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le 5e ou le 6° mois. Mais elle peut rester longlemps stationnaire (10 ans), puis entrer subitement en voie d’augmentalion. | * Ilest difficile de lui accorder une durée exacte. Elle
peut persister longtemps à litre de lésion stérile ainsi
qu'en témoignent de nombreuses observations et celle de Bourlot où la paroi avait eu le temps de présenter une dégénérescence caleaire.
Mais des complications peuvent apparaître. Il ne semble que la distension même extrême de la vésicule puisse la rompre ; mais sous l'influence d’un traumatisme la rupture peut se produire et Nuvoli rapporte l’histoire d’une malade qui, recommandée au‘professeur Tassi par Nélaton refusa une laparotomie. Au cours d’un bal elle fut prise de violentes douleurs dans le ventre avec symptômes de péritonite aiguë. Elle mourait 32 heures après. L’autopsie montra une rupture de la vésicule, l’occlusion calculeuse du cystique et la présence de calculs libres dans la cavité péritonéale.
D'autre part, soit par suite d'une infection généralisée transmise par la voie sanguine ou lymphatique, soit par suite d'invasion microbienne franchissant la barrière calculeuse, du cystique, la tumeur peut se transformer en empyème. Les cas sont nombreux où au cours des interventions on trouve une vésicule remplie d’un liquide séro ou muco-purulent. Il s'agirait là, comme le pense notre maître le D' Delagénière, d'un processus évolutif normal dans lequel l’hydropisie et l’'empyème auraient l’un lestade final, l’autre le stade initial d’un même état pathologique
de la vésicule. Nous n’y verrons qu'une complication. .
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Indépendamment des troubles digestifs et nerveux que nous avons précédemment décrits, et qui peuvent être considérés comme complications de l'hydropisie vésiculaire, il faut dire que la tumeur peut par sa présence même entraîner des troubles locaux.
Elle peut comprimer le cholédoque et amener un 1ctère par rétention avec toute la symptomatologie et les conséquences qui en découlent.
Elle peut aussi comprimer le côlon el entraîner une obstruction intestinale (1).
Troubles digestifs et nerveux, compression des organes de voisinage, rupture et empyème, telles sont les complications de l’hydropisie.
Nous ne parlerons pas de la dégénérescence néoplasique de la vésicule. Elle a pu être redoutée par certains chirurgiens et les pousser à une intervention précoce, mais elle n’a jamais été considérée que comme une possibilité.
Nous avons pris comme type de notre description l’hydropisie d’origine calculeuse. Quand la maladie reconnaît une autre cause, les symplômes de la lésion initiale pourront venir s'ajouter à ceux que nous avons décrits.
Quant à l'hydropisie intermittente, elle se caractérise par l'existence de phénomènes douloureux paroxystiques revenant plus ou moins régulièrement avec accalmie plus ou moins complète dans l'intervalle. Il apparaît une tumeur qui disparaîl en même temps que la douleur. Il peut
y avoir des vomissements, un élat syncopal, jamais de fièvre.
(1) Obs. XCVI, XCVII, CXXI.