INTRODUCTION LIX
naison. Cette loi se trouve respectée aussi bien dans les réactions endothermiques que dans les réactions exothermiques (1).
V affinité chimique disparaît donc en tant qu'entité propre, ainsi qu'ont disparu la chaleur, l'électricité, la lumière et le magnétisme. Elle se place à côté des autres formes du mouvement, comme manifestation d'un principe commun, l'knerc.ie.
(1) On appelle exothermiques (chaleur en dehors) les réactions ordinaires dans lesquelles la combinaison s'accompagne d'un dégagement de chaleur, et endothenniques, celles dans lesquelles l'action chimique semble s'accompagner d'une dépense de force.
Vie animale — Va-l-il en être de même de la vie, autrement dit, des phénomènes dont les végétaux et les animaux, y compris l'homme, sont le siège?
En un mot, tandis que comme entités donnant lieu à des catégories de faits irréductibles, le calorique, la lumière, le magnétisme, Télectricité, raftinité chimique ont cessé d'exister, cette autre entité, la vie, va-t-elle demeurer distincte ? ou se fusionnera-t-elle à son tour avec toutes les autres? Il ne saurait exister de doute sur ce point.
Les phénomènes vitaux sont à tous égards semblables à ceux que nous avons déjà passés en revue. Ils obéissent aux mêmes lois.
L'organisme animal est un véritable foyer doublé d'une machine thermique. L'Énergie qui s"y transforme en travail, et celle qui s'y manifeste sous la forme de chaleur sont produites, ainsi que dans une machine électro-magnétique ou dans une machine à vapeur, par des réactions chimiques.
Le Docteur Baraduc affirme que le corps humain émane dans l'obscurité des radiations invisibles capables d'impressionner le papier photographique. Il m'a été montré la photographie d'une main déterminée par la seule apposition de cet organe sur le papier sensible. Je ne me prononcerai pas sur le fait ne l'ayant pas constaté par moi-même, et les expériences faites man--
INTRODUCTION^ tXI
quant jusqu'ici d'un contrôle suffisant. Mais je ne serais nullement étonné si ces radiations étaienl réelles. Elles rentreraient alors sûrement dans le cadre de tous le^ autres phénomènes dynamiques, et seraient d'uiie e^:plication plus aisée que celles de certains métaux rares tels que le tjjorium, l'uranium et le radium.
Une simple comparaison m'aidera à faire saisir l'analogie existante entre un animal vivant et nos macliines,
Dans la machine thermique, la houille, en brûlant, produit l'énergie nécessaire à la marche de l'appareil.
C'est eticore à la combustion du charbon qu'on la demande dans les machines électro-motrices actionnées par des dynamos '— à moins qu'on ne la puise dans des forces naturelles telles que vent, marées ou chutes d'eau.
Il en est de même lorsiju'on a recours à la pile. Dans ce cas, comme dans le précédent, la force est engendrée par une action chimique. Celle-ci, il est vrai, au lieu de consister dans la combinaison d'un corps combustible avec l'oxygène atmosphérique, consiste dans la dissolulion d'un métal dans un acide. — Mais cette différence ne change en rien la nature du phénomène.
Dans le corps de l'homme et des animaux les choses ne se passent pas autrement : Une véritable combustion y est aussi la source de la force d'où dérivent tous les mouvements animés.
Notre corps est formé de parties minérales et de parties organiques. Ces dernières sont principalement à base de carbone et d'hydrogène. Elles renferment également de l'azote, du soufre, du phosphore et de l'oxygène. Toutefois la proportion de ce dernier y est très inférieure à celle qu'exigerait la combustion complète des autres éléments, je veux dire à celle qui assurerait la transformation du carbone, de l'hydrogène^ de l'azote, du soufre et du phosphore dans les produits ultimes.de de leur combustion.
Ces matières organiques élaborées par la digestion, absorbées ensuite par les veines et les lymphatiques de l'intestin, entrent dans l'organisme, s'y assimilent, font partie intégrante des différents organes — et par ce