XXXVIII INTRODUCTION
force motrice, fournie par la chute d'un poids connu, était facile à mesurer. Il en était de même du travail utile représenté de son côté par l'élévation d'un poids semblable; et l'on pouvait arriver aisément à la détermination exacte de l'excès du travail moteur sur le travail résistant.
D'autre part, en mesurant avec des thermomètres d'une extrême précision l'élévation de la température du mercure ou de l'eau qui s'opposait au mouvement des palettes, en tenant compte de réchauffement du vase qui renfermait ces liquides et du refroidissement — dont les lois sont parfaitement connues — de l'ensemble de l'appareil, il devenait possible d'apprécier la quantité de chaleur produite par le frottement des palettes contre le mercure et l'eau.
Joule eut ainsi la satisfaction de constater, conformément à l'induction théorique, qu'entre la quantité de force vive disparue et la quantité de chaleur développée le rapport est constant. La suppression d'une force capable de produire un travail représenté par 425 kilogrammètres développe une unité de chaleur — soit une quantité de chaleur susceptible d'élever de zéro à un degré un kilogramme d'eau — et inversement un refroidissement correspondant à une unité de chaleur donne naissance à une force suffisante pour produire un travail représenté par 425 kilogrammètres.
Ce chiffre de 425 représente donc le rapport qui existe entre la chaleur disparue et le travail produit et réciproquement. Il a reçu le nom d'ÉQUivALENT méganique de