‹ L'hybridation chez les ScillesChapitre 3 sur 5 · The Garden · texte numérisé non relu

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bifolia et nommée Chionodoxa sardensis oculata à cause d’une tache noire qui en est le principal caractère distinctif et ne se trouve pas dans C. sardensis 1 .

A moins qu’un croisement n’ait aucune signification quant à l’affinité des conjoints, il faut bien reconnaître que les caractères tirés de l’appareil végétatif l’emportent de beaucoup dans le cas présent sur ceux qu’on tire de la structure de la fleur.

Scilla cilicica, elle aussi à floraison précoce, pollinise également bien Chionodoxa Luciliae. Le croisement inverse est moins facile : il n’a pas été réussi. Il en est de même de toutes les tentatives de croisement avec Scilla sihirica.

Voilà donc trois espèces à,’ Eus cilla, considérées comme très proches, qui ne se croisent pas entre elles et dont deux sont à même de féconder des plantes appartenant à un genre différent. Ni la structure de la fleur, ni les caractères de l’appareil végétatif ne rendent compte de ces particularités. Peut-être trouverait-on dans l’étude du chimisme des renseignements intéressants ; il est malheureusement totalement inconnu.

. Une autre espèce Sur laquelle Chouard a fort justement attiré l’attention, c’est Scilla italica L. : la fleur est d’une Scille mais tous les autres caractères sont d’un Endymion : germination hypogée bulbe annuel, bractées géminées, l’une presque aussi longue que le pédoncule floral. Cette espèce a egalement 16 chromosomes. Le bulbe toutefois n’est pas tout à fait celui d’un Endymion, en ce sens qu’il n’est pas absolument dépourvu d’amidon, mais ce n’est pas pour autant celui d’une Scille, car l’amidon se présente en grains minuscules et n’apparaît qu’en été quand les feuilles se dessèchent après la fructification. Chouard en fait un Endymion .

Il était donc tout indiqué de tenter le croisement avec les Euscwla et la Jacinthe des bois. « J’ai effectué, lit-on dans une note manuscrite de H. Colin, des centaines d’essais, dans les conditions les meilleures, en vue de croiser Scilla italica dans un sens ou dans l’autre, soit avec les Endymion nutans, campamdatus, soit avec Scilla bifolia, S. sibirica, S. cilicica... Je n’ai enregistré que des échecs, les plus nets qui se puissent, avec flétrissement rapide du pistil. »

Les convergences signalées dans l’appareil végétatif entre Scilla italica et les Endymion, ne sont donc pas l’indice d’une affinité très prononcée, surtout si l’on se rappelle avec quelle facilité les Endymions vrais s’hybrident entre eux. En réalité, S. italica est une espèce intermédiaire entre Endymion et Euscilla mais elle ne se croise ni avec les uns ni avec les autres. Dès lors, toute tentative d’hybridation entre Endymion et Euscilla était d’avance vouée à l’échec.

Le genre Camassia est lui aussi très proche des Endymion, sa

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