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XXXII INTRODUCTION

doute sur ce pofnt, étant données d'une part l'identité des propriétés des aimants et des solénoïdes, et d'autre part la faculté que possède l'électricité de se transformer en magnétisme, tout comme, dans les conditions inverses le magnétisme se convertit en électricité.

Les deux entités assignées comme causes par les savants du dix-huitième siècle aux faits de l'ordre magnétique et de l'ordre électrique se trouvent ainsi réduites aune seule.

Nous avons déjà vu que la lumière et lu chaleur ne sont pas deux forces distinctes, mais deux ordres de phénomènes réductibles les uns dans les autres et appartenant à une seule catégorie scientifique.

Nous venons de voir qu'il en est de même de l'électricité et du magnétisme. Nous avons à établir maintenant qu'à leur tour les deux entités qui restent, celle qui est constituée par la chaleur et la lumière et celle qui est constituée par l'électricité et le magnétisme, se confondent en une. Mais pour arriver à faire cette démonstration il est au préalable nécessaire d'aborder un autre problème, celui de la corrélation qui existe entre la chaleur et le travail mécanique.

Théorie mécanique de la chaleur. —■ Quelques définitions sont d'abord indispensables à Tintelligibilité des développements qui vont suivre.

La loi qui régit les variations de la vitesse d'un pojpt sollicité par Une force constante peut être ainsi formulée :

La variation du carré de la vitesse est égale au double de la force motrice, multiplié par le chemin parcouru et divisé par la masse du point mobile.

Cette variation est un accroissement, si la force motrice agit dans le sens de la vitesse primitive; elle est une diminution dans le cas contraire.

Le produit de la force par le chemin parcouru reçoit le nom de travail de la force, et l'on est convenu de représenter ce travail comme positif ou négatif, suivant que la force est mouvante ou résistante^ c'est-à-dire selon quelle agit dans le sens de la vitesse initiale ou dans un sens opposé.

La mesure du travail des forces, comme toute espèce de mesure, exige un terme de comparaison, une unité. L'unité adoptée est le kilogrammètre. On désigne ainsi le travail d'une force égale à un kilogramme, dont le point d'application parcourt, suivant la direction de la force, un chemin égal à un mètre.

Lorsqu'on dit du travail d'un système de forces, qu'il est positif et égal à 100 par exemple, 'cela signifie qu'on peut en obtenir les mêmes effets mécaniques que l'on

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