MIEL
L'indoience est un caractère important de la période de début et de la période d'état.
Cette indolence est telle que certains malades, peu habitués à s’examiner, ignorent leur lésion et continuent à travailler.
L'hydarthrose pourra alors être découverte « au hasard d’un examen médical. » (NosécourrT). Plus souvent, si elle coexiste avec des troubles oculaires, elle sera dépistée par l’ophtalmologiste qui, « reconnaissant une kératite interstitielle, recherche de partipris l’hydarthrose, et la constate. » (CaNT oNvET). Plus rarement, un accident attirera l'attention sur elle ; on a pu alors parler du rôle « providentiel » de ce traumatisme.
D'autres fois, le malade connaît l'existence de sa lésion, mais ne s’en inquiète pas, car il r en souffre pas, c’est un événement fortuit qui l’amène à consulter. Le fait suivant, observé par NicoLas et PÉrou- RAUD, est démonstratif à cet égard : « C. Joseph, âgé de 15 ans, nous est montré fortuitement par sa grandmère qui venait à la consultation pour un eczéma, et qui nous demande de bien vouloir examiner son petitfils. Ce jeune homme était porteur d’une hydarthrose bilatérale des genoux depuis plusieurs mois. »
CLUTTON et FOURNIER, dès 1886, avaient signalé cette indolence, Ce dernier auteur écrivait : « Les malades arrivent à ne plus s'inquiéter de cette hydarthrose, à ne plus en réclamer la guérison, parce qu'ils n’en souffrent pas, parce qu'ils y sont faits et que cela ne les gêne plus en rien. »
Par contre, dans quelques observations, la douleur existe, « certains malades souffrent au point de s’aliter » (Dupuy DE LA BADONNIÈRE).
Cette hydarthrose à début insidieux, indolente, siège, par ordre de fréquence, aux genoux, aux coudes, aux articulations tibio-tarsiennes, aux poignets.
Mais les genoux sont de beaucoup les plus souvent atteints.