‹ L'humanité et la patrieChapitre 32 sur 61 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

Lors, donc, que la machine travaille, il doit forcément disparaître une certaine quantité de chaleur, et celle-ci doit être équivalente au travail effectué. M. Favre a encore confirmé cette conclusion.

Dans la seconde cavité de son calorimètre, il a remplacé le fil conducteur des expériences précédentes par une très petite machine électro-magnétique soulevant un poids.

Dans ces conditions nouvelles;, la quantité de chaleur produite par la dissolution de soixante-six grammes de zinc dans l'acide sulfurique s'est trouvée inférieure à 37,360 unités caloriques, et la différence a été dans un rapport constant avec le travail accompli parla machine. M. Favre a pu calculer ainsi l'équivalent mécanique de la chaleur pour la valeur duquel il a déduit le chiffre 443. Celui-ci est assez rapproché du chiffre de Joule (425) pour qu'il soit très légitimement permis d'attribuer la différence aux erreurs expérimentales inévitables.

En même temps que la machine travaille, l'intensité du courant accusé par le galvanomètre s'amoindrit. Comme cet amoindrissement ne peut pas être déterminé par rien, comme il doit correspondre à quelque chose d'équivalent, il y avait à rechercher où était la représentation de cette perte de force. On l'a trouvée dans la création de courants secondaires qui viennent neutraliser le courant principal. Ces courants secondaires ne sont autres que ceux depuis longtemps connus sous le nom de courants induits.

Ces courants d'induction, dont l'explication semblait offrir des difficultés telles que les premiers physiciens qui les ont découverts se sont refusés à y croire, se trouvent maintenant rangés à la place qui leur convient dans l'ensemble des phénomènes, c'est-à-dire classés ou, ce qui revient au même, expliqués.

« Leur développement », dit M. Verdet, « est le moyen dont la nature se sert pour effectuer du travail dans la machine électro-magnétique. »

Il n'y a donc aucune différence essentielle entre la machine électro-magnétique et la machine thermique. Dans l'une comme dans l'autre, le travail effectué est

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