‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 96 sur 124 · LE DIEL DE VOLUPTÉ · texte numérisé non relu

LE DIEL DE VOLUPTÉ

.4 M. Henri de Régnier.

j"ai rencontré le Dieu Chrishnaprès de son fleuve, La Jumna qui s'étire ainsi qu'un serpent jaune ; Il portait un chapeau de feuillages Et tenait des fleurs dans la main.

CHRISHNA

Pourquoi, jeune étranger, triste comme une veuve, Viens-tu jeter dans mes pagodes ton aumône ? N'as-tu pas chez toi les plus grands sages? Je suis Hier, tu es Demain!

238 I. nuMAMi i; divi.mc

Je regardai le Dieu dans sa robe de femme : Son visage était bleu comme le firmament, Une flûte, à ses pieds tombée oisivement, Semblait sonore encor de la fuite d'une âme

Il avait d'Apollon la virile fierté ;

Dans ses immenses yeux que le Mystère attire,

Dionysos versa l'extase et le délire.

— Oui, c'était bienChrishaa, le Christ de Volupté.

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