‹ L'humanisme & la réforme: Jérôme Aléandre de sa naissance à la de son séjour à Brindes (1480Chapitre 40 sur 113 · LES PRECURSEURS · texte numérisé non relu

LES PRECURSEURS

Du XIV** siècle au XVI% chaque université italienne posséda parmi ses professeurs des humanistes célèbres; dans la plupart, l'enseignement des belles-lettres occupait le premier rang. L'Université de Paris, au contraire, fut le plus grand centre philosophique et théologique du moyen-àge ; mais elle connut peu la culture des lettres. Les grands hommes qu'elle possédait alors étaient des philosophes et des théologiens, comme saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin, Duns Scot et Gerson. Son collège le plus florissant était celui qui réunissait les professeurs de la science sacrée, cette Sorbonne qui devait en arriver à absorber la faculté de théologie, à s'identifier pour ainsi dire avec l'Université elle-même.

Ce n'est pas à dire qu'au moyen âge, la France ignorât complètement l'antiquité classique ; on ne cessa jamais d'y pratiquer les écrivains de Rome. Les programmes d'études nous montrent que Virgile, Ovide, Horace, Cicéron. Tite-Live, Salluste, se trouvaient entre les mains des écoliers ; jusque chez les théologiens et les mystiques de l'époque, on rencontre de nombreuses citations classiques. Mais, ici déjà, on sait quelle distance sépare le point de vue du moyen âge de celui de la Renaissance : ce développement de la personnalité que l'humaniste recherchait dans le commerce de l'antiquité, la France du moyen âge ne le soupçonna jamais.

Au début du XVI* siècle, Tétude directe des auteurs latins périclitait elle-même. On ne les connaissait qu'à travers le Doctrinal d'Alexandre de Villedieu, les Rudiments de Despautère. le

Floretus^ le Combat de Theolodus ou Theodolatus. les Distiques de Jean Facetus, ou supplément aux Distiques attribués à Caton. Rien, sans contredit, ne ressemble moins à Tétude de la littérature ancienne. Et cet enseignement lui-même était très vite terminé. A onze ou douze ans au plus tard, l'enfant avait fini ses études de grammaire : dès lors, il passait à la logique, qui, dans la suite, devait l'occuper à peu près exclusivement.

La logique était Tart des arts, la science des sciences. Les écoliers ne connaissaient d'autre exercice que la dispute. Elle était assidûment pratiquée. Les boursiers des collèges disputaient tous les samedis : chacun était à son tour répondant et opposant. C'était le seul exercice prescrit par les règlements. Retenu dans de justes limites, il pouvait produire, il avait autrefois produit d*heureux fruits. A la fin du moyen âge, non seulement il absorbait tout, mais il s'était corrompu lui-même ; toutes les leçons, tous les exercices n'avaient pour objet qu'une dialectique subtile et raffinée, en comparaison de laquelle la Somme théologique elle-même semble une œuvre d'intuition et d'une logique trop peu serrée (1).

Dans la seconde moitié du XV* siècle, il est vrai, étrangers et Français, pour le latin du moins, avaient commencé une rénovation. En 1470, Heynlin de Stein, de concert avec Guillaume Ficher, établissait à Paris un atelier typographique : les premiers livres qu'on y imprimait étaient d'une latinité classique [2). En 1477, Béroalde l'ancien enseigna publiquement à Paris pendant plusieurs mois. A partir de 1489, Fausto Andrelini fut professeur d'éloquence, de poésie et de mathématiques à la Sorbonne ; il attirait à ses cours des auditeurs de toutes les parties de la

(1) Rebiité, Guillaume Budéy restaurateur des éludes grecques en France (Paris, i846, in-8). eh. VII, p. 74 et suiv. ; Thurot, De ï Organisation de l Enseignement dans V Université de Paris au moyen-âge (Paris. i85o.in-8), p. 42, 73, 94, etc. — Pour les titres et les éditions des ouvrages scolaires de Fépoque, F. Buisson, Répertoire des ouvrages pédagogiques du XVI" siècle (Paris 1886, in-8). p. 202, 281. 666, etc. ; Revue des Questions Historiques, i"oct. 1890, p. 582 (Douais) ; H. Hauser, De V Humanisme et de la Réforme en France, f5if2f552 ; dans Revue historique, juillet 1897, p. 266.

(2) Philippe, Origines de C Imprimerie à Paris (Paris, i885, in-8), p. i4 et suiv. ; Guillaume FicheL Sa Vie, ses Œuvres (Annecy, 1892, in-8), p. 81 et suiv. ; J. Janssen, L'Allemagne à la fin du moyen dge(ireid, fr., Paris, 1887, in-8), p. 98.

France et même de l'Allemagne ; poète en renom, il tenait le sceptre parmi ses confrères parisiens. La même année qu*Andrelini, deux autres Italiens, Comelio Vitelli et Gerolamo Baibi, obtinrent le droit d'enseigner à Paris les lettres latines. Parmi les Français, le théologien Guillaume Fichet, son élève le poète Robert Gaguin, général des Trinitaires, Guillaume Tardif et quelques autres étaient des champions enthousiastes de la nouvelle culture. Enfin, plusieurs témoignages nous assurent que, dans des collèges et dans quelques familles, des hommes moins connus donnaient dès lors un enseignement solide et éclairé.

En même temps, la cour acceptait volontiers les humanistes. Robert Gaguin jouissait d'un grand crédit à celle de Charles VIII, Andrelini y était « poète du roi » et « de la reine ». et secrétaire d'Anne de Bretagne A côté de lui brillait Paul Emile, de Vérone, auquel Charles donna une pension pour écrire l'histoire de son règne et que Louis XII combla également de ses faveurs. L'enthousiasme de Paul Emile pour l'antiquité fut communicatif à la. cour, et son Histoire de France, imitée de Polybe, de Thucydide et de Tite-Live, devait ouvrir des voies nouvelles à la science historique (1).

Enfin, on sait quel mouvement vers la Renaissance produisirent en France les expéditions de Charles VIII et de Louis XII en Italie,

(1) Hevae historique, I, p. lo (G. Monod). — Sur les débuis de l'enseignement du latin classique à Paris Yoir Rabelais, liv. Il (Pantagruel), eh. VII (la librairie de Saint-Victor) ; Du Boulay (G. E. Bulaeus), Historia aniversitati; Parisiensis (Parisiiâ, 1665-1673, 6 vol. in-fol.). V, 682. 770, 881, 88a, 898 916; Crévier, Histoire de FUniversité de Paris (1761. in-12;. IV, p. 395-445 ; Hallam. Introduction to the literature oj Europe in the XV^^ XVP'' andXVW^ Centuries, (Paris, 1839, in-8) T I, p. 1 11-262 ; Rebillé, Guillaume Budé, p. 76; D. A. Fechter, Dos Studienleben in Paris, zu Anfang des XVL Jahrhunderts ; dans Beitràge zurvaterlandischen Geschichte, ,Bàle i846, in-8), T ill, p 147- 179 ; Graf. Jacobus Faber Stapulensis ; dans Zeitschrift Jûr die historische Théologie (i85a). p. 7 et suiv. ; J. Blanc. Bibliographie italico-française universelle (Milan 1886). II, p. I2i5-i2i6, 1224 ; Geiger, Studien zur Ges~ ehichtedesjranz. Rumanismus ; dans Vierteljahrschrijt Jûr Kultur u. Litieratar der Renaissance, I (1886), p. i-4 , 309 ; Giornale storico délia letteratura ilaliana XIX, p. i85 et suiv. (Renier) ; F. Flamini. Sludi di letteratura italiana se siraniera {LiyoTno, 1896, in-8), p, 2o3 et suiv. (p. 206 : Bibliographie); Rashdall (Hagtings). The Universiiies oJ Europe in the middle âge (Oxford;, 1895, în-8), T. I, surtout p. 437 et suiv., E. Jovy, François Tissardet Jérôme Aléandre Contribution à l'histoire des origines des études grecques en France, Vitry-le-François, 1899, 1^-8). p. 3 et suiv.

Toutefois, ni renseignement de ces professeurs, ni les' faveurs de la cour n'avaient entamé les méthodes de l'enseignement traditionnel. Vers 1505, Clément Marot était venu étudier à Paris ; trente ans après, il émettait en quatre vers, sur les régents d'alors, un jugement qui était celui de presque'tous les hommes éclairés :

En effect, c'estoient de grans bestes.

Que les régens du temps jadis ; Jamais je n'entre en paradis S'ils ne m'ont perdu ma jeunesse (1).

Pour le grec et les langues orientales, ce n'était plus seulement un défaut de méthode : depuis le XIIP siècle, l'ignorance en était presque complète.

Ce n'est pas que là non plus les tentatives et les règlements aient fait défaut. A la fin du XIII* siècle, Raymond Lulle demandait, en termes éloquents, la création à Paris d'un véritable collège de la Propagation de la foi, où l'on aurait enseigné l'arabe le tartare et le grec (2). Convaincue par Lulle. l'Université adressait au pape une supplique pour la fondation d'un collège où ces trois langues seraient enseignées (3). Peu après, le concile de Vienne reprenait cette idée ; afin de former des missionnaires pour convertir les infidèles, un décret promulgué vers le mois d'août 1312 décidait la création de chaires de langues grecque, hébraïque,arabe et chaldaïque dans les Universités de Paris, d'Oxford, de Bologne et de Salamanque (4). En 1434, le concile de Bâle renouvelait, dans sa dix-neuvième session, la constitution du concile de Vienne (5), et à plusieurs reprises, l'on avait songé à mettre à exécution les décisions des

(I) Voir aussi Rabelais. Gargantua eh. XIV, XV. XXï, XXIII. ( Sur les deux éducations. )

{2} Marlène, Thésaurus novus anecdolorum, I col. ï3i5 et seq.

l3) H. Omont, Supplique de C Université au pape.. ; dans Bulletin de la Société de VHistoire de Paris ef de Vile- de- France. T. XVIII (1891 1. p. i64.

(4) Corpus Juris canon Clementin., lib , V, lit. 1, cap i ; H Denifle et E. Châtelain, Chartularium universilatis Parisiensis, (Paris, in-fol.;, II (1889 p i54. n^ 695.

(5) Labbe, Sacrosancta Concilia, XII, 647.

— asdeux conciles (1). De 1456 à 1459, un Italien, Gregorio Tifemas(2), donnait quelques leçons de grec à la cour, et peut-être même à l'Université (3). Mais aucune de ces tentatives n'avait produit de résultats durables : à la fin du moyen âge, le grec et les langues orientales n'étaient guère cultivées chez nous que par des religieux de Tordre de Saint-Dominique et de Saint-François, désireux d'assurer le succès de leurs missions lointaines.

En 1476 passait à Paris Georges Hermonyme de Sparte ; après un voyage en Italie, il y revint ("1478) et y demeura vraisemblablement jusqu'à sa mort, survenue longtemps après (4). C'était le premier Grec qui vînt à Paris pour enseigner sa langue. Il eut l'honneur d'y avoir pour disciples Jean Reuchlin et Guillaume Budé. Mais pour Grec qu'il fût,Hermonyme était loin d'être maître dans la langue d'Homère et de Démosthène. Du moins ses élèves sont-ils presque unanimes à le peindre plus habile à leur tirer de l'argent qu'à leur apprendre le grec (5). Peu à peu, Hermonyme fut sans doute obligé de reconnaître son impuissance à enseigner ; le commerce des manuscrits dut lui paraître plus lucratif; il s'y consacra de plus en plus et devint un infatigable copiste (6).

(1) Denifle, Op, ci7.,II. p. aaS. 298 ; Du Boulay. HUi. univ. Paris., V, SqS, 596 ; CréYier ; Hisl. de CUniv. de PariSy IV, aaS ; Jourdain, Excursions historiqaes : De V Enseignement de l hébreu dans VUniv. de Paris au XV siècle, p. a33-a45.

(3) Du nom antique de sa ville d'origine, Città de Castello.

(3) L . Delaruelle, Une vie d humaniste au A'K« siècle. Gregorio Tifemas; dans Mélanges. . . de V École française de Bome, T. XIX (1899) p. 9-S3.

(4) H. Omont, Georges Hermonyme de Sparte, maître de grec à Paris, et copiste de manascrits (/4f76); dans Mémoires de la Société de ïhistoire de Paris H de V Ile-de-France, XII (i885), p. 60-98 (p. 66 ; bibliographie) ; — Geiger, Studien,.. dans Vierteljahrschrijt... der Renaissance (Voir ci-dessus), II (i886>, p. 189 et suiv.

(5) Outre les témoignages cités par M. Omont (Ouv. cité, p. 69), Yoir Beatus Rhenanus à Reuchlin ("lo nov. 1609), dans Ad. Horawitz u. K. Hartfelder. Briefwechsel des Beatus Rhenanus (Leipzig, 1886, in-8®), p. a6 ; iiemy p. 3a7- 334, 34oy 4o5y4o6. — Voir aussi Geiger, Jo/i. Reuchlin (Leipzig, 1871, in-8),

Hermonyme n*en continua pas moins à donner des leçons, et il enseignait encore en i5o8 : dans une lettre à Reuchlin, Michel Hummelberg, qui arriva à Paris cette année- là, parle d'Hermonyme comme de son ancien maître. k. Horawits. Michael Hummelberg (Berlin, Calvary, 1870. in-8), p. 9 ; — A. Horawitz, Zar Biographie und Correspondenz Johannes Reuchlin's ; dans SUzungêberichie der Wiener Ak,, Ph. Hisi. Kl. T. LXXXV (1877), p. loa.

(6} H. Omont, Ouv. cité, et Bulletin de la Société de F histoire de Paris et de

En 1495, Charles VIII amenait avec lui d'Italie Janus Lascaris. Cet homme illustre eût pu être chez nous le fondateur de l'enseignement du grec. De fait, il se lia d'amitié avec Guillaume Budé et lui fit faire de rapides progrès dans Tétudô de cette langue (1). Mais il semble s être borné à donner des leçons à un auditoire d'élite, et n'avoir jamais fait de cours publics dans les écoles de l'Université. De plus, obligé de suivre la cour, absorbé par divers travaux, il ne put enseigner longtemps ; enfin, en 1503, Louis XII le chargeait de missions diplomatiques qui le ramenaient en Italie pour plusieurs années (2).

Il faut descendre jusqu'à 1507 pour trouver le premier effort sérieux en vue d'implanter Tétude du grec à l'Université de Paris. L'honneur en revient au Français Tissard (3).

François Tissard appartenait à une ancienne famille d'Amboise. De bonne heure il était venu à Paris, et bientôt après, il avait passé les Alpes pour demander à l'Italie ce complément d'éducation qu'elle était seule alors en mesure de donner. Au milieu de l'année 1507, il rentrait en France, plein d'enthousiasme pour l'enseignement des universités italiennes, plein de zèle aussi

Vlle-de- France f i885, p. 97-98 ; 1886, p. ioo-ii3. —Dans le même temps, nous apprenons par quelques témoignages la présence à Paris d*Andronic Callistos ; mais il ne fit guère qu*y apparaître, pour y mourir : son enseignement n'a pour ainsi dire laissé aucune trace. E. Legrand, Bibliographie hellénique (Paris i885, in-8), I, p, lv ; H. Omont, G. Hermonymey p. 67. — Ni Charitonymen Uermoyme, ni Tranquille Callistos ne vinrent à Paris. Voir H . Omont, Ouv. cité ; A. Lefranc, Histoire da collège de France (Paris, i883, in-8),ch. !•'.

(1) Boivin, Mémoires pour la vie de G. Budé, premier bibliothécaire da roy ; dans Histoire de V Académie des Inscriptions et Belles^ Lettres, (Paris, 1729, in-4), T. V.p. 350-364.

(2) K . K . Mùller, Neue Miltheilungen uber Janos Laskaris, u . de Mediceische Bibliotek; dans Centralblaii fur Bibliothekwesen, I (i884), p. 336; P. de Nolhac, Mélanges.,, de l'École française de Rome, VI (i886), p. 251-274; E. Legr And, Bibliographie hellénique, 1, p, gxlii, i44-i5o. Lascaris arriva à Venise le 6 juin i5o3.

(3) A. Chevillîer, L'Origine de imprimerie de Paris (Paris, 1694, in*4), p. 246-351,289-291 ; Maittaire, Annales typographici,i, II, p. i,p. 95-99 ; Rebitté G. Budé, p. 52 et suiv. ; C. Malagola, Délia vitae délie opère di Antonio Urceodetto Codro (Boloi^na, 1878, in-8), p. io3-io4 ; H. Omont, Essai sur les débuts de la typographie grecque à Paris, dans Mémoires de la Société de Vhistoire de Paris et de V Ile-de-France, XVIII (1891). p. 1-72 ; P. de Nolhac, Le premier travail français sur Euripide, la traduction de François Tissard, dans Mélanges Weil (Paris, 1898, in-8).

pour la diffusion de Ja langue grecque. Il se mit à l'enseigner, et, suivant l'expression un peu méprisante d'Aléandre. on fit presque aussitôt « bruit autour de lui ». En môme temps, il s'occupait activement à doter sa patrie de livres grecs. Du i2 août 1507 au 29 janvier 1509, il en éditait cinq chez Gilles de Gourmont, les premiers qui eussent paru en France. L'hébreu même ne lui était pas étranger : dans une pièce de vers à sa louange, Pierre Cordier l'appelle « docteur en l'un et l'autre droit, homme possédant à fond le latin, le grec et l'hébreu (1) ; » l'ouvrage où ces vers étaient imprimés contenait les éléments d'une grammaire hébraïque.

Lorsque paraissait cette dernière œuvre, Aléandre était déjà à Paris. Devant le nouveau venu. Tissard s'effaça, et dans la suite, c'est à peine si son nom est quelquefois prononcé. L'activité intelligente qu'il avait déployée fait regretter cet excès de modestie et de désintéressement (2).

Le véritable fondateur de l'enseignement du grec à Paris, celui qui pour le latin même et l'hébreu devait y être sous Louis XII le plus brillant professeur, ce fut Jérôme Aléandre (3).

(!) H. Omont, Oav. cité (iSgi), p. 33,5i.

(2) Sur les débuts de renseignement! du grec et des langues orientales à Paris, on peut voir, outre les ouvrages déjà cités : Thurot, De l'organisation,.. (i85o), p. 85 etsuîv. ; — E. Egger, L Hellénisme en France (Paris, 1869, in-8), I, p. i43 et suiv. ; — Tougard, Noie sur V état des études grecques en France aux premiers temps du moyen âge; dans r Annuaire de l'Assoc. pour Veneour. des études grecques^ XIII (1879]^ p. 94-106 ; — E. Renan eiNeubauer» Les rabbins français du commencement du XIV siècle; dans V Histoire littéraire de la France, T. XXVII, p. 43i-734 ; Les écrivains juijs français du XIV* siècle; même eoUection^ T. XXXI, p. 351-789: — E. Renan, Histoire générale et système comparé des langues sémitiques (Paris, 1878, în-8), p. 174-180 ; — S. Berger, Quam notitiam linguae hebraicae habuerint christiani medii aevi tem~ poribus in Gallia (Paris, i883, in-8) ; — A. Lefranc, Histoire du Collège de fronce (Paris, 1898, in-8), chap. i".

(3) Rebitté (G. Budé, p. i3a-i36) et Egger (De VHéllènisme en France, I, p. 159) ont glissé fort légèrement sur l'enseignement d'Aléandre à Paris. Néanmoins, avant eux d^à, plusieurs auteurs avaient parlé de son enseignement du grec (Chevillier, L'Origine de T Imprimerie de Paris (Paris, 1694, inr-4)> p. 346-a55 ; Maittaire, Annales typographici, T. II, P. i, p. 99-101 ; A. BÎérnard. Les Estienne et les types grecs de François /••' (Paris, i856, in-8), p. 65-67. Depuis lors, M. de Nolhacet M. Omont ont fait de belles études sur cet enseignement, et ont touclié aussi à Tliébreu. Pour le latin, enseignement et éditions d'auteurs, nous croyons que personne jusqu'ici n'en a parlé.

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