XX INTRODUCTION
course elles tomberont nécessairement au repos. Le mouvement de Tune arrêtant celui de l'autre, il n'y aura plus d'oscillation du tout.
Si ce phénomène se produit sur des molécules d'éther animées de mouvements ondulatoires lumineux, le mouvement cessant, la lumière qui en était la conséquence s'éteint.
Il existe encore bien d'autres phénomènes que je laisse de côté n'ayant nullement l'intention de faire ici un cours d'optique, et je résume ainsi ce qui précède.
Transmission en ligne droite, réflexion, réfraction, polarisation, dispersion, interférences, telles sont les propriétés caractéristiques de la lumière. S'il est possible d'établir qu'elles caractérisent aussi le calorique, il sera légitime d'en déduire sinon la certitude, du moins la présomption que les phénomènes calorifiques et lumineux, au lieu de dériver de deux agents différents, reconnaissent une cause unique : les ondulations de l'éther et de la matière pondérable. La différence des effets ne tiendrait dès lors qu'aux différences de vitesse ou de longueur du mouvement ondulatoire.
Or, l'expérience a démontré que toutes les propriétés caractéristiques de la lumière sont également caractéristiques de la chaleur.
Gomme la lumière, la chaleur se transmet en ligne droite. Quiconque, pour protéger son visage, place un écran entre lui et un foyer en fait la démonstration.
La chaleur se réfléchit suivant les mêmes lois que la lumière. C'est là une vérité depuis bien longtemps établie.
La chaleur se réfracte. Il est en effet de notoriété commune, que lorsqu'on dirige les rayons solaires à travers une lentille biconvexe, ils se rencontrent et se concentrent en un point nommé foyer, où l'on observe une augmentation non seulement de l'intensité lumineuse, mais encore de l'intensité calorifique. On réussit en effet, par ce moyen, à enflammer un morceau d'amadou, de papier, ou de tout autre corps combustible. La chaleur se polarise. Le fait a été mis hors de doute