‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 54 sur 124 · LE MAGIQUE BOUQUET · texte numérisé non relu

LE MAGIQUE BOUQUET

A M. Gabriel Fauré.

L'univers tout entier vous sourit, jeune fille, Les rayons du soleil coulent dans votre sang, La rose à votre joue à côté du lys brille, Et rétoile bleuit en votre œil frémissant.

L'Infini s'ouvre au vol de vos fraîches années Qui planent sur nos deuils et nos soucis amers; Les bonheurs sont à vous comme de calmes mers, Et vous allez au souffle exquis des destinées.

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Un soir, Je m'en souviens, un maître oriental Nous révélait le sens de l'Antique Doctrine; Vos doigts au clavier berçaient l'heure divine, La guirlande des sons couronna l'Idéal.

La sagesse, que fit suave la musique, Illuminait notre âme: et nous comprenions mieux La gloire d'évoquer en nous le Dieu mystique, Grâce au rythme éloquent des doigts harmonieux.

Puisse votre avenir, comme cette soirée. S'épanouir en un bienfait d'art et d'amour ! Ce monde n'est qu'un rêve et passe sans retour, Mais la Bonté demeure immortelle et sacrée.

La vie est un bouquet magique entre vos mains; Le parfum du printemps reste à chaque parcelle, Laissez tomber les fleurs le long de vos chemins, Et faites près de vous toute chose plus belle !

LE POKME DES FIANCES 127

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