‹ L'Hydarthrose Hérédo-Syphilitique TardiveChapitre 21 sur 24 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

P... Charles, 19 ans, est envoyé le 15 février 1933 par le service de chirurgie voisin pour une hydarthrose bilatérale des genoux datant de deux ans.

Le malade a toujours travaillé ; il n’a jamais fait de température, n’a jamais souffert, sauf quelques légères douleurs après des travaux particulièrement pénibles.

Aucun signe de syphilis dans les antécédents héréditaires, collatéraux et personnels du malade, aucun stigmate actuel, à part l’hydarthrose bilatérale, indolore et chronique.

Cette hydarthrose, plus abondante à droite qu'à gauche, ne gêne en rien les mouvements, les muscles sont conservés, l’adénopathie inguinale est absente. La sérologie du sang est négative. L'examen des organes génitaux ne montre rien d’anormal.

Le service de chirurgie, aiguillé vers la nature hérédo-syphilitique de cette hydarthrose, en raison de sa bilatéralité, de l’absence d’adénopathie inguinale

LAURENT

ND

correspondante, du peu d'intensité de l’amyotrophie, de la chronicité de l’évolution et de l’absence d’ankylose, demande un traitement antisyphilitique.

Celui-ci, pratiqué à doses suffisantes avec un médicament actif, fait disparaître l’hydarthrose.

Peu après cette disparition, le malade abandonne son traitement, malgré l’avis contraire qui lui est donné.

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