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et Monod à pu la vérifier une fois au cours de l’intervention. Elle peut donner le ballottement rénal comme nous le rapportons dans cinq observations dont deux inédites (Canniot, Delagénière). Elle est sabmate à la percussion légère, mate à la percussion profonde. Dans beaucoup de cas cette maté se continue avec celle du foie. Elle est même considérée comme undes meilleurs signes de tumeur -vésiculaire. Néanmoins dans une quinzaine de cas nous avons trouvé la matilé de la vésicule séparée de celle du foie par une zone de sonorité de deux travers de doigt. Il semblerait que son contenu liquide dut impliquer une fluctuation constante ; bien souvent celle-ci n’est que peu manifeste, très incertaine. La tumeur comme injectée sous pression est dure, rénitente, à l'apparence d'un corps solide (1). Lorsqu'elle a beaucoup étiré son pédicule, on peut sentir celui-ci tendu comme une corde fibreuse et lorsqu'on mobilise la tumeur, on la sent osciller autour de l'insertion (2).
La tumeur peut être le seul symptôme de la maladie et Taylor rapporte l’histoire d'une femme de 42 ans sans antécédents de lithiase biliaire, ni de jaunisses antérieures,
qui se présen£a avec une tumeur de l’hypochondre droit. On l'opéra el quatre calculs enchatonnés dans le eystique avaient entraîné l'hydropisie vésiculaire. Tels sont encore
les cas publiés par Terrillon, Labbée, Bourlot (3). En général les douleurs accompagnent la tumeur. Elles
se montrent comme au cours de la période prodromique
# Obs XX XX XI CI, OX:
Obs. CXXIL.
( 2) (3) Obs.LXVI, CXXIT.
sous forme de douleurs plus où moins vives et rapprochées dans l'hypochondre droit avecirradiations diverses ;
ou bien ce sont des douleurs franchement épigastriques,
qui peuvent faire errer-le diagnostic ; parfois l'hypochon-
dre et l'épigastre sont douloureux à la fois. La tumeur est
sensible à la pression ; on a pu noter un point vésiculaire
net correspondant à la hauteur de l’oblitération. Souvent. aussi la vésicule est absolument indolore et se laisse palper. au gré du médecin. L’abdomen est parfois ballonné.
IL faut noter à cette période la fréquence des troubles digestifs. Les vomissements bilieux et alimentaires se répètent ; l’anorexie est courante. La constipation est habituelle ; elle date le plus souvent de loin, mais s'exagère alors et peut résister à tous les moyens employés ; parfois elle est entrecoupée de selles diarrhéiques, Les troubles nerveux signalés au début persistent et s'associent de façon variable avec les troubles digestifs.
La fièvre n'existe pas. Nous devons dire que nous l'avons notée dans deux cas où associée à l'intensité des phénomènes locaux elle a pu imposer le diagnostic d’abcès du foie el d’appendicite.
Ji n'y a jamais d'ictère. Gregor l'aurait toutefois signalé dans un cas. PRES
Il faut noter l'amaigrissement ; indépendamment des
cas où l’obstruction était d’origine néoplasique, nous l’avons rencontré 21 fois ; 1l va d’une légère perte de poids à une chute notable, à une véritable fonte du malade.
L’hydropisie vésiculaire a une marche assez variable. Apparaissant 10 à 15 jours après l’occlusion du cystique, elle s'accroît progressivement, atleint son maximum vers