‹ L'hydarthrose périodiqueChapitre 14 sur 18 · THÉORIE SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

THÉORIE SYMPATHIQUE

Ce qui retient l’attention, à la lecture des observations d'hydarthrose périodique, c’est la diversité des manifestations pathologiques concomitantes : infections, telles que tuberculose, syphilis, gonococcie, ou intoxications en rapport avec des troubles thyroïdiens ou ovariens. C’est aussi leur inconstance : dans bien des cas, il n’y a aucune altération pathologique apparente ; l’hydarthrose apparaît comme un phénomène isolé. L

Cependant, malgré la diversité et l’inconstance de ces troubles, l’hydarthrose périodique, par ses signes locaux, affecte une symptomatologie bien univoque.

Les théories pathogéniques tirées des troubles pathologiques cités plus haut, semblent pariois légitimes lorsqu'elles sont examinées isolément ; cependant aucune n'apparaît satisfaisante car elle ne peut s’appliquer à la majorité des cas.

Pour que des causes si diverses aboutissent à la production d’un même syndrome, ilfaut un intermédiaire : le système nerveux sympathique semble bien répondre à cette nécessité. |

D'ailleurs, ce ne serait pas la première fois qu’à pro-

Le pos de troubles articulaires on invoquerait l’influence du sympathique ; Foix et Bascourret, en ce quiconcerne les arthropathies tabétiques, ont considéré que, dans ce cas, le rôle essentiel appartenait au sympathique.

Dans le cas de l’hydarthrose périodique, on peut admettre que le sympathique est irrité par une cause quelconque : trauma, infection ou toxine d'origine glandulaire.

Ou bien qu’il est spontanément irritable; ce sont les cas où toute étiologie disparait.

D'ailleurs, le sympathique peut n'être touché que partiellement, dans la zone correspondant au territoire articulaire intéressé ; l’existence de dystonies végétatives localisées a déjà été invoquée à propos de la crise migraineuse.

Notons que le trouble fonctionnel du sympathique n’est pas obligatoirement permanent, qu'il peut être passager et évoluer de façon cyclique.

Le phénomène si curieux de la périodicité trouverait peut-être ainsi une explication satisfaisante. Le système nerveux végélalif tient sous sa dépendance des manifestations physiologiques telles que le rythme cardiaque, le rythme respiratoire, la périodicité menstruelle ; il existe certainement d’autres périodicités de même origine, physiologiques ou pathologiques ; l’hydarthrose périodique est vraisemblablement de celles-ci.

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