‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 28 sur 124 · POUR OUE TU M'AIMES · texte numérisé non relu

POUR OUE TU M'AIMES

Elle :

Ta colère n'est qu'enfantine, ô mon ami ! On t'a conté des histoires folles Pour te détacher de mes bras aujourd'hui ; Mais tant et tant de liens frivoles Te retiennent à moi. Je t'ai.

Tu ne peux plus avoir d'autre maîtresse : Je t'ai tant fait souffrir; je t'ai tant gâté ! Tu ne peux résister à ma volonté, Des qu'un coin de ma peau se livre à ta caresse. Seulement je te sais trop fat pour que j'étale L'amour jaloux que j'ai pour toi ; Tu me quitterais pour une rivale Et je te [fleurerais toute seule, moi... Il faut qu'inquiet tu blasphèmes, Ou que, dément, tu me meurtrisses encore... Oui, je fais semblant — tant je t'adore ! — De ne point t'aimer pour que tu m'aimes...

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