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Kyste soulevé par l'utérus gravide et ayant contracté des adhérences dans la région sus-ombilicale. Vésicule biliaire hydropique.
En faveur de cette dernière hypothèse plaident la jaunisse, les douleurs épigastriques depuis cinq ans et la teinte subictérique ac- tuelle, Enfin, quand on refouie la tumeur du côté gauche, il semble ‘ bien qu’elle soit reliée par un pédicule à l’'hypochondre droit, car on a de la peine à déprimer la paroi abdominale au-dessous du rebord chondro-costal. , ;
Opération, 9 mai 1904. Laparotomie : Hydropisie de la vésicule, Vésicule libérée du foie et attirée au dehors. Ponction au bistouri. Liquide clair. Fil de lin autour du pédicule au-dessus d’un caleul de la grosseur d’une noisette qui obstrue le cystique et qu'on ne peut refouler en aucun sens. Sutures sur la surface cruentée du foie. Fermeture sans drainage. Suites opératoires bonnes (ectomie).
Obs. CXXVI. — DenuGH, Communication à la Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 17 octobre 1902.
Femme, 63 ans, entrée le 27 août 1901 pour une tumeur dont elle a constaté la présence dans la partie supérieure du flanc depuis 4 mois 1/2.euviron. Antécédents nuls. Il y a trois ans, elle recut dans la région épigastrique un choc violent par timon de charrette. Elle eut immédiatement un vomissement qui ne se renouvela pas,puis des douleurs qui allèrent ên s’atténuant pendant deux mois Le 10° jour elle aurait uriné un peu de sang. Il y à 2 mois 1/2, elle vit se développer insensiblement une tumeur siégeant au-dessus et à droite de l’ombilic. Léger amaigrissement. Pas d'ictère, pas de décoloration des fèces. Très constipée.
27 août. Dans l’angle que fait le’ rebord des fausses côtes droites avec le bord externe du‘grand droit, une sorte de soulèvement de la paroi qui ne paraît guère être mobilisé par les mouvements respira toires. À la palpation, tumeur arrondie, de consistance assez ferme, : du volume d'une mandarine, qui paraît occuper l’angle colique droit. Pas de fluctuation appréciable, La surface est lisse, égale et ne présente aucune bosseluré. La mobilité de la tumeur appréciable dans
le sens transversal est nulle dans le sens vertical. La tumeur paraît séparée du bord inférieur du foie par un espace d'environ deux travers de doigt. A la percussion, matité au niveau de la tumeur, mais eniré le rebord costal et la tumeur existe une zone de deux travers de doigt avec sonorité presque tympanique. Palpation absolument indolente. Pas d’hypertrophie du foie et de la rate. Urines, rien. Jamais eu de coliques hépatiques.
Diagnostic : Celui déjà posé de néoplasme de l'intestin siégeant au niveau de l'angle colique droit, mais n’ayant amené encore aucun phénomène de rétention intestinale. Ce diagnostic est accepté, à cause du manque de signes hépatiques et rénaux et de la zone de sonorité entre la tumeur et le foie. |
3 août. Laparotomie : Tumeur indépendanté de l'intestin, ovoïde, tendue : vésicule biliaire. Ponction : 200 grammes de liquide. Calcul dans le cystique que l'on extrait. Le canal est alors perméable. Cholécystotomie idéale. Suites opératoires bonnes. La malade est revue 3 mois plus tard en bonne santé.
Obs. CXXVII.— Broca (A.), Gaz. hebd. de méd.
el de chir., 189%, p. 369-372.
Femme, 38 ans. Entre à l'hôpital :
1° Pour troubles utérins ;
2° Pour tumeur de l’hypochondre droit.
Les douleurs sont pelviennes ; rétroversion avec salpingite double.
La tumeur date de 2 mois, lisse, régulière, allongée, grand axe oblique en bas et à droite, se termine en bas dans la partie supérointerne de la fosse iliaque droite par une extrémité arrondie ; supérieurement elle se perd dans l’hypochondre droit sans qu’on puisse délimiter son extrémité. Les bords supérieur, inférieur et droit sont arrondis.
Cette tumeur est dure, de consistance égale et d’abord elle donne la sensibilisation d'un rein augmenté de volume. Quand on la refoule de gauche à droite et de droite à gauche, on peut ramener son extrémité inférieure franchement dans la fosse iliaque droite. Îl semble
inéd
que dans ces mouvements, la tumeur oscille autour d’une insertion répondant au bord externe du grand droit. Le rein est en place. Pas de troubles urinaires.
23 août 1892. Laparotomie : Vésicule libre par son fond. Près du col un petit repli péritonéal l’unit à la face inférieure du foie. Calculs dans le cystique que l’on fait tomber en appuyant d’arrière en avant. Ligature sur le cystique. Suture de la collerette péritonéale à l’angle supérieur de la plaie. Guérison suivie un an.
Analyse du liquide: Liquide transparent filant, 300 grammes. Neutre. Nisucre, ni albumine, ni pigments biliaires, ni chaux. NaCI en quantité notable. Traces de phosphore. Ensemencements stériles (Gilbert). |
Obs. CXXVIII. — OZENNE, Journ. Méd., Paris, 1902, p. 416.
Femme, 47 ans. Manifestations arthritiques dans l'adolescence 1895, gastralgie avec retentissement apparent du côté du foie. Constipation.
Avril 1897. Subite douleur dans le flanc droit et l'hypochondre que la pression réveille surtout à la partie supérieure de la fosse iliaque. Atténuation de ces douleurs au bout de quelques jours. Mais une tuméfaction se développe dans le flanc droit. Les douleurs reparaissent. Pouls rapide, pas de température.
23 mars 1897. P.: 120. T.: 37°1, face plombée, soif vive, respiration courte, ventre ballonné, sonore et souple à gauche, mat, résistant, sensible à droite. Tumeur descendant jusqu’à 2 travers de doigt au-dessus de l'arcade crurale, remontant jusque près du foie, séparée de lui par 2 travers de doigt de zone sonore, fluctuante, semble faire corps avec la paroi abdominale dont elle ne pouvait être isolée, ne suivant pas l’ascension du foie dans les mouvements respiratoires. La paroi abdominale n’est ni rouge, ni œdématiée. Douleur vive à la pression. Rien dans les urines. Rein droit en place.
Diagnostic : Kyste hydatique du foie et de la paroi abdominale.
Appendicite suppurée. 2 2% mai. Incision latérale courbe (Roux),
Paroi de la poche peu épaisse, friable. 4 litre 1/2 de liquide blanchâtre, dans lequel nagent des flocons nuageux semblables à des hydatides. On reste convaincu de l'existence d'un kyste hydatique de la paroi bien que la sonde cannelée remonte à 15-20 centimètres vers le foie. Un trajet fistuleux persiste,
2° opération. On découvre le trajet fistuleux qui conduit à la vésicule. Calcul dans le col de la vésicule à l'entrée du cystique. Libération d’une anse intestinale adhérente à la poche. Cholécystectomie partielle par suite d’adhérences au foie. Drainage à la gaze, puis au drain.
4° jour. Abcès stercoral, perforation de l'anse libérée. La perforation se ferme spontanément. La fistule biliaire est obstruée à la 6° semaine. Cicatrisation de la plaie au bout de 2 mois 1/2. Guérison maintenue.
Examen histologique : Tumeur vésiculaire nette, formée aux dépens de la tunique externe. Calcul formé de cristaux transparents à teinte blanc rougeâtre, de la grosseur d'une olive. P. : 4 grammes. Cholestérine.
Obs. CXXIX. — DELBET, Société analomique, 1° mars 1907.
Femme, 38 ans. Rien dans les antécédents. 28 janvier 1906 : Douleurs vives, brusques, dans le flanc droit le soir après le repas avec vomissements alimentaires. 29 janvier : Les douleurs reviennent par crises et les vomissements sont franchement bilieux. Constipation absolue. Pas de fièvre. Pouls lent. Vive douleur à la pression du flanc droit. Pas d’ictère. Diagnostic probable d'après Prévot de Chauny :
a) Appendicite à siège anormal.
b) Rein mobile avec crise d'étranglement.
Diète ; opium ; les accidents continuent toujours sans fièvre. Maximum douloureux au-dessous des fausses côtes. Appendicite éliminée. Purgation. Constipation disparaît. Mais la douleur persiste, sourde et continue. Bientôt apparaît, s’allongeant le long du bord externe du grand droit, une tumeur lisse, régulière, bien circonscrite
et rénitente,
. 10 mars 1906, Vésicule du volume du poing, descendant dans le flanc droit. Pas d'ictère. |
8 avril 1906. Laparotomie. Ponction : 300 grammes de liquide visqueux, filant comme de la gomme, 64 calculs allant du volume d'un pois à celui d’une bille, taillés à facettes, libres, sauf les deux derniers qui, enclavés dans le col et placés dans le recessus qui marque l’origine du cystique, étaient fortement enclavés. Les voies biliaires principales sont libres. La vésicule est marsupialisée et drainée. Le deuxième jour, la bile coule. Le 20° jour, le drain est enlevé.
Guérison sans fistule.
Obs. CXXX. — Pr PorLossox (In Th. de G. CoTrE, obs. 4).
Femme, 23 ans. Entre pour fausse couche. Tumeur dans le flanc droit de la grosseur du poing, rénitente,sur laquelle la malade n'attire pas l'attention.
Diagnostic par un médecin lan auparavant : kyste de l’ovaire. Tumeur arrondie, très régulière, de consistance partout égale. Dans le décubitus dorsal, toujours à droite de la ligne médiane occupant à la fois l'hypochondre, le flanc droit et la région ombilicale ; limite inférieure à 2? centimètres au-dessous de l'ombilic. Très mobile, se déplaçant dans tous les changements de position de la malade. A la palpation, on pouvait également l’amener progressivement aux extrêmes limites latérales de l’abdomen et à gauche notamment on pouvait la refouler jusque dans la région splénique. Dans la position de Trendelenburg, la tumeur gagnait l’épigastre et elle se cachait en grande partie sous les fausses côtes. On sentait très bien le rein droit indépendant de la tumeur. La percussion révélait une zone sonore. entre la matité hépatique et la matité de la tumeur. Il ne s'agissait pas d’un kyste de l'ovaire, le pelvis était entièrement libre. De même, l'absence de signes urinaires et la perception très nette du rein permettaient d'éliminer l'hypothèse d’une tumeur rénale ou d'une hydronéphrose. La malade ne dit qu'après l’opération qu’elle avait eu 4 ans auparavant des crises gastriques violentes avec vomissements, Aussi, cette notion n'étant pas connue avant l’in-