‹ L'Hydropisie de la Vésicule BiliaireChapitre 26 sur 35 · TU · texte numérisé non relu

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une atrophie marginale, Les parois sont diminuées d'épaisseur. Fluc- .tuation nette. Longueur, 11 cent. 5 sur 8 centimètres dans la plus grande largeur. Pas d'adhérences avec les organes voisins. A l’ouverture, liquide aqueux.. Plusieurs calculs bruns. La muqueuse est entièrement polie, brillante, ayant perdu son caractère normal. Cystique oblitéré ; sa muqueuse est ramollie, papillaire, infiltrée. La section donne un suc laiteux. L’hépatique et le cholédoque sont libres.

Obs. CIII. — Porr, Erlangen, 1894, p. 32, cas 2.

Femme, 53 ans. Constipation habituelle. Il y a 4 an 1/2, évacuation de sang eu allant à la garde-robe. Il y à six mois, amaigrissement. Constipation opiniâtre, épreinte, etc.

Entrée à l'hôpital le 9 février.

Diagnostic : Carcinome du rectum.

Opération, 12 février. 12 mars, mort.

Autopsie : Myocardite. Congestion pulmonaire. Hydropisie de la vésicule :

La vésicule a la forme d'un gros œuf d'oie ; elle s'étend à 4 cent. 3 au-dessous du bord du foie, A l'endroit où elle repose sur ce dernier, on constate une atrophie marginale. Elle n’est pas colorée et contient évidemment un liquide clair ; sa surface est lisse, brillante, sa paroi très mince. Comme elle est très tendue par le liquide, elle ne donne qu'une fluctuation minime. Elle a 13 centimètres de longueur sur 7 centimètres de largeur maxima. À la hauteur de son col on remarque une forte coudure à angle aigu ; la vésicule abandonne sa position normale vis-à-vis du foie pour se placer transversalement et son fond est entièrement situé de côté. Gette coudure est due aux adhérences de voisinage. Le fond est libre. Le cholédoque et l’hépatique sont libres. Le cystique est oblitéré en plus par la grosseur d’une cerise, dans la vésicule il y à un gros calcul et deux petits.

Obs. CIV. — Porr, Érlangen, p. 37, cas 3.

Femme, 52 ans. Aucuns antécédents hépatiques.

Morte à l'hôpital à la suite de néoplasme du pylore.

Autopsie : Carcinome du pylore. Cachexie. Hvdropisie de la vésicule. Cholélithiase.

La vésicule n'est pas piriforme comme de coutume ; elle se présente comme une outre assez régulière. Elle est brun grisâtre; sa paroi est un peu amincie ; une cholécystite a donné lieu à des adhérences avec les parties voisines. Elle a 12 centimètres de longueur, 4 centimètres de largeur. Elle contient un liquide muqueux, peu coloré, et une quantité de calculs noirâtres de la grosseur d’un grain de mil. Calcul oblitérant le cystique de la grosseur d'un noyau de cerise ; ilest très enclavé, ne se laisse déplacer en aucun sens. Il est nettement formé de cholestérine, La muqueuse de la vésicule est lisse, brillante, mais présente en outre plusieurs traces cicatricielles.

Obs. CV.— HERNETTE, Th. de Paris, 1906, obs. 8.

Femme, 29 ans. Coliques hépatiques de 1899 à 1903. En 1904 peu de crises, mais douleurs localisées dans l’hypochondre droit à forme de coliques hépatiques frustes. Elle à constaté la présence d’une tumeur. Actuellement, à travers une paroi abdominale surchargée de graisse, on sent une fumeur arrondie, sous-jacente au foie, du volume du poing, mobile latéralement, un peu sensible à la pression sans être cependant franchement douloureuse. Cholémie nette. Rien dans les urines,

20 octobre 1905. Opération : P* Hartmann. Incision ondulée. Vésicule énorme. La ponction retire 4/2 litre de liquide opalescent. Tucisiou à la jonction de la vésicule et du foie, puis tatéralement : on arrive au col de la vésicule où l’on sent un calcul. On fait la ligature au-dessous de lui. Cholécystectomie. Les parois de la vésicule sont souples. Le calcul est de la grosseur d’une olive ellipsoïde, sans facettes. Drain. es

Guérison absolue en 1907.

Obs. CVI.— Rixésrebr, Ouvrage de fête de Worfoinge, p. 119-148.

Femme, 42 ans. À la partie supérieure de l’abdomen, à droite, existe une lumeur mobile, égale, lisse, sensible, longue de 15 à 20 centimètres, de la grosseur de l'intestin grêle, et dont les mouvements suivent ceux de la respiration. Entre le bord du thorax et Ja tumeur, la percussion fait reconnaître une bande étroite à son tvmpanique. HCI de l'estomac est normal.

Laparotomie : Cholécystostomie en deux temps. 200 centimètres cubes de liquide clair, un peu visqueux, incolore. Pneumonie aiguë franche à gauche. Dilatation de la fistule. Drain. Pneumonie droite . Douleurs continuelles.

Cholécystectomie : Les parois de la vésicule biliaire étaient épaisses et ternes. Pour arrèter une hémorragie parenchymateuse abondante, il fallut appliquer une ligature autour du méat cystique à quelques centimètres de la vésicule biliaire. Invagination de la séreuse du moignon. Pleurésie double. Néphrite parenchymateuse. Laparotomie. Ponction du moignon abcédant du cystique. Péritonite. Mort.

Obs. CVII. — In Guentor, Th. de Paris.

Femme, 48 ans. À 24 ans, ictère qui dura 14 mois, sans douleurs, au cours d’une grossesse gémellaire qui finit à 6 mois. Il y à 2 mois vomissements, douleurs abdominales, gonflement du ventre. Entre en juin 1902 dans le service du professeur Segond. Gène dans l'hypochondre droit sans douleurs vives ni crises. Pas d'ictère. Etat général bon. Masse très mobile transversalement et se déplacant facilement par les manœuvres de palpation, de la grosseur d’un abricot, sensible au palper.

22 juin. Laparotomie Tatérale : Vésicule libre d’adhérences, rouge violacé ; liquide clair, transparent ; 2 calculs gros comme des cerises, arrondis, dont l’un bouchait le cystique et dont l’autre était situé dans une loge vésiculaire spéciale. Cathétérisme avec succès. Cholécystostomie avec ectomie partielle. Drain. -Sort de l’hôpital le 20 juillet. Fermeture de la fistule le 26 septembre,

Parois vésiculaires épaissies, modérément saignantes ; surfaces interne et externe rouges, interne réticulée.

Examen bactériologique du liquide : Bacille d’'Eberth et anaérobtes, micrococcus de Veillon. Cette femme aurait eu 20 ans auparavant une fièvre typhoïde (Lippmann).

Obs. CVIIL — PEuGniEz (P.), Gaz. méd. Picardie, Amiens, 1900. t. XVIIE, p. 48-61.

Malade opérée d'urgence pour une occlusion intestinale. Après laparotomie un organe distendu fait saillie, qu’on prend d'abord pour l'estomac, mais il n’est pas rattacfé aux épiploons. On attire au dehors une énorme poche à parois fort épaissies, blanc rosé, qui est la vésicule biliaire dilatée par du liquide. Il n’y a pas d’adhérences. On atteint facilement le pédicule cystique sur lequel on place une ligature et qu’on sectionne. On double la surface de section par la séreuse. ©

L'examen de la vésicule montre qu’elle ne communiquait plus avec le reste des voies biliaires : 1.300 grammes de liquide visqueux ne présentant pas les caractères de la bile. Pas de calculs dans la vésicule ni sur ses parois. La malade n’avait jamais eu ni coliques hépatiques, ni ictère. Il n’est pas douteux que ce soit l’oblitération du eystique qui ait entraîné l'hydropisie. Cette oblitération serait survenue vraisemblablement après des phénomènes périlonitiques consécutifs à la réduction d'une hernie étranglée 15 ans auparavant.

La paroi de la vésicule était considérablement augmentée de volume, au point d'atteindre l'épaisseur d’une paroi d'estomac. En l’examinant au microscope on a constaté, outre l’épaississement et la transformation fibreuse de sa tunique externe, une hyperplasie considérable de ses fibres musculaires lisses qui, à l'état normal, se mélent aux fibres lamineuses qui composent sa tunique cellulaire. I y avait là une véritable couche de tissu musculaire interposé à la muqueuse et à la séreuse, tout un feutrage de longues cellules à fibres lisses réalisant comme une paroi nouvelle surajoutée à celles qui normalement constituent les tuniques de la vésicule. Quant à la muqueuse,

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elle à perdu son épithélium, Elle est mince, blanchâtre, comme lavée. Les saillies épithéliales ont disparu. Le chorion est considérablement épaissi. Des foyers de cellules embryonnaires sent disséminés dans son épaisseur.

Obs. CIX. — Sraubë (Hambourg), Société d'obstélrique, j A7 février 1903.

Enorme vésicule hydropique, sans aucun trouble, découverte par hasard chez une malade, d’une mobilité extrème, telle que l'on pouvait la remuer comme un rein flottant.

Obs. CX. — GouizLoun, Lyon Médical, 1905.

Femme, 27 ans. Trois grossesses ; l'affection actuelle remonte au cours de la seconde, 1l y a 3 ans ; chute de bicyclette à cette époque ; depuis douleurs vagues dans les reins et l’hypochondre droit. [l y a quelques mois, salpingite aiguë à la suite de fausse-couche. La malade entre à l'hôpital. .

En outre des lésions annexielles, dans l'hypochondre droit, masse dure, mobile, piriforme, ballottant sous la palpation bi-manuelle comme un rein mobile. Mais la position superficielle, l'absence de troubles urinaires font porter le diagnostic d’hydropisie vésiculaire par obstruction calculeuse du cystique. Excellent état général. Pas d’ictère. |

Laparotomie : vésicule, 262 grammes de liquide. Pas d’adhérences. Calcul dans le cystique coudé au-dessous de ce calcul, Cholécystostomie sous-séreuse. Section du cystique et ligature au-dessus de son abouchement dans le cholédoque. Calculs petits et multiples comme des grains de plomb se déplacant et faisant penser que la coudure du cystique devait jouer un rôle important dans lhydropisie de la vésicule. Guérison.

Villard

— JS —

Obs. CXI. — Bazy, Tribune médicale, 190 , p. 197.

Femme, 48 ans. Entrée, 9 mars 1906.

Variole en 1870. 3 enfants. $

Le 4 mars, douleurs en aiguilles dans le dos, la région thoracique ct l'épaule droite.

8 mars, Tumeur dans le côté ‘droit, douloureuse, lancinante. À l'inspection, pas de voussure de la paroi. Peau normale. A la palpation, la peau n'est pas plus chaude qu'ailleurs. Dans le flanc droit, grosseur du volume d’un œuf de poule, verticale, oblique en bas et à gauche, allongée, de forme irrégulière, descendant jusqu’à un travers de doigt environ au-dessus de l’ombilic ; elle semble pédiculée, mais le pédicule s'enfonce dans la profondeur. Elle est mobile, suit l'impulsion des mouvements respiratoires ; peu doulouréuse, sonore à la percussion superficielle, submate à la percussion profonde. Foie légèrement abaissé, mais non augmenté de volume, jamais d’ictère. Selles non décolorées. é

16 mars 1906. Cholécystectomie : Vésicule énorme à parois rou- “eätres. Ponction ; iiquide visqueux. On énuclée ensuite une poche qui ne parait pas avoir d'ouverture.

Il semble bien qu’il s'agisse d’une inflammation chronique de la vésicule, Ligature en X, un pédicule dans lequel on ne trouve pas de lumière, constituant plutôt une adhérence qu’un pédicule, paraissant être situé plus superficiellement que le fond de la poche qui formait une espèce de bas-fond. Vésicule, 15 centimètres de long sur à centimètres de diamètre. Liquide extrèmement filant, glaireux- Mèche pour l'hémostase. Drain.

Examen histologique : Vésicule extrêmement épaissie. La muqueuse, dont l'épithélium cylindrique est bien conservé, ne présente pas les crêtes normales et son chorion est le siège d'hémorragies en nappe.

Le chorion de la muqueuse et la tunique moyenne sont envahis par un tissu fibreux, adulte, au milieu duquel on aperçoit à peine quelques fibres musculaires. :

Guérison parfaite.

— 99 — At SE

Obs. CXII. — Bouiziy (In Guénior, Th, de Paris).

Femme. En 1883, après un accouchement, violentes douleurs au creux épigastrique sans vomissements, sans ictère ni pigmentation de l'urine. On crut à une crise de gastralgie. 1884, même chose.

En 1891, douleurs vagues. 1895, G° grossesse. Au mois d'avril, crises très douloureuses avec maximum d'intensité de la douleur dans l’hypochondre droit. Vomissements bilieux. Exploration du ventre impossible à cause de la douleur. Ni jaunisse, ni urines ictériques. On pense à une appendicite aiguë. Fièvre 4 jours. Les douleurs se calment. On explore le ventre. Dans l’hypochondre droit, tumeur grosse comme une mandarine, allongée, située dans le milieu de l'hypochondre et tout à fait indépendante du foie.

Laparotomie : Liquide clair, visqueux, un verre à Bordeaux. Cholécystostomie. On pense à un kyste hydatique. L'analyse du liquide ne donne rien. Suites opératoires bonnes. Il coule par le drain un liquide séreux..Cathétérisme des voies biliaires : calcul impossible à extraire. 2° intervention : on extrait un calcul gros comme une noisette, pyramidal, à facettes très lisses. On-conclut qu'il y en a d’autres que, malgré toutes recherches, on ne peut trouver. Péritonite, 8 jours.

Bouilly intervient, tombe sur un cystique énormément hypertrophié,du volume d'un gros doigt, avec parois épaissies, fibreuses, d’une longueur démesurée et après l'avoir disséqué sur une longueur de 10 centimètres, on trouve un calcul. Ligature au-dessus. Ectomie. Calcul d’un volume double de celui du premier, à facettes s'adaptant exactement à celles du premier. Ecoulement de bile pendant 20 jours. Au bout de ce temps, guérison définitive,

Obs. CXIII. — R. TEsson, Bull, Soc. Anal., 1902, p. 141,

Femme, 64 ans. Jaunisse depuis 6 semaines. Coliques hépatiques dans les 10 dernières années. A l’heure actuelle, ictère chronique avec augmentation de volume du foie. Vésicule biliaire grosse comme une petite pomme, à peine douloureuse à la pression.

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novembre 1901. Laparotomie : Ouverture de la vésicule. Parois modérément épaissies. Liquide presque incolore, d'aspect muqueux, un peu de boue jaune verdâtre. Calculs brunâtres. Noyau dur au confluent. Ectomie simple. Mort dans la nuit.

Le noyau néoplasique siégeait exactement au niveau du confluent cystico-hépatique, oblitérant complètement la lumière des, canaux.

Obs. CXIV. -- Moon, Bull. Soc. Chir., 1899, p. 522.

Femme, 71 ans. Souffrait de l'hypochoudre droit depuis 50 ans. N'a jamais eu ni coliques hépatiques ni ictère. Elle n'avait constaté .la tuméfaction qu'un an avant l'opération. Elle est adressée comme

kyste de l'ovaire.

Laparotomie : Volumineuse tumeur d'apparence kystique. Liquid

clair, 934 calculs. Cholécystostomie. Guérison.

Obs. CXV. — Routier, Soc. Chir., 21 novembre 1906.

Femme, 64 ans. Il y a 41 ans, après deux grossesses successives, elle eut des troubles hépatiques. Gendrin porta le diagnostic d’engorgement du foie et de la vésicule. Régime. Elle alla bien.

20 mai 1906. Subitement perte de l'appétit. Malaises. En juin, Chauffard constate une grosse vésicule sans autres symptômes bien marqués. L'anorexie continue. Dégoüt de la viande. Amaigrissement. Pas d'ictère.

4 novembre. Enorme vésicule. Point douloureux spécial siégeant au col de la vésicule et réveillé seulement à la pression.

Laparotomie;: Adhérences discrètes du col de la vésicule déplacées et refoulées. Ectomie. Vésicule distendue par un liquide transparent, 4 à 5 calculs. Vésicule : 10 centimètres de long sur 5 centimètres de diamètre, remarquable par la minceur et l'état normal de ses parois.

Obs. CXVI. — Rumann, Peiträge zur klin. Chir., 1908, p. 539, ohs. 14.

Femme, 31 ans. Douleurs depuis longtemps dans le flanc droit, mais sans coliques typiques. Pas d’ictère.

> mars 1898. Cholécystostomie : Drain. Vésicule fortement tendue, 60 calculs. Liquide muqueux stérile.

Guérison en 30 jours.

Obs. CXVII. — Jhid., p. 542, obs. 39.

Homme. Depuis 4 ans coliques sans ictère. 4 juin 1901. Cholécystostomie. Vésicule très dilatée, fortement tendue, remplie de calculs. Mucus abondant,clair,stérile, Guérison en 39 jours.Revu 5 ans après. Guérison maintenue. P

Obs. CXVIIL — Jbid., p. 544, obs. 61.

Homme, 30 ans. Depuis 14 ans douleurs sous forme de coliques dans la région de la vésicule, sans vomissements ni ictère.

5 décembre 1903. Cholécystectomie : Drainage. Vésicule dilatée, tendue. Sténose du col du cystique. Calculs. Mueus clair, stérile.

Gucrison en 40 jours.

Obs. CXIX. — /bid., p.548, obs. 74.

Femme, 36 ans. Depuis un an tumeur dans le flanc droit ; depuis 14 jours,douleurs au même endroit et vomissements. Pas de coliques. Pas d’ictère. :

10 novembre 1905. Vésicule de la grosseur du poing, très distendue. Adhérences au foie. Nombreux calculs dans le cystique.34 dans la vésicule. Liquide clair, jaune, comme ambré, stérile.

Guérison avec fistule muqueuse fermée en 45 jours.

Obs. CXX. — /bid., p. 349, obs. 75.

Femme, 31 ans. Depuis six semaines, coliques sans ictère, faiblesse.

17 septembre 1906. Cholécystectomie : Drain. Vésicule très grosse et distendue, Dans le col un retrait avec un calcul. Contenu de la vésicule : Mucus stérile et 164 calculs.

Guérison en 32 jours.

Obs. CXXI. — Jbid., obs. 127.

Femme, 34 ans. Depuis 6 mois, coliques, avec ictère et vomisseinents.

28 août 1907, Cholécystectomie : Drain. Vésicule grosse fortement distendue. Dans le cystique, ealeul müriforme de la grosseur d’une cerise et un dans le fond de la grosseur d'une amande.Mucus stérile.

Guérison en 82 jours. |

Obs. CXXI. — Leroy-Porez, Echo médical du Nord, 1907.

Femme,53 ans. Douleurs abdominales il y a trois ans sur lesquelles elle ne donne aucun renseignement précis. Petites coliques de temps à autre. Un mois avant l'entrée à l'hôpital, les douleurs deviennent continues et s’exagèrent. Constipation opiniâtre entrecoupée de débâcles diarrhéiques. Pas de troubles digestifs. Mais amaigrissement. Un peu au-dessous et à droite de l’ombilie, tumeur de la grosseur d’une maudarine, mobile dans tous les sens et paraissant siéger sur le côlon transverse. Pas d’ictère, pas de fièvre, pas de décoloration des fèces, pas de coliques hépatiques nettes, constipation avec débäcles ; amaigrissement, siège et mobilité plaidant en faveur d’un néo- -plasme du côlon.

Laparotomie : Vésicule adhérente en avant au côlon. Cholécystectomie. Liquide blanchâtre ; petits calculs müriformes du volume d’une noisette dont un obstruait le cystique. Guérison.

Obs. CXXII. — BourLor, Soc. anat., 15 juin 1900.

Femme, 42 ans, morte subitement au 8° jour de la convalescence d'une pneumonie.

La vésicule d'aspect piriforme est comme injectée. Elle mesure 20 centimètres de longueur et {0 centimètres dans son plus grand diamètre. Elle adhérait aux organes voisins, notamment à l'épiploon, à la 2e portion du duodénum, au péritoine pariétal. Elle renfermait 3 calculs de cholestérine chacun du volume d'une grosse noisette ; un 4° calcul oblitère l'origine du cystique. Contenu formé d’un demi-

litre de liquide filant. Il ne renferme ni pigments ni acides biliaires.

L'examen histologique fait par Cornil montre un épaississement énorme de la paroi dû à sa transformation scléreuse. On y trouve par place des îlots ayant subi la dégénérescence calcaire. L'épithélium de la muqueuse a disparu et celle-ci ne présente plus les plis normaux. Lä lésion était donc de date très ancienne. La malade n'avait jamais eu ni douleurs hépatiques ni ictère. La vésicule se présentait sous forme d'une tumeur lisse, régulière, du volume du poing, indolente à la palpation ; son siège, sa mobilité latérale, son abaissement lors des mouvements respiratoires en rendaient la nature presque certaine.

à __ Obs. CXXIII-CXXIV. — TorRALD SOLLMANN, American medicine, 1903, V. 416.

Cas IT. — Atrésie congénitale du cystique. Autopsie 290. Homme,

56 ans, mort le 4 décembre 1901 de carcinome de l'estomac avec mé-

tastase et péritonite généralisée. La vésicule était distendue, 8 centimètres de longueur sur 3 cent. 5 de largeur ; elle contenait environ 50 centimètres cubes de liquide. Pas de calculs, le cystique était complètement oblitéré sur 5 centimètres environ à mi-chemin entre le cholédoque et la vésicule.

Cas IT. — Obstruction du cystique par calculs. Nibpste 311. Fe emme opérée le 7 novembre 1902. La vésieule mesurait 8 centimètres de long sur 4 cent. 5 de large. Elle était mince et contenait environ 60 centimètres cubes de liquide et 445 calculs allant du volume d’un grain d'orge à celui d’une noisette. Le cystique avait 6 mm. 5 de longueur. Le cholédoque ouvert contenait un caleul de 2 centimètres sur À cent. 5.

Résultats de l'examen chimique : | :

Quantité: 4% cas, 50 centimètres cubes ; 2 cas, 60 centimètres cubes. |

Caractères physiques : Le liquide était incolore, opalescent, visqueux.

- Le liquide (1) contenait une forte quantité d'un sédiment blan-

châtre formé de débris cellulaires, leucocytes et quelques cellules épithéliales. Le liquide (2) se sépare en un liquide presque clair, jaunâtre, et un précipité floconneux blanchâtre. :

Réaction (4) faiblement acide ; (2) franchement alcaline.

Point de congélation : (1) 0,561 ; (2) 0,536. ù

Poids spécifique: 1.0067. Matières solides totales, 0,976 0/0. Cendres, 0,883 0/0. Azote, 0,014 0/0.

Cas (1): L'ébullition du liquide acidifié ne donne pas de précipité ; l'épreuve du biuret est faiblement rose ; l'épreuve xanthoprothéique faible coloration jaune.

Cas (2) : Léger précipité à l'ébullition. La faible coloration de (1) en l’absence de protéide coagulable est attribuable à la mucine. Wintergritz dans ses cas impute les nucléo-albumines.

Les cas de Frerichs, Kæhlet Terrillon contenaient une protéide coagulable comme dans le 2% cas. Réduction du sucre. Négative dans les deux cas comme dans Wintergritz. :

Amylolytie, ferment, absent dans (1): digestion à 40 C. pendant 4 heures avec empois. Ce ferment paraît avoir été absent dans tous

-les cas où il a été cherché. Puisque la bile humaine quoique variable contient ce ferment, il paraîtrait que, dans ces cas, il ait été détruit ou absorbé.

Pigments de la bile. Exclus dans les deux cas par l'absence de coloration. - Les acides de la bile manquent également. Cristaux de Neither et de Plattner, réaction de Pettenkoffer et de Hay ne peuvent être obtenus.

Comme les glycoprotéides de la bile humaine sont, comme il est définitivement établi, formées de vraie mucine, que celle des animaux contient en place des nucléo-albamines et que Wintergritz prétend cependant que dans un de ses cas le liquide contenait des nucléo-albumines et non de la mucine, on pousse plus loin les recherches. j

Les épreuves suivantes donnent des résultats positifs (elles sont communes à la mucine et aux nucléo-albumines) et s'accordent avec Wintergritz : L'eau donne une solution trouble. C0* Na? donne une solution parfaitement claire ; les acides minéraux dilués donnent un

précipité qui se redissout dans un excès de réactif. L'alcool produit un précipité. :

Epreuve caractéristique de la mucine (1) par l'acide acétique. Résultat positif.

Examen des calculs du cas (2) :

Les calculs étaient lobulés. La surface est polie, de couleur grisâtre ou légèrement verdâtre, ils sont tendres et savonneux au toucher. La section est grumeleuse et rouge brun. L'examen chimique donne la composition chimique suivante : 93 0/0 de cholestérine 4,5 0/0 de cendres. Traces de pigments biliaires.

Obs. CXXV. — VicNarp, Soc. médico-chirurg. des hôp., 9 juin 1904.

Femme, 25 ans, éprouve depuis l’âge de 20 ans des douleurs dans l’épigastre dont le début paraît coïncider avec un vomissement de sang noir. Accouchement il y a 45 mois ; infection qui mit la malade 7 semaines au lit; jaunisse pendant cette période, A peine rétablie, elle constata sous le rebord costal droit une masse grosse environ comme une noix. Cette masse augmenta graduellement de volume, devint gênante et la conduisit à entrer à l'hôpital. :

Masse arrondie du volume d'une tête de fœtus à terme, siégeant habituellement sous les fausses côtes droites, se déplaçant avec une facilité extraordinaire pour occuper successivement la région ombilicale et l'hypochondre gauche sans jamais atteindre la fosse.iliaque. Tumeur arrondie de la consistance d’un kyste à parois très distendues. 11 semble qu'à sa partie supérieure il existe une sorte de pédicule qui la rattache à la région hépatique. Il est certain qu'elle est indépendante de la paroi abdominale, car elle ne s ‘immobilise point quand on fait contracter les muscles de cette paroi. Pas de douleurs, de troubles digestifs et urinaires. Teinte un peu jaune des téguments. Toucher vaginal négatif. Rein à éliminer. Kyste du mésentère peutêtre à cause de cette mobilité qui est une des caractéristiques des tumeurs mésentériques. Mais le siège sous-ombilical n’est pas le siège habituel des néoplasmes du mésentère, Tumeur ovarique.

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