XIV INTRODUCTION
prix d'un véritable travail, même lorsqu'ils sont dégagés de toute formule mathématique et mis ainsi à la portée de tous, elles peuvent aussi se dispenser de lire les développements qui vont suivre, si elles veulent absolument éviter cet effort. Mais c'est alors à la condition qu'elles consentiront à accepter sur parole ceux qui précèdent.
Identité du calorique et de la lumière. Quelle que soit la nature propre que l'on suppose à la lumière, celle-ci jouit de certaines propriétés :
1° Elle se transmet en ligne droite dans un milieu homogène. Nous cessons, en effet, de voir l'objet que nous regardons quand nous interposons un écran entre notre œil et lui.
Il en serait tout autrement si la transmission se. faisait suivant une ligne courbe ou brisée : la lumière ferait alors le tour de l'écran et arriverait ainsi jusqu'à notre œil malgré l'obstacle interposé.
2° Lorsqu'elle tombe sur une surface polie, elle revient sur elle-même comme une bille de billard qui a touché la bande. Dans ce cas, si l'on mesure l'angle formé par le rayon lumineux incident et la normale à la surface réfléchissante, ainsi que l'angle formé par la même normale avec le rayon réfléchi, on reconnaît que, dans tous les cas, l'angle d'incidence est égal à l'angle de réflexion. C'est sur cette propriété que repose toute la théorie des miroirs.
3° Lorsqu'on regarde un bâton en partie immergé dans l'eau, on s'aperçoit qu'il paraît brisé au point de séparation du liquide et de l'atmosphère. C'est qu'en effet, en passant de l'eau dans l'air ou de l'air dans l'eau, le rayon lumineux s'infléchit.
Cette inflexion, que l'on observe toujours quand la