ÉTUDE CLINIQUE
Allons-nous, dans cette étude clinique, envisager deux chapitres dont l’un traiterait des hydarthroses essentielles, l’autre des hydarthroses symptomatiques. Ce serait peu pratique. Nous préférons étudier dans une vue d'ensemble les symptômes communs aux deux modalités, en nous réservant d'’insister sur ce qui paraît appartenir plus particulièrement à l’une ou à l’autre forme.
Le malade atteint d’hydarthrose hérédo-syphilitique tardive est le plus souvent âgé de cinq à vingt-six ans, avec un maximum de fréquence entre huit et quinze ans. Ces chiffres n’ont rien d’absolu ,et nous pouvons très bien admettre que des observations futures nous apporteront la preuve d’hydarthroses hérédo-svphilitiques tardives survenant à un âge plus avancé de la vie.
Le sexe féminin est plus souvent atteint que le sexe masculin. Nous devons immédiatement faire remarquer que la kératite interstitielle, avec laquelle l’hydarthrose coexiste souvent, est également plus fréquente chez les femmes.
Le début est insidieux, c’est presque la règle. Cependant KLauper et RoBERTsoN, en 1934, notent une fois l'apparition soudaine d’une hydarthrose type Clutton aux genoux, au cours d’un traitement pour kératite interstitielle. En 1927, GErsow, dans sa thèse, signalait également que l’on pouvait voir des hydarthroses chroniques se constituer par poussées subaig'uës.