‹ L'hydarthrose périodiqueChapitre 16 sur 18 · DEA · texte numérisé non relu

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plus souvent vagotonique, nous avons eu recours à l’atropine (bellafoline et genatropine), à l’adrénaline sans plus de résultat.

Plus tard sur la foi del’examen chimique montrant une tendance à l'acidité des humeurs, nous avons alcalinisé celles-ci par de grosses doses de bicarbonate de soude.

Puis pensant que, par analogie avec certaines migraines que nous avions observées, il se pouvait qu’il y eût des variations d'équilibre acide base telles qu'à Falcalose précritique succédàt une acidose post-critique, nous avons inversement employé l’âcide phosphorique à haute dose. Même résultat négatif avec la peptone, l’auto-hémothérapie, l’atophan, les injections intraveineuses de chlorure de calcium qui modifient l’état humoral en même temps que l'équilibre végétatif.

Aucune de ces médications n’a empêché l'hydarthrose de se reproduire avec sa régularité mathématique et, en désespoir de cause, nous avons eu recours à une série d'injections de Quinby qui n'eut pas plus de résultat que le reste.

En janvier 1928, sans grande conviction, nous décidâmes de pratiquer des injections sous-cutanées de tartrate d’ergotamine qui venaient de nous donner d’intéressants résultats dans le traitementde migraines (1 cc. de la solution à 0,05 % par injection).

La première injection (12 janvier) n'empêcha pas la fluxion de revenir à la date prévue. Bien au contraire, celte fluxion fut tellement intense que la malade dut rester deux jours au lit, ce qui n’était jamais arrivé an-

térieurement. C'était la première fois qu’une médication quelle quelle fût avait une action manifeste en bien ou en ma! sur l’hydarthrose. La malade en fut elle-même surprise et, si paradoxal qu’il semble, en fut encouragée. Elle persévéra et fit en (out sept injections de deux en deux jours Chacune déterminait des douleurs abdominales avec contraction ulérine, malaise intense et parfois même vomissements.

La fluxion suivante fut inversement beaucoup atlénuée. Celle qui vint ensuite fut à peine sensible. Puis aucune fluxion ne vint plus. Le cycle était nettement el une’‘fois pour toutes interrompu. Depuis janvier 1928, en effet, nous n'avons pas perdu de vue Mme G... Jamais il n’y eut la moindre récidive.

Un autre effet de la médication mérite d’être signalé. Les règles qui, comme nous l'avons indiqué, étaient antérieurement d’une périodicité quasi-chronométrique devinrent dès lors beaucoup moins régulières, avançant ou relardant, d’abondance beaucoup plus variable et avec émission de petits caillots. Enfin, alors que la malade mariée depuis six ans n'avait jamais été enceinte, elle le devint en septembre 1928. En mai dernier elle a accouché d’un très bel enfant.

De plus, il est à noter que l’hyperthermie presque constante comme nous l'avons indiqué plus haut à entièrement disparu depuis le traitement par l’ergotamine.

Suivie et revue régulièrement, M. G..., n'a présenté aucune nouvelle poussée articulaire ; l'amyotrophie a disparu entièrement.

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