenue par l'huile offre un même rapport avec la quantité d’acide enlevée par un volume d’alcoo!l semblable à celui de l'huile; d’où on peut tirer ce rappori= 2: 1.

C’est ce rapport qu’on désigne sous le nom de coefficient

- de partage. Ce coefficient est 2 ou du moins bien voisin de

ce nombre entier pour les huiles examinées à la température ordinaire et d’une acidité moyenne allant de 3 à 12 p. 100.

omme application pratique pour le dosage acidimétrique d’une huile, on peut rechercher la quantité d’acides gras contenue dans une unité de volume de l'alcool qu’on aura agité avec cette huile, et multiplier la quantité trouvée par le volume total de l’alcool et le volume double de l’huile.

Par exemple: dans l’expérience N° 4, 100 ce. c. de l’alcool employé accusent 2 grammes d’acide oléique au titrage;

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comme on a employé 400 c.ce., il y a lieu de multiplier 2 par

4, soit 8 gr. d’acide oléique; d’autre part, il faut ajouter 4 gr. de cet acide, qui se trouvent retenus par l’huile, puisque le coefficient de partage 2 indique qu’il y en a deux fois plus que dans les 100 €. e. d’alcool qui ont servi au titrage initial, donc au total on inscrira 12.

La méthode de dosage de Burstym, avec les corrections que nous venons d'indiquer, peut offrir des avantages dans certaines recherches; néanmoins, nous pensons qu'il est plus facile, plus expéditif, plus régulier de doser l'acide directement sur le mélange de l'huile et de l’alcool.

Par une première agitation, l’alcool se charge d’une partie de l'acide gras de l'huile, suivant un rapport défini par le volume relatif des deux liquides et la loi de partage que nous venons de faire connaître. Une liqueur, titrée de soude, venant à saturer cet acide pour former un oléate de soude, soluble aussi dans l’alcool, ce véhicule devient de nouveau apte à prendre à l'huile une nouvelle portion de l’acide qu’elle à retenu, dès l’instant qu'on renouvelle l'agitation pour activer l’opération.

L'effet de cet intermédiaire qui se débarrasse de l'acide gras qu'il a pris en faveur de la soude, et revivifie son pouvoir dissolvant, fait que l'acidité de l'huile décroît suivant une progression géométrique et qu’on arrive vite à son épuisement, lequel, du reste, se constate aisément par la persistance d’un réactif coloré : à signaler la réaction alcaline due à un léger excès de soude.

La teinture de tournesol à été employée comme témoin pour fixer le terme de la saturation. Mais depuis longtemps, on à reconnu les inconvénients de ce réactif dans ce genre d’essai, par suite de l’insolubilité de la matière colorante dans l'alcool et de la coloration jaune de l’huile qui, mêlée au bleu de tournesol, sous l'influence de la soude, donne

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90 et. on ‘ajoute 3 où 4 gouttes | de teinture 1e cureuma. La = fiole est bouchée et agitée violemment. HS On porte ensuite la fiole sous une Feu de 1 Mohr, conte Es nant une liqueur de soude à 40 ee d pire HU he Me ue mt et fondu par titre d'eau. | TR Le Comme 40 gr. de soude tirent 200 à Paie ie CR De . ee de la liqueur contenant 0,04 de ie correspond à 0,282 d’acide oléique (s’il s 'agissait d'un autre acide gras à | doser, on prendrait le nombre proportionnel de 'cet autre | AS RTS acide).

On fait couler peu à peu la liqueur sodique dans la fiole, ___ qu’on agite, quand une coloration rouge apparaît, on bouche. et l’on agite d’une manière prolongée ; la teinte jaune-serin S se rétablit alors, parce que ee dans l'huile une ee 2 nouvelle quantité d’acide. ; LEE On continue ces manœuvres jusqu’à ce que la teinte rouge soit persistante, On peut recommencer pour plus de précision, et arriver juste à la goutte ‘qui marque la saturation (on pourrait aussi faire usage d’une liqueur de retour formée de 2 gr. 82 d’acide oléique par 100 c. c. d'alcool). Il reste à relever le nombre de centimètres ‘cubes et de fraction de centimètres cubes de la liqueur alcaline qu'on a à employée et à le multiplier par 0,282. On à ainsi la quan-

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