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tervention, la malade, d'autre part, n’ayant jamais eu d'ietère, on avait éliminé la possibilité d’une tumeur vésiculaire et on avait pensé qu’il s'agissait probablement d'un kyste de l'épiploon. ,
‘27 avril 1908. Laparotomie : Grosse vésicule, appendue au foie par’ un long pédicule et séparée de son bord antérieur par le côlon transverse. L'exploration du pédicule permet de sentir deux calculs dans la première portion du cystique qu’on fait refluer vers la vésicule. Voies principales libres de tout calcul.
Cholécystectomie sous-séreuse.
Suites immédiates excellentes.
Obs. CXXXI. — Deons. In Th. Corre, obs. 10).
Femme, 44 ans. Entrée : 24 octobre 1905. Jamais eu d’ictère, Il y a deux mois, une crise de douleurs épigastriques avec vomissements. Léger amaigrissement.
Tumeur paramédiane droite, située au-dessous du foie qui est abaissé aussi, ainsi que l'estomac. On pourrait penser à un néoplasme pylorique, mais on ne trouve pas de résidu au lavage de l'estomac et par l’insufflation stomacale la tumeur ne bouge pas.
Laparotomie : Grosse vésicule biliaire. Ponction: Liquide muqueux, 300 à 400 grammes, 30 à 40 calculs. Les tuniques vésiculaires sont très épaissies, aussi se décide-t-on à une ectomie sous-séreuse. Mèche.
Guérison rapide,se maintient en 1908. Sur la pièce,cystique dilaté près du bassinet, rétréci près du cholédoque.
Obs. CXXXII. Th. Corr£, obs. 16).
Femme, 34 ans. Nombreux enfants. Après le dernier accouchement survenu il y a un mois, la malade a ressenti de violentes douleurs dans le côté droit. Jamais eu d’ictère. Sur le bord externe du grand droit,tumeur réniforme donnant la sensation de ballottement. Pas de température.
Laparotomie : Grosse vésicule biliaire épaissie, dont la ponction ramène environ un demi-litre de liquide séreux. Elle contient en outre
7 à 8 calculs taillés à facettes et qui oblitéraient le cystique. La vésicule adhérant au foie et au côlon,cholécystectomie sous-séreuse en enlevant le cystique jusqu'au cholédoque. La cavité sous-séreuse est marsupialisée par suture de son ouverture à la paroi abdominale. Mècbe.
5 juillet. Sortie. Guérison maintenue jusqu'en 1908.
Obs. CXXXIII. — Luis BorrTaro, Rev. med., juin 1909.
Femme, 37 ans. Antécédents héréditaires nuls. Troubles gastriques dans le jeune âge. Pas de douleurs hépatiques. Pas d'’ictère.
Il y à un an, première attaque de coliques hépatiques. Douleur épigastrique. Sensibilité nette à la région vésiculaire avec irradiation dans l'épaule droite et dans le dos. Ictère par rétention. Nouvel accès en septembre dernier.
27 janvier dernier, crise aiguë de 4 jours calmée par la morphine et reparaissant dès que le médicament cesse d'agir.
Hôpital, 1° février. Altération des traits. Teinte ictérique. Matières fécales moins colorées que normalement. Urines abondantes. Tuméfaction hépatique et vésicule se dessinant nettement à travers la paroi. Le foie descend à trois travers de doigt au-dessous du rebord costal. Vésicule de la grosseur d’une orange, ronde, tendue, un peu sensible. La palpation attentive du bord hépatique permet de constater qu’il s’'amincit et plonge sur la vésicule, se mobilisant légèrement avec elle. À l'opération nous avons pu vérifier notre diagnostic et contrôler la formation d’un lobe de Riedel. Foie très sensible ne permettant guère l'exploration. Température ne dépasse pas 38°.
La dimension anormale de la vésicule, sa sensibilité conduisent au diagnostic d'hydropisie. Les phénomènes aigus correspondent naturellement à des lésions des voies biliaires principales.
3 février. Lobe de Riedel. La vésicule est libre d'adhérences à sa partie supérieure. Ponction : 450 centimètres cubes de liquide sirupeux et grisätre. Présence de calculs variés dans l'intérieur. Un calcul dans le col ; il est enlevé par l'incision longitudinale du bord inférieur suivant la méthode de Delagenière. Il est très faible, se
fragmente à l'extraction, de coloration blanchâtre, nettement formée de cholestérine. Les parois sont épaissies. Muqueuse épaisse, granuleuse, rouge sombre. Malgré le retrait du calcul, il ne s'écoule pas de bile par le cystique. Gros calcul enclavé dans l’hépatique vers sa naissance. Le cholédoque est entièrement libre. Hépaticotomie. Calcul de la grosseur d’une amande taillée, à facettes. Cholécystectomie. Drain dans l’hépatique latéralement, donne les trois premiers jours beaucoup de bile. Suppression le 5° jour. 24 jours après l'opération IC trajet est fermé.
Obs. CXXXIV. — Sozier, /tev. Soc. méd. argent., Buenos-A yres, 1908.
Femme, 25 ans. Vers 18 ans elle eut des céphalées violentes avec crises gastralgiques et vomissements apparaissant irrégulièrement. Tous ces phénomènes se présentaient sans fièvre à intervalles variables. Pas de constipation. Pas de décoloration des matières fécales. En présence de cet état à marche lente, mais continue, le médecin pensa à de l’anémie. Pas d'amélioration par les médicaments.
Entrée à l'hôpital : 13 novembre 1907. Extrème faiblesse. [Intolérance gastrique absolue, Pas trop de douleur. Peau et muqueuses peu colorées. Pouls irrégulier, mais fréquent (96). Foie normal. Pas d’ictère, n’en a d’ailleurs jamais eu. A la palpation de l’abdomen, on constate une tumeur du volume d’une mandarine, mobile en tout. sens, très peu douloureuse. Cette tumeur que l’on sent attachée au flanc droit par un large pédicule fait penser à un rein sorti de sa loge, Urines acides. D, — 1,020, Urée 10,26. Eléments normaux. Vestiges d’indican. Peu de leucocytes. T. 37°,
Diagnostic : Rein mobile. Néphropexie le 7 décembre.
La malade est améliorée de ses troubles digestifs.
Nouvel examen : On retrouve dans l’hypochondre une tumeur qué l'on pense dépendre de l'épiploon, elle se mobilise dans tout le ventre, descend jusqu'au pelvis, se cache sous les fausses côtes gauches et occupe l’une et l’autre fossé iliaque. Sa forme paraît un peu allon-
gée. En liberté elle a une tendance à occuper la ligne médiane à la Villard 8
hauteur de l’ombilic. L'examen gynécologique exclut toute lésion utérine ou annexielle. On trouve cependant une autre tumeur qui arrive à deux travers de doigt du pubis, lisse, ronde, occupant le côté droit du pelvis, mais sans avoir aucune relation avec la tumeur flottante. Le toucher donne l'utérus dévié à gauche et en arrière. On ne sent ni les trompes ni les ovaires. La tumeur occupe la place des annexes droits, de la grosseur d’un petit poing, enclavée, peu mobile.
Diagnostic : Kyste intraligamentaire avec la possibilité de grossesse extra-utérine malgré la persistance des règles. On se propose d'enlever les deux tumeurs.
Opération : Tumeur gris verdâtre, libre complètement, qui est la vésicule biliaire. Décortication du péritoine. Ectomie Vésicule de 20 centimètres de long sur 5 à 6 de diamètre. 20 calculs de grosseur Variable et environ 250 grammes d’un liquide opaque, gris, légèrement visqueux.
Utérus bicorne quasi-didelphe sain, comme les annexes.
Le collet de la vésicule est fort délié, 3 mill. 4/2.
Guérison absolue.
Obs. CXXXV. — Sorer, fev. Soc. méd. argent., Buenos-Ayres, 28 avril 1908, obs. 2.
Femme, 38 ans. Sœur a eu des coliques hépatiques. A 14 ans, avant l'apparition de ses règles, elle eut un ictère qui dura un mois et quelques attaques de paludisme. Deux accouchements prématurés à 32 et 36 ans. Une fausse couche de trois mois. Dès lors elle eut des vomissements bilieux dont elle ne s’inquiéta pas. Elle eut une teinte ictérique variable avec sensation de plénitude dans la région de la vésicule biliaire. Depuis 5 mois l’état empire.
Hôpital : Légère teinte ictérique. Ni fièvre ni constipation. Pas de décoloration des matières fécales. Urines rouges. Vomissements biliaires plus fréquents, plus importuns. Douleur fixe continuelle dans la région vésiculaire. A la palpation tumeur lisse, grosse, globuleuse, quelque peu mobile, qui tient l'hypochondre et le flanc droit, sensible
à la pression et franchement résistante. Pas de température. P. 84. Diagnostic : Lithiase biliaire avec hydropisie de la vésicule. Laparotomie : Cholécystectomie. Hécortication de la vésicule ;
ligature du pédicule et péritonisation. Drain (48 h.) auquel on substitue une mèche de gaze. Convalescence le 12° jour, La vésicule contenait 450 à 500 grammes d’un liquide gris blanchâtre. Grands calculs müxiformes, un du volume d’une noix dans le cystique. La grande capacité de la vésicule oblige à une décortication assez étendue pour pédiculiser et avoir le collet rétréci.
Obs. CXXXVI. — J. CourMonT, DURAND, CHALIER, Lyon Médical, 21 mai 1907.
Femme, 45 ans. 3 septembre 1906,Saint-Pothin. Antécédents héréditaires : rien. Antécédents personnels : Troubles gastriques depuis l'adolescence accrus à la suile de deux accouchements. Séjour de trois ans il y à 10 ans en médecine. Les douleurs épigastriques ont persisté. Depuis 3 mois, lassitude, jambes enflées.Quelques douleurs, mais peu nettes, dans le côté droit. Amaigrissement faisant des progrès marqués et,depuis trois semaines, presque tous les jours vomissements alimentaires ou bilieux. Assez bon élat général à l'entrée. Anesthésie pharyngée et cornéenne. Zones hystérogènes. Rien au tube digestif et à l’abdomen. Utérus latéroversé et douleur dans le cul-de-sac latéral droit,
{7 septembre. Malade tousse, crache, vomit. Sang d’origine indéterminée. Palpation de l’abdomen difficile. Estomac semble dilaté et descend jusqu'à l'ombilic.
30 novembre. Douleurs continues dans la région épigastrique,. Vomissements. Liquide vomi ne contient pas d HCI, mais de l'acide lactique.
6 novembre.Pas de fièvre, pas d’albumine.Muigrie de 8 kilogs depuis juillet. Kacies cependant coloré. Crachoir sang gelée de groseille. Pas de diarrhée. Vomissements persistent. À l’examen on constate seulement à la palpation l'existence d’une petite masse dure, arrondie, flottante au-dessous du foie.