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INTRODUCTION XXXIX

Nous voici donc en présence d'un nouveau et important principe qui a transformé de fond en comble les sciences physiques. C'est au flambeau de cette vérité nouvelle qu'il faut aborder maintenant l'étude des machines.

Les machines thermiques ne sauraient nous arrêter longtemps. Lorsqu'on fait fonctionner un engin à vapeur, son fonctionnement résulte de la combustion d'une certaine quantité de houille ou de tout autre combustible dont ouvconnaît la puissance calorifique.

Si donc on pèse la quantité du combustible brûlé en un temps donné, et qu'on détermine par suite indirectement le nombre des calories dégagées ; si d'autre part on prend la température de l'eau qui entre dans la chaudière ou dans les réfrigérants, de la vapeur qui s'échappe de la machine, et de l'eau qui s'écoule des réfrigérants; si Ton mesure réchauffement des cylindres, le refroidissement des différents organes de l'appareil..., etc.,, etc., on peut arriver au calcul exact de la quantité de chaleur demeurée à l'état de chaleur. On remarque alors que cette quantité est très inférieure à celle que le combustible a dégagée en se consumant.

Une fois en possession de cet élément du calcul, il ne reste plus qu'à comparer le calorique anéanti au travail de la machine facile à mesurer lui-même au moyen du frein. On constate ainsi que, pour chaque unité calorifique disparue, la machine fournit un travail de 42o kilogrammètres.

C'est la contre-partie des expériences de Joule, et la confirmation la plus éclatante de sa théorie.

Dans les machines thermiques, la chaleur est la cause

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première du travail, la vraie force motrice, et les machines ne font pas autre chose qu'opérer la transformation incessante, continue, du calorique en travail mécanique.

Dans les machines électro-magnétiques, les phénomènes sont de même nature.

Toutes les machines électromagnétiques peuvent, disait il y a une trentaine d'années M. Verdet, se rapporter à deux types distincts : celui des machines oscillantes et celui des machines rotatives.

Dans les machines oscillantes, une hélice ou un électroaimant fixe attire, lorsqu'il est traversé par un courant voltaïque de direction convenable, soit une autre hélice ou un autre électro-aimant, soit un barreau de fer aimanté, soit même un simple morceau de fer doux. Lorsque la pièce mobile approche du contact de la pièce fixe, le jeu de la machine fait mouvoir un commutateur^ par lequel l'attraction est changée en répulsion ou remplacée par l'attraction d'une autre pièce située à l'opposé. La direction du mouvement se trouve ainsi renversée et les alternatives se répétant indéfiniment, on peut en tirer le même parti que du va-et-vient du piston d'une machine à vapeur.

Dans les machines rotatives, les pièces mobiles et les pièces fixes sont disposées suivant les rayons de deux roues concentriques ; le passage du courant fait marcher la roue mobile vers un point d'équilibre stable, mais, aU moment où elle l'atteint, le jeu du commutateur change le sens de l'action des forces — et le mouvement se continue indéfiniment dans le même sens. Il peut être utilisé par les mêmes moyens que tout autre mouvement de rotation dû à l'action d'une puissance mécanique quelconque.

Depuis que les lignes ci-dessus ont été écrites de grandes modifications ont été apportées aux machines à moteurs électriques. Les machines oscillantes ont été abandonnées complètement, si ce n'est peut-être dans les appareils producteurs de courants. Si donc je faisais Utie étude détaillée de la mécanique appliquée, j'aurais fort à ajoutera la description de M. Verdet. Mais tel n'est pas le cas. Ce que j'expose ici ce sont lés principes fondamentaux de l'électro-dynamique. Or ces principes sont au-

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