‹ L'hygiène thérapeutique [electronic resource]Chapitre 13 sur 15 · PRESSION NORMALE · texte numérisé non relu

PRESSION NORMALE

Quantité d'air

à chaque mouv. respir.

en

cent, cubes.

Nombre

des mouvem.

respiratoires.

Quantité d'air

a chaque mouv. respir.

en

cent, cubes.

Nombre

des mouvem, respiratoires.

Respiration forte et profonde.

Respirations aussi fortes et

aussi rapides que possible.

Respirations aussi lentes et

faisant circuler aussi peu

108 O.NZIÈMIJ CONFÉRENCE.

Paul Bert, dans les expériences qu'il fitsur lui-même, a aussi noté celle augmcnlalion de la capacité pulmonaire. Ainsi, l'expiration la plus forte qu'il put faire fut de 3', 75; pendant le bain d'air comprimé, celle quantité s'éleva à 3', 99, ce qui correspond à une augmentation de 240 centimètres cubes, soit 6,9 pour 100. Chez son chef de laboratoire, Regnard, cette augmentation fut beaucoup plus considérable, puisqu'elle atteignit 450 centimètres cubes, soit H pour 100. Mais, comme le fait remarquer Bert, la valeur de la ventilation pulmonaire, c'est-à-dire la quantité d'air qui, pendant une minute, traverse le poumon, reste la môme, et cela se comprend si on se reporte aux expériences précédentes de von Vivcnot, qui nous montrent que si les inspirations sont plus profondes, elles sont plus rares.

C'est encore dans le travail de von Vivenot (1), et en particulier dans celui qu'il a publié dans les Archives de Vircliow en (885, que l'on trouve les indications les plus précises sur l'action de l'air comprimé sur la circulation.

Von Vivenot a constaté d'abord la diminution du nombre de pulsations; c'est ainsi que sur lui-même, avant d'entrer dans la cloche, le pouls radial donnait 79,3 pulsations par minute. Il s'abaissait à 75,3 dans la cloche, et cette diminution atteignait 71,66 à la fin de l'expérience, c'est-à-dire au bout d'une heure. De retour à la pression ordinaire, le pouls était encore à 72,41. Cet abaissement a été conslalé 375 fois dans les 423 observations recueillies par von Vivenot; 18 fois il n'y avait eu aucun changement, et 39 fois il y avait eu accélération. Le tracé spliygmographique est lui-même modifié; la ligne d'ascension diminue et elle est plus oblique. Vous pouvez d'ailleurs en juger par le tracé que je mets sous vos yeux (fig. 7).

(1) Von Vivenot, Virchoio's Archiv, Bd. XXXIV; Dcrlin, 18CS; p. 1515. (91. Traduit par Lorain, le Pouls, 1870.

DE l'aérotuéiupie. 169

La li^nc a montre le tracé à l'état normal; la ligne 6, le tracé quand la pression augmente dans la chambre, la ligne c, lorsqu'elle reste constante, et enfm la ligne d, lorsque l'individu revient à la pression normale.

Pour von Vivenot, cette lenteur dans le pouls et cette modification dans le tracé spliygmographique sont des efl'cts mécaniques et résultent de la pression de l'air sur la périphérie du corps.

Cette diminution dans le nombre des pulsations a été constatée par presque tous les auteurs, et l'une des observations les plus intéressantes est celle qui a été publiée par Marc, qui concerne un de ses confrères, le docteur Stachelauzen , atteint d'emphysème pulmonaire, et où est notée la diminution du pouls et des inspirations. Le tableau suivant nous montre bien cette double action.

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