‹ L'hydrogénation catalytique dans le videChapitre 34 sur 46 · H2C RER CH · texte numérisé non relu

H2C RER CH

a-cyclogéraniolène.

HCMOGHS

Rer HG CHR H2C PR CH?

y-cyclogéraniolène.

Il semblerait, en tout cas, ressortir de ces faits que l’on n'a amais eu de limonène pur. Le produit auquel Wagner a attribué la constitution aujourd'hui admise, ne répondait sûrement pas à la seule formule du limonène; on peut seulement dire qu'il était riche en cette forme.

Ce n’est pas en oxydant 60 grammes de carvène (limonène) qu'il est permis, en se basant sur l’obtention de quelques décigrammes d'acide térébique, d'attribuer une formule unique à ce corps, comme l'avaient fait d'abord Wagner et Archangelsky (?).

De même, l'oxydation du limonène réalisée par Godlewsky (*), au moyen du MnO'K, qui donne avec un rendement très faible de l’acide oxyterpenylique :

CHE Op Era | | | CHÿ—C-—CHAOH)

| COOHT O0 CO

identique à celui que Best{*) a obtenu par oxydation de la carvone, ne saurait constituer un critère de sa pureté.

C'est une erreur fréquente, dont il convient de se mettre en garde, particulièrement dans cette Chimie des terpènes, où l'on se heurte, constamment, à des mélanges d’isomères et à des phénomènes de transposition.

Il suffit, d’ailleurs, pour être édifié, de relever les divergences des pouvoirs rotatoires indiqués pour le limonène par divers auteurs. Le maximum semble avoir été trouvé par Schimmel avec [al, —+ 124. Wallach et Conrady indiquent {x|, — + 120°47. Perkin ; [al $—+ 1146 et + 1 12°.

Mais ce n’est pas tout. On n’a pas même pu isoler un limonène lévogyre [«], —— 124°, qui serait l'antipode optique du produit de Schimmel. Wallach donne pour la forme gauche [æl, ——105°, et Wallach et Conrady : [x], — 103°51 (!). (Admirez la précision de ces auteurs qui déterminent au 1/ 100 le pouvoir rotatoire d’un corps qui doit contenir plus de 30 °/, d'impuretés !)

En outre on sait, d’après les recherches de Bohrisch (?), que seul le limonène extrait de l'essence d’orange douce a sur l’huile phosphorée une action conservatrice, tandis que le limonène de l'essence de carvi n’a pas cette propriété. Il nous est, à présent, possible d'indiquer la raison de cette différence. C’est tout simplement parce que les impuretés qui accompagnent ces deux limonènes ne sont pas les mêmes, et, dans le limonène d'essence d'orange douce, qui est aussi celui que nous avons examiné, c'est le terpinolène ou le terpinène qui doivent avoir cette action conservatrice, et, dans ce but, il serait sûrement préférable de les utiliser seuls.

(:) Plus récemment, BRAUN et Lemke {Ber. (1923), 56, p. 1562), qui auraient obtenu un linomène d’une plus grande pureté en passant par son tétrabromure, indiquent :

[a] = + 1260,8 et — 122070:

(*) Pharm. Zentralh. (1909), 50, p.618, et Bull. Schimmel (octobre 1909).

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