C. Les œufs seront très peu cuits (crème
D. Les féculents seront à l'état de purée (purée de pommes de terre, de baricots rouges, de lentilles, revalescière), pâles alimentaires, nouilles, macaroni.
(1) Pnul Legendre, Dilatation de V estomac et fièvre typhoïde (thèse de Paris, 18Sf»).
E. Les légumes verts seront très cuits (purées de carottes, de navets, de petits pois frais, salade cuite, épinards, cresson cuit, haricots verts).
F. Les fruits seront en compote, sauf les fraises et le raisin. Comme pain, prendre du pain grillé. Pas de soupe liquide. Pour les boissons, prendre à chaque repas un verre et demi
(.'300 grammes) de vin blanc coupé largement avec de l'eau d'Alel; pas de vin pur ; pas de liqueurs. Ne jamais boire entre les repas.
Pardonnez-moi la forme un peu concise de cette énuméralion, mais elle pourra vous rendre des services quand vous aurez à tracer le régime des dilates.
J'ajoute, bien entendu, à mon traitement des cachets médicamenteux, dont voici la formule :
^ Salicylate de bismuth )
Magnésie anglaise ( Sa. 10 grammes.
Bicarbonate de soude )
En trente cachets médicamenteux.
Enfin, quand on a affaire à des dilatés constipés, ce qui est la règle, j'ajoute quelques légers laxatifs et ou particulier la poudre de réglisse composée dont voici la formule :
^Follicules de séné passées à l'alcool, réduites en )
poudre > m C grammes.
Soufre sublimé j
Fenouil en poudre j - 3 gpammes>
Anis étoile en poudre J
Crème de tartre pulvérisée 2 grammes.
Poudre de réglisse 8 grammes.
Sucre en poudre 25 grammes.
Prendre le soir dans un demi-verre d'eau une cuillerée à dessert de cette poudre.
Je complète mon traitement par l'hydrothérapie. Enfin le lavage de l'estomac n'est pratiqué que quand la dilatation est trop considérable.
En soumettant avec rigueur vos malades à ce régime alimentaire, vous améliorerez considérablement l'état de vos dilatés stomacaux et vous ferez disparaître la plupart des symptômes qui ont pour point de départ la gastro-ectasie, sans modifier pour cela beaucoup la distension du ventricule gastrique.
L'hygiène alimentaire chez les dyspeptiques est bien difficile Régime à fixer. Ce mot dyspepsie doit peu à peu disparaître du cadre a '"dans"1"0 nosologique et être remplacé par le nom de la maladie donteette lea dysPePsies-
dyspepsie est le symptôme; mais, comme je ne puis ici entrer dans tous les développements que mériterait une pareille question, je vous renverrai au traité des maladies de l'estomac que je prépare en ce moment.
Au point de vue exclusif du régime alimentaire, je divise les
dyspeptiques en trois groupes : les dyspepsies par exagération de
sécrétion du suc gastrique, les dyspepsies par défaut de sécrétion ;
et enfin, les dyspeptiques avec troubles sympathiques.
Dyspepsie par Pour les premiers, vous devez ordonner un régime, purement
de sécrétion du végétal, composé de féculents, de légumes et de fruits. Comme
sue gastrique. ])0jSS0[)5 vous ordonnerez le lait et permettrez quelquefois la
bière, mais jamais le vin.
Dyspepsie Pour les dyspeptiques par défaut de sécrétion, c'est la viande
par défaut de et le bouillon qui sont, à mon sens, les meilleurs peptOKènes.
sécrétion. x ' / 1 i o
Vous pourrez donc ordonner de la viande, mais sous une forme très assimilable, c'est-à-dire sous forme de poudre ou de pulpe. C'est ici que les appareils pulpeurs pourront vous rendre de grands services. Mais il faut être très ménager dans la quantité de viande que vous ordonnez et la proportionner exactement à la puissance digestive du malade que vous soignez. Vous pouvez ordonner le lait, qui augmente par la présence de l'acide lactique le pouvoir digestif de l'estomac. Vous pourrez vous servir aussi du mélange, vanté par Herzen, de bouillon et de lait. Comme le vin et l'alcool augmentent l'acidité du suc gastrique, vous autoriserez le vin ou bien encore l'eau additionnée d'un peu d'eaude-vie. Dans cette dyspepsie par défaut de sécrétion du suc gastrique, les peptones peuvent vous rendre quelques services lorsque les malades en supportent l'usage.
Dyspepsie Pour les dyspeptiques avec troubles sympathiques tels que le sympathiques, vertige stomacal, vous devez diminuer toutes les excitations qui résultent de l'irritation de la muqueuse de l'estomac et vous y arriverez en faisant de votre malade un végétarien, c'est-à-dire Régime en 'u' faisant un régime exclusivement composé de féculents, de végétarien. ]5gumes ct <]e fruits, et en lui donnant du lait comme boisson.
Comme vous le voyez, messieurs, j'attribue une importance considérable au traitement purement végétal dans un grand nombre de maladies de l'estomac; permettez-moi donc de vous indiquer ici comment je formule habituellement ce traitement.
Pour le pain, j'ordonne surtout de la croûte ou bien encore,
lorsque le malade peut le mâcher, le pain grillé que l'on trouve aujourd'hui dans le commerce;
Pour les féculents, je conseille les purées de pommes de terre, ht purée de haricots, la purée de lentille, la revalescièrc, la farine de maïs, la fécule de marron, le gruau d'avoine, le gruau d'orbe, les pâtes alimentaires, macaroni et nouilles; le tout accommodé au gras ou au maigre.
Pour les légumes, c'est aussi à l'état de purée que je les conseille: julienne en purée, purée de petits pois, salade très cuite, épinards, oscille, haricots verts.
Pour les fruits, ils doivent être cuits et pris en compote, sauf toutefois les raisins. Dans un pareil régime végétal, j'autorise les œufs, à condition toutefois qu'ils soient très peu cuits. Pour la hoisson, la bière me paraît préférable au vin dans le régime végétarien, et je termine maintenant cette leçon en vous disant quelques mots sur le régime alimentaire à suivre dans les maladies de l'intestin. Je ne m'occuperai ici que de la constipation et de la diarrhée, ce sont là surtout les deux maladies où le régime alimentaire intervient le plus heureusement. Commençons par la constipation.
La constipation peut être combattue heureusement par un Régime régime alimentaire approprié et l'on peut dire que c'est encore "^Ta^î™ le meilleur traitement de ce symptôme pour lequel vous serez c°nstipaLon. si fréquemment consultés.
En règle générale, il vous suffira d'augmenter les matières fécales pour déterminer les garde-robes, et comme ces dernières sont constituées par les déchets de la nutrition et en particulier par de la cellulose non attaquée par les sucs digestifs, c'est en donnant surtout des aliments contenant cette cellulose en certaine quantité comme le pain de son, les légumes verts, les salades, les épinards, les soupes à l'oseille, etc., que vous pourrez provoquer les garde-robes. Rappelez- vous à cet égard la curieuse observation de Voit qui a soutenu qu'en examinant les matières fécales déposées le long des routes, on pouvait juger de la richesse du pays; là où le paysan mange de la viande, les matières sont dures; là au contraire où la nourriture est purement végétale, elles sont molles et analogues comme aspect à la bouse de vache.
A ces herbes, à ces légumes verts, vous pouvez joindre quelques aliments qui jouissent de propriétés curatives. C'est d'abord
le pain d'épice, qui, pris en grande quantité, est très nettement laxatif, puis ce sont les fruits et en particulier le raisin. Dans la cure de raisin, dans la trauben- luire, la diarrhée est un des effets que l'on obtient à coup sûr; il en est de même de certains fruits, comme l'orange et le citron mélangés avec certaines eaux alcalines telles que l'eau de Vais et de Vichy.
Mais il est deux substances qu'on a surtout vantées dans le traitement de la constipation : "c'est la farine de moutarde et la farine de lin. Didier s'était fait le propagateur de la graine de moutarde blanche. Ce moyen qui eut une grande vogue autrefois paraît abandonné aujourd'hui. S'il avait l'avantage de déterminer souvent par sa présence des garde-robes, il avait aussi l'inconvénient de déterminer par l'accumulation de graines de moutarde dans l'intestin une véritable occlusion.
La graine de lin est un bon moyen que vous devez conseiller.
Il consiste, comme vous le savez, à verser une cuillerée à dessert
ou à bouche de graine de lin dans un peu d'eau, de la laisser
macérer pendant une heure et d'avaler le tout au moment du
repas. On peut, je le répète, arriver par tous ces petits moyens a
maintenir la régularité des garde-robes, et j'aborde maintenant
l'étude du régime alimentaire dans la diarrhée.
négime Au point de vue alimentaire, on doit distinguer les fluxabdo-
dans minaux déterminés par des affections de l'intestin grêle de
iarr ee. cgux qUj résultent de celles du gros intestin. C'est surtout avec
les premiers que l'hygiène alimentaire peut donner de bons
résultats.
D'abord établissons ce fait que, dans les diarrhées chroniques, le seul traitement efficace est un régime alimentaire approprié. Ce régime est absolument basé sur l'emploi des quatre moyens suivants : le lait, la viande crue, les peptones et les poudres de viande.
Le lait occupe ici la première place, et c'est par le régime lacté rigoureusement suivi que l'on vient à bout des diarrhées chroniques, et je n'en connais qu'une qui soit rebelle à ce traitement et d'ailleurs à tous les autres traitements, c'est la diarrhée tuberculeuse. J'ai dit rigoureusement suivi, car ici les infractions au régime exclusif du lait perpétuent la diarrhée au lieu de la guérir, et nous voyons bien souvent, chez les malades qui reviennent de l'extrême Orient, les tristes conséquences de ces infractions au régime lacté.
DU RÉGIME SPÉCIAL DANS LES MALADIES Dï l' ESTOMAC, 221
Le malade, se trouvant un peu mieux, abandonne le lait pour le reprendre sitôt que la maladie augmente d'intensité, la diarrhée se perpétue et le malade finit par succomber. Donc, régime exclusif au lait; puis emploi de la viande crue et des poudres de viande; je préfère de beaucoup la seconde à la première, mais il faut aller avec une extrême lenteur et proportionner les doses de viande crue et de poudre de viande à l'état de l'intestin.
Bazile Feris préférait les peptones à la viande crue et aux poudres de viande et il faisait prendre à ses malades les peptones unies au régime lacté. Je crois que vous pouvez aussi essayer ces peptones, puis alors augmenter peu à peu l'alimentation en vous guidant sur la digestiliilité des aliments que vous ordonnez.
De même que l'on a donné à certains aliments des propriétés laxatives, de même aussi on a attribué à d'autres aliments des propriétés constipantes. Je signalerai particulièrement le coing, les substances qui contiennent du tannin comme l'artichaut ; on a aussi pensé que le blanc d'oeuf pouvait être utilisé dans ce cas. Tous ces moyens sont absolument secondaires et ne jouent qu'un rôle effacé dans la cure de la diarrhée.
Pour la diarrhée de l'enfance, c'est encore le lait qui est le grand guérisseur et surtout le lait qui est approprié à l'âge de l'enfant, et toutes les fois que vous verrez se produire cette diarrhée verte chez vos petits malades, soyez persuadés qu'elle résulte soit de l'action du froid, soit des infractions au régime alimentaire.
ty est bien entendu que vous pouvez augmenter les propriétés constipantes du lait par l'addition de l'eau de chaux, et c'est là une des principales indications de cette eau calcaire.
Damaschino, Haycm et Lesage nous ont montré la nature microbienne de la diarrhée verte, de là cette nécessité de désinfecter tous les linges souillés de matières lorsqu'on veut éviter la propagation de cette diarrhée à d'autres enfants. Hayem (I) nous a montré les grands bénéfices que l'on retire dans cette diarrhée de l'emploi de l'acide lactique en solution à 2 pour 100,
(1) Hayem, Traitement de ta dyspepsie du premier âge et particulièrement de la diarrhée verte. Nature microbienne de cette diarrhée (Acad. méd., 17 mai 1887. — Bull, de thérap., t. CXII, p. 441).
222 quatorzii-::je conférence.
dont on donne une cuillerée à café à l'enfant un quart d'heure après la tétée.
Je terminerai cette partie de l'hygiène thérapeutique en consacrant une dernière leçon à l'étude du régime alimentaire dans les affections fébriles.
Messieurs,
S'il me fallait vous exposer dans tous ses détails l'histoire de l'hygiène alimentaire dans les maladies aiguës, cette leçon suffirait à peine à vous montrer les phases si diverses par lesquelles est passé ce grand problème d'hygiène thérapeutique. Je ne ferai donc ici que vous signaler les points principaux de cette histoire.
Pendant de longs siècles, la médecine suivit scrupuleusement Doctrine les règles que le médecin de Cos avait fixées d'une façon remar- 1'Pi'0C;auiue (jiiable, pour établir le régime dans les maladies aiguës. Dans le livre tout entier qu'il a consacré à l'étude de ce régime, Hippocrate s'exprime ainsi : « Sans doute, dit-il, en un cas où la faiblesse est le résultat de la douleur et de l'acuité de la maladie, c'est un grand mal de faire prendre en quantité de la boisson, de la tisane ou des aliments, dans la pensée que la débilité provient de la vacuité des vaisseaux ; mais il est honteux aussi de ne pas reconnaître qu'un malade est faible par inanition, et d'empirer son état par la diète. » Et il ajoute, avec beaucoup d'à-propos et de sens médical, les mots suivants : « Si un autre médecin, ou même un homme étranger à la médecine, venant auprès du malade et apprenant ce qui s'est passé, recommande de bien boire et de bien manger, ce que le médecin ordinaire avait défendu, il paraîtra avoir procuré un soulagement manifeste. Ce sont surtout ces cas qui dans le public font honte au praticien, car il semble que le premier venu, médecin ou étranger à la médecine, a pour ainsi dire ressuscité un mort (1). »
Galien, Celse, Aétius, Paul d'Egine suivirent, en les commen-
(1) Ilippocralo, Du régime dans les maladies aiguës, t. II, p. 317.
Théorie de Brown.
Ecole de Broussais.
tant, les préceptes hippocratiques, qui se re'sumaient en ces mois : « Quand la maladie est dans sa force, la diète la plus sévère est de rigueur. » Cependant celte abstinence n'élait pas complète, puisque la médecine hippocratique administrait à celle même période de la maladie cette infusion d'orge mondée qui a fait donner aux tisanes leur nom générique (de TCTiàâvVj, orge mondée). Quelques rares infractions furent faites aux règles hippocratiques : une des plus curieuses à coup sûr est celle de Petron, qui donnait à ses fébricitants de la viande, ce que Galicn d'ailleurs lui reprocha très vivement.
Mais vers la fin du dix-huitième siècle, en 1780, lorsque Brown eut fait paraître ses Elemenla medicinœ qui devaient révolutionner la médecine, la doctrine hippocratique fut modifiée au point de vue du régime dans les fièvres. Considérant presque toutes les maladies aiguës fébriles comme appartenant aux affections asthéniques, le réformateur écossais conseilla pour les guérir une médication stimulante et tonique, dans laquelle le régime alimentaire jouait un rôle important. Ces idées trouvèrent un terrain bien préparé en Angleterre, et en particulier en Ecosse, et nous voyons, longtemps après, Graves soutenir avec succès les idées de Brown et montrer les dangers de l'abstinence dans les fièvres; il considère même ce fait comme un point tellement important de sa carrière médicale, qu'il voulut, dit-on, que l'on inscrivît sur sa tombe que, pendant sa vie, il avait été un des plus ardents partisans de l'alimentation dans les fièvres.
En France, pendant de longues années, la doctrine de Brown resta lettre morte, la médecine physiologique de Broussais lui opposant une barrière infranchissable. Faisant dépendre toutes les maladies fébriles d'une irritation gastro-intestinale, le fougueux réformateur du Val-de-Gràce, plus sévère qu'Hippocrate, condamnait à une diète absolue tous les malades chez lesquels la fièvre se manifestait. Ignorant qu'aux périodes terminales des fièvres continues l'alimentation provoque une fièvre physiologique, comme l'avait bien fait observer Bordeu, Broussais remettait de. nouveau à une abstinence complète les pauvres malades qui éprouvaient à la suite d'une première alimentation le moindre processus fébrile; et l'on peut dire aujourd'hui, sans crainte de se tromper, que cette funeste doctrine appliquée avec rigueur fut désastreuse au point de vue de ses résultats.
Aussi, lorsque la médecine française se débarrassa du joug que l'école de Broussais lui avait imposé, elle modifia les règles absolues d'abstinence que cette école avait fixées dans le traitement des maladies aiguës fébriles, et, malgré les tentatives de Forget, qui s'éleva le plus vivement contre ces nourrisseicrs de fièvre, comme il les appelait, et qui écrivait naïvement qu'il y avait quelque chose de mieux à faire que de nourrir la fièvre, c'était de la guérir, la plupart des médecins montrèrent les dangers de l'abstinence dans les maladies fébriles ; on leur attribua, en particulier, les eschares si nombreuses que l'on observait chez les dothiénentériques.
Cette campagne fut menée avec une grande ardeur par Ma- Période rotte, Trousseau, Hérard, etc., et dans une remarquable discussion qui eut lieu il y a près de trente ans, en 1857, à la Société des hôpitaux, tous les médecins furent d'accord pour reconnaître la nécessité d'alimenter les malades atteints d'affections fébriles. Si Trousseau fut, par l'éclat de son enseignement et le charme de sa parole, le défenseur de cette alimentation, il faut reconnaître que Monneret(l) fut celui qui la prescrivit le plus hardiment. Il ordonnait de nombreux potages, de la limonade vineuse, du vin de quinquina et du vin de Bagnols, à ses typhoïsants, et cela jusqu'à leur faire prendre par jour plus de 6 litres de liquide.
Notons aussi que, quelques années auparavant, on avait accordé le prix Gorvisart à un travail de Duriau sur l'abstinence dans les maladies, et dont la conclusion était la suivante : « L'abstinence n'a aucune influence sur les maladies aiguës ; elle n'en modifie ni la marche ni les manifestations. » Jusque-là, l'observation clinique seule avait été mise en cause pour repousser ou admettre le régime alimentaire dans la cure des maladies aiguës fébriles ; mais, depuis, de nouveaux moyens d'investigation furent mis en œuvre, et nous allons voir ce qu'ils ont fourni à l'appui de l'une ou l'autre de ces opinions.
Pour mettre de la méthode dans mon exposé, nous allons, si vous le voulez bien, examiner les modifications qu'apporte le processus fébrile dans le fonctionnement du tube digestif et dans la nutrition.
(1) Monneret, De l'alimentation comme traitement curatif de la fièvre typhoïde [Bull, de thérap., 1860, t. LVIII, p. 97).
Etat du tube Pour le fonctionnement du tube digestif, tous les observateurs dîes6fièvrtsnS son^ d'accord Pour reconnaître que la fièvre modifie profondément les sécrétions du tube digestif. Dans des expériences faites sur les individus porteurs de fistules gastriques, on a constaté que l'un des premiers symptômes de cette fièvre était de diminuer dans de très notables proportions la sécrétion du suc gastrique et même d'altérer sa composition. Il en est de même aussi des autres sécrétions du tube digestif.
Mais le point le plus important, c'est que, lorsqu'on s'adresse à certaines fièvres, comme la fièvre typhoïde par exemple, ces modifications dans le fonctionnement de la muqueuse intestinale sont encore bien plus accusées. Dans cette maladie, en effet, tout le réseau des lymphatiques est pris ; les ganglions mésentériques sont enflammés, de telle sorte que le fonctionnement des chylifères est profondément perturbé, et que l'absorption des substances grasses émulsionnées et celle des aliments albuminoïdes peptonisés ne peut se faire dans la plus grande partie de l'intestin grêle et du gros intestin. Les boissons seules peuvent pénétrer dans l'économie par le réseau veineux de la veine porte. De la nutrition La question de la nutrition est tout aussi importante ; je ne îesflèvres Pu*s *c* ^ ce ProPos vous ^ve l'histoire de la fièvre ; mais vous savez tous que, par l'examen des urines d'une part, par celui des gaz de la respiration de l'autre, on est en droit d'admettre que l'hyperthermie fébrile résulte soit d'une désintégration organique plus active avec diminution des combustions, soit d'une exagération dans les combustions. La première théorie est adoptée par ceux qui prennent pour base la théorie cellulaire de la nutrition et qui considèrent l'urée comme un dédoublement des substances albuminoïdes ; la seconde théorie est professée par ceux qui admettent comme vraies les idées de Liebig et considèrent l'urée comme le résultat direct des combustions organiques.
Nous en avons d'ailleurs une preuve directe, lorsqu'on examine le .poids des malades. Dans une thèse fort intéressante, malheureusement incomplète, de Thomas Layton (1), vous trouverez des indications précieuses sur la perte du poids du corps dans les différents processus fébriles. Dans la fièvre typhoïde, cette perte
(1) Layton, Etude clinique sur l'influence des causes qui altèrent le poids corporel de l'homme adulte malade (thèse de Paris, 1868, n° 123).
moyenne serait par jour de 238s,672 ; pour la pneumonie, elle serait de 387e,6; pour le rhumatisme articulaire, de 375e, 8. Ces chiffres moyens n'ont qu'une valeur très relative ; ce qu'il aurait été important de connaître, c'est la marche de cette perte de poids dans le cours d'une fièvre continue. C'est ce que Thomas Layton n'a pas fait d'une façon positive, et je me permets de m'élever contre une de ses affirmations, que, dans les maladies fébriles aiguës, la perte de poids est uniformément descendante.
Vous savez qu'au point de vue clinique il n'en serait pas ainsi pour la fièvre typhoïde, où nous voyons le malade conserver, en apparence du moins, son embonpoint ordinaire, pour maigrir avec une extrême rapidité dans les premiers jours de sa convalescence. Les faits trop peu nombreux observés à l'aide de la balance par Lorain (1), ne permettent point déjuger définitivement cette question.
Aussi je me propose de reprendre cette question à l'aide de pesées faites journellement chez des malades atteints de fièvre typhoïde, et de comparer la température, la production de Purée et la diminution du poids. C'est là un travail de longue haleine, mais qui me permettra, je crois, de démontrer d'une façon positive que, dans la fièvre typhoïde, la dénutrition ne suit pas, comme le voulaient Monneret et Layton, une marche uniformément descendante ; qu'elle s'accuse, au contraire, d'une façon exagérée lorsque le processus fébrile disparaît.
Mais ce n'est là qu'un point de la question; il en est un autre Désintégration qui présente encore un plus grand intérêt, c'est de savoir ce que orsamciuedeviennent les produits qui résultent de cette désintégration organique. Ce point a été surtout fort bien étudié, tout récemment, par notre collègue Albert Robin (2).
A. Robin nous a montré que ces produits de désintégration s'accumulaient dans l'économie, de telle sorte que l'on trouve, dans le sang des typhiques par exemple, jusqu'à 7 et même 9 pour 100 de matériaux extractifs, tandis qu'à l'état normal ce chiffre ne serait que de 4 grammes à 4g,5 pour 100. Ces matériaux extractifs s'éliminent au dehors par les matières fécales, par les sueurs et surtout par les urines, et la gravité ou la
(1) Lorain, Température du corps humain, t. XI, p. 128, 135, 417.
(2) Robin, Leçons de clinique et de thérapeutique médicales, Paris, 1887, p. 33 et suivantes.
bénignité de la fièvre dépend de la plus ou moins grande facilité avec laquelle se fait cette élimination. Il y aurait même à certains moments des périodes de décharge, pendant lesquelles l'économie éliminerait de très grandes quantités de ces matériaux extractifs. Ce seraient là les crises que nous voyons se produire dans le cours de la dothiénentérie.
Mais ces matières extractives ainsi accumulées, et qui résultent de la désintégration organique, ne sont pas les seuls principes toxiques qui empoisonnent l'organisme des typhiques. Il faut y joindre les ptomaïnes et les leucomaïnes, qui résultent d'une part des phénomènes septiques dont le tube digestif est le siège, et, de l'autre, de la présence de micro-organismes ou de bacilles. Bouchard et Lépine nous ont bien montré par l'examen des urines des typhiques et de leurs effets toxiques la présence de ces différents produits. Ainsi Lépine nous a fait voir qu'à l'état normal les matières organiques n'entrent que pour 15 pour 100 dans la toxicité totale des urines, dans les urines fébriles, au contraire, ce chiffre s'élève à 45 pour 100. Résumé. De tout ce qui précède, il résulte donc, que dans les processus fébriles, et en particulier dans celui de la fièvre typhoïde, le tube digestif ne se prête pas à l'absorption des substances albuminoïdes d'une part et que, de l'autre, les produits de la désintégration organique s'accumulent dans l'économie et y produisent des phénomènes toxiques.
Alimentation Quel sera le rôle de l'alimentation en pareil cas ? Il sera des et'saiine. Pms limités, puisque les substances liquides seules et chargées de sel pourront pénétrer dans l'économie, tandis que les substances grasses et albuminoïdes trouveront dans les altérations des chylifères des obstacles nombreux à leur pénétration. Dans l'hypothèse que nous avons faite d'un individu atteint de fièvre typhoïde, les substances albuminoïdes et graisseuses seront fournies non pas par les aliments, mais par l'individu lui-même, qui mangera sa propre graisse et ses propres muscles.
Réduite à cette simple question de la pénétration de matières salines et aqueuses, l'alimentation n'en joue pas moins un rôle considérable dans le cours des maladies fébriles, mais à condition
Du bouillon et toutefois que ces aliments soient liquides. Le lait et le bouillon que l'on administre aux typhiques permettent d'introduire, d'une part, une grande quantité d'eau et, d'autre part, une très notable quantité de substances salines. Chez le typhique, comme l'a bien
nU RÉGIME ALIMENTAIRE DANS LES MALADIES FÉBRILES. 229
montré A. Robin, il y a une véritable inanition minérale résultant des pertes journalières en potasse, en acide sulfurique, en acide phosphorique et en chlorure de sodium, pertes qui se font par les urines et qui s'élèvent à 3 ou 4 grammes de chlorure de sodium, à le,50 ou 2 grammes d'acide phosphorique, à 2^,967 d'acide sulfurique et à 1^730 de potasse. Reportez-vous maintenant à l'analyse du bouillon que je- vous ai donnée dans l'une des premières conférences, et que je reproduis ici, vous verrez combien cette analyse répond bien aux pertes incessantes des typhiques en matières salines.
Eau 9808,600
Substance organique solide desséchée à 20 degrés dans le vide sec lGg,917
Sels solubles ; chlorhydrate, phosphate et sulfate de potasse et de soude 10 ,724 '
Sels très peu solubles ; phosphate de magnésie et de chaux 0 ,539
En sera-t-il de même du lait? Oui, dans une certaine mesure; par l'eau et les substances salines qu'il renferme, substances très analogues à celles du sérum, le lait répond très bien à l'indication d'une nourriture liquide et saline dans les maladies fébriles. Mais ce lait renferme en outre des albuminoïdes et des graisses. Quel rôle jouent ces corps? Agissent-ils comme aliments ou bien sont-ils rejetés sans être absorbés? Nous l'ignorons entièrement, et des expériences précises faites avec la balance entre les typhiques nourris exclusivement avec du bouillon et ceux soumis au lait, pourront nous permettre déjuger cette question. Pour moi, je crois que le lait n'agit dans les maladies fébriles que par l'eau et par les substances salines qu'il renferme.
Si les principes salins contenus dans les aliments sont propres à réparer les pertes salines incessantes du fébricitant, l'eau contenue dans ces mêmes aliments remplit un tout autre but. C'est de permettre d'éliminer au dehors par les urines les principes extractifs accumulés dans l'économie. Ce but sera rempli non seulement par les aliments aqueux, tels que le bouillon et le lait, mais encore par les tisanes, en tête desquelles nous devons placer la limonade, et cela non pas seulement à cause du goût agréable
De
la limonade.
Du vin
et de l'alcool
Méthode de Todd.
dû cette limonade, mais parce qu'on a attribué au citron des propriétés anti fébriles toutes spéciales.
Les médecins arabes, et en particulier Isach-Ibn-Amrem, ont signalé depuis bien longtemps l'action avantageuse de la pulpe du citron contre la fièvre, et Maglieri, qui a repris dernièrement ces expériences en Italie, affirme que la décoction de limon est égale, sinon supérieure, aux préparations de quinine. Sans aller jusque-là, on peut reconnaître que la limonade remplit un rôle utile en introduisant de l'eau et quelques principes salins chez les typhiques. Mais il est un point qui doit nous arrêter plus longtemps, c'est le rôle du vin et des alcools.
Le vin et l'alcool ont été appliqués depuis longtemps à l'intérieur à la cure des maladies aiguës, et dans les livres hippocratiques on insiste souvent sur l'emploi du vin comme médicament tonique. Mais il faut bien le reconnaître, ce n'est que depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire depuis le travail que Robert Bentley Todd a fait paraître en 1860, que l'on a employé d'une manière courante l'alcool dans le traitement des phlegmasies et dans celui des maladies fébriles. Todd, dans les propositions qu'il émet au sujet des maladies aiguës, soutenait que le rôle du médecin était de chercher les moyens les plus convenables pour soutenir la force vitale dans les maladies aiguës, celles-ci suivant une évolution naturelle vers la guérison. Pour Todd, le meilleur moyen de soutenir les forces était d'user de l'alcool.
Mon regretté maître Béhier fut un des propagateurs les plus actifs de la pratique de Todd, et bientôt en France les phlegmasies aiguës, telle que la pneumonie, furent toutes mises au traitement alcoolique. Jaccoud a donné à ce propos une statistique empruntée à Bennett, très favorable à cette médication ; sur 120 cas de pneumonie, la mortalité n'ayant été que de 3,10 pour 100. Elle s'élève à 7,4 pour 100 avec l'expectation pure et de 16 à 34 pour 100 pour les pneumonies traitées par la saignée ou le tartre stibié.
Cette même médication a été appliquée au traitement des fièvres. Fourrier (1), de Gompiègne, en 1873, nous a montré les bons effets qu'il avait obtenus par cette médication alcoolique dans le traitement de la fièvre typhoïde. De son côté, Burdel, de Vicrzon, nous a signalé les avantages du vin dans le traitement
(1) Fourrier, Bull, de thérap., t. LXXXV, p. 241 et 292.
de la fièvre paludéenne, et l'on a cité de curieux exemples d'individus atteints de lièvre intermittente rebelle à tous moyens de traitement, qui furent guéris par l'absorption de doses considérables d'alcool ; Todd avait observé des cas semblables. Aujourd'hui que l'enthousiasme qu'avait suscité à ses débuts indications
.. i • i des alcools
la pratique de Todd est un peu calme, on est unanime cependant dansiesfièvres à reconnaître les grands avantages de la médication alcoolique dans ces maladies fébriles aiguës. C'est surtout dans les formes adynamiques de ces affections que ces alcools sont indiqués. Ils donnent aussi d'excellents résultats aux deux extrêmes de la vie chez le jeune enfant et chez le vieillard. Chez l'enfant, comme l'a bien montré notre collègue Gingeot (1), l'alcool est remarquablement supporté, et donne les meilleurs résultats dans le traitement de la pneumonie; il en est de même chez le vieillard. Ajoutons enfin que l'alcoolique, lorsqu'il est atteint d'affections aiguës, voit apparaître des symptômes graves, si l'on vient à supprimer brusquement l'usage des alcools, d'où la nécessité chez lui de le maintenir au traitement institué par Todd.
Formes adynamiques des fièvres, âges extrêmes de la vie, habitudes alcooliques : telles sont les grandes indications de l'emploi des alcools dans les maladies fébriles.
Si tout le monde est unanime à reconnaître dans de pareils Action
ii «>,ii . t •;■ , • i, -,r physiologique
cas les bons enets de la médication tonique, cette unanimité cesse des alcools lorsque l'on veut expliquer quel est le mécanisme de cette action favorable. Les uns, comme Gubler, veulent voir dans l'alcool un médicament dynamophore, et qui agit dans les maladies fébriles en soutenant et augmentant les forces du malade. D'autres considèrent l'alcool comme un médicament antithermique qui abaisse la température et s'oppose à l'hyperthermie. D'autres encore soutiennent, comme A. Robin, que l'alcool s'oppose à la désintégration organique tout en augmentant la quantité d'oxygène inspirée ; d'autres enfin prétendent que l'alcool n'agit que comme un aliment.
Pour moi, qui ai grandement étudié cette question de l'action physiologique de l'alcool, je crois que toutes ces opinions sont vraies dans leur ensemble, et que l'alcool agit à la fois et comme aliment, et comme tonique, et comme antithermique, et que
(1) Gingeot, Traitement de la pneumonie des enfants par l'alcool (thèse de Paris).
c'est cette triple action qui explique ses effets favorables dans la cure des maladies aiguës fébriles. Pour moi, l'alcool est un aliment et, comme vous le savez, je soutiens l'opinion qu'il subit dans l'organisme une combustion plus ou moins complète ; mais cette combustion, il la subit au détriment dt, l'oxygène du sang, et par cela même il diminue les phénomènes combustifs et abaisse la température ; comme Fabien soutenu Marvaud, c'est un aliment d'épargne. Mais il agit aussi en nature sur les centres nerveux auxquels il communique des éléments de force et de tonicité, et, comme le voulait Gubler, c'est un dynamophore.
Pour pratiquer cette médication alcoolique, nous avons l'habitude dans nos hôpitaux de prescrire la potion de Todd; cette potion a, comme vous le savez, la formule suivante :
Cognac ou rhum 60 grammes.
Potion diacode 60 —
Dans la clientèle privée, je crois que nous avons tout avantage à repousser la potion de Todd et les différentes modification? qui y ont été apportées et de la remplacer par des vins alcooliques comme, par exemple, les vins d'Espagne, de Portugal ou de Sicile. Ces vins sont d'un goût plus agréable que la potion de Todd. Ils peuvent être naturels, ce qui n'existe jamais pour les eaux-de-vie du commerce, qui ne proviennent qu'exceptionnellement du vin.
En résumé, messieurs, comme vous le voyez, dans les maladies fébriles, et en particulier dans les fièvres typhoïdes, l'alimentation doit se composer de substances liquides renfermant, outre l'eau qu'elles contiennent, des principes salins, des principes toniques, et une très faible quantité de principes albuminoïdes.
Mais la rigueur dans ce régime doit surtout être observée aux périodes terminales de la fièvre typhoïde à ce moment où, la fièvre cessant, le malade entre en convalescence.
Pour réparer les pertes que cette inanition prolongée a fait subir à tout l'organisme, le malade est pris d'une de ces faims insatiables qui le font se jeter avec avidité sur tous les aliments qu'on lui présente ; il avale sans mâcher, réclamant toujours de nouveaux aliments. Ceux-ci, mal digérés, encombrent bientôt le tube digestif, et bien souvent cet encombrement produit une rupture intestinale accompagnée d'une péritonite mortelle, rupture d'ailleurs bien facile à comprendre quand on songe aux lésions
tlontd e'instin était le siège. C'est donc ici que votre surveillance doit être appliquée à modérer cette alimentation, à ne donner que des substances facilement digestibles, et sous un état qui permette leur prompte absorption ; puis peu à peu, à augmenter l'alimentation, à mesure que le malade marche vers une guérison définitive.
Mon excellent élève, le docteur Stackler, en mettant en usage une balance très sensible, construite par Redier, sur les indications de Hervé-Mangon, qui nous permet d'inscrire la courbe résultant des modifications journalières du poids du malade, a bien mis en lumière cette nécessité de régler l'alimentation suivant l'intensité du processus fébrile et je vous renvoie au travail si intéressant qu'il a publié sur ce sujet (1). Déjà l'année précédente, un autre de mes élèves, le docteur Gohin, avait abordé cette étude, mais d'une façon beaucoup moins complète (2).
Telles sont, messieurs, les indications que je voulais vous fournir sur l'hygiène alimentaire dans les maladies fébriles. J'en ai fini avec cette première partie de l'hygiène thérapeutique. J'espère que cette étude du régime alimentaire vous a offert quelque intérêt et qu'à chaque pas, dans votre pratique, vous aurez à appliquer les préceptes que j'ai formulés devant vous. Mais ce n'est là qu'une partie de ma tâche ; dans une autre série de leçons, nous compléterons cette étude de l'hygiène thérapeutique en nous occupant de la gymnastique, de l'hydrothérapie, de la balnéothérapie, de l'aérothérapie, de la climathérapie, et nous trouverons encore dans ces différents chapitres des points intéressants et offrant une utilité réelle.
(1) Stackler, Des indications thérapeutiques tirées de pesées journalières faites au cours de la fièvre typhoïde normale (Bull, de thèrap., 30 juin 1888, t. CXIV, p. 529).
(2) Cohin, Etudes sur les variations du poids du corps dans la fièvre typhoïde (thèse de Paris, 1887).
TABLE DES MATIÈRES
Albumine, 17.
— '(Digestibilité de F), 61.
Aliiumi?ioïdes[Com]iosït\on des substances), 17.
— (Digestion des substances), 18.
— (Rôle des substances) dans la nutrition, 19.
— (Principes) du lait, 34.
— (Principes) des aliments végétaux, 72.
Albuminurie comparée au diabète, 191.
— (Du traitement hygiénique de F), 193.
— (Fonctionnement de la peau dans F), 193.
— (Combustion des albuminoïdes dans F), 193.
— (Inhalation d'oxygène dans F),
— (Régime alimentaire dans F),
— i (Diète lactée dans 1'), 194.
— (Des repas dans F), 195.
— (Des œufs dans F), 196.
— (Des viandes dans F), 196.
— (De Foignon dans F), 196.
— (Des boissons dans F), 197.
Alcaloïdes, 23.
Alcools, 105.
— (Action toxique des), 105.
— (Action physiologique des), 110.
— (Modifications des) dans l'économie, 110.
— (Effets thérapeutiques des), 112.
Alcools dans les maladies fébriles aiguës, 230, 231.
— (Action physiologique des) dans les fièvres, 231.
Aliment (Définition de F), 16.
— complets, 33.
— azotés, 51.
— complexes, 51.
— (De la cohésion des), 52.
— végétaux, 71.
— (Composition des) végétaux, 71.
— amylacés, 73.
— féculents, 77.
— gras, 82.
— (Relation nutritive des), 117.
Alimentaires (Des principes) primordiaux, 15.
— (Division des principes) primordiaux, 16.
— (Ration), 116.
Alimentation dans les hospices,
— (Rôle de F) dans la production du travail, 123.
— et travail, 125.
— des tissus, 127.
Amidon des aliments végétaux,
— (Transformation de F) en sucre,
Apéritifs, 109.
Avoine (Farine d'), 76.
Azote (Pertes journalières d') chez
l'homme, 15.
.— fourni par les aliments, 125.
TABLES DES MATIERES
Beurre, 86.
— (Composition du), 87.
— bromo-iodé, 87.
Bière, 102.
— (Composition des), 101.
— de malt, 102. Boissons, 89.
— aromatiques, 96.
— alcooliques, 99.
— (Diète des), 112.
— dans l'albuminurie, 197.
— dans le diabète, 183.
Bouillon, 60.
— (Composition du), 61.
— (Rôle du) dans la nutrition, 61.
— (Préparations de), 62.
— de Darcet, 23.
Café (Applications thérapeutiques de), 98.
— (Préparations de), 98.
Caféine, 96.
— (Action physiologique et hygiénique de la), 97.
Cancer (Régime alimentaire dans
le) de l'estomac, 213.
Carbone (Pertes journalières de)
chez l'homme, 15.
— (Hydrates de), 24.
— fourni par les aliments, 125.
Carottes (Les) dans la gravelle hépatique, 172.
Caséine, 17.
Champignons t 79.
Chondrine, 22.
Céréales, 74.
Cidre, 101.
Constipation (Régime alimentaire
dans la), 219.
Crème (Composition de la), 87.
Crustacés, 6S.
Diabète (Pathogénie du), 175.
— léger, 178.
— moyen, 178.
-- grave, 179.
— (Les régimes alimentaires dans le), 179.
— (Régime exclusif dans le), 179.
Diabète (Régime adipo-carné dans le), 179.
— (Régime lacté dans le), 180.
— (Régime mixte dans'le), 180.
— (Du pain dans le), 181.
— (Des boissons dans le), 183.
— (Des aliments permis et défendus dans le), 183.
— (Des potages dans le), 185.
— (Des viandes dans le), 185.
— (Des légumes dans le), 185.
Diarrhée (Régime alimentaire dans
la), 220.
Diastase salivaire, 24.
Diététique (Définition de la), 11.
Digestibitité, 52.
Dilatation (Régime alimentaire
dans la) de l'estomac, 215.
Eau (Pertes journalières de 1') chez l'homme, 16.
— (Rôle de 1') dans la nutrition,
— (Composition de 1') potable, 87.
— calcaires, 92.
— (Micro-organismes des), 92.
— (Température de V) potable, 93.
— (Absorption de 1'), 94.
— (Action diurétique de 1'), 94.
— de table naturelles, 95.
— de Seltz, 95.
— de-vie, 105.
— de-vie de consommation, 108.
— (Rôle de 1') dans l'obésité, 136.
— sulfo-carbonée dans la dilatation de l'estomac, 215.
— de chaux seconde dans la diarrhée, 220.
Escargot, 67.
— (Composition de 1'), 67.
— (Propriétés thérapeutiques de l'),68.
Estomac (Maladies de 1'), 201.
— (Diagnostic des maladies de 1'),
— (Procédés d'étude des affections de F), 201.
— (Procédés chimiques dans les maladies de F), 201.
TABLE DES M ATI HUES
Estomac (Procédés directs dans les maladies de 1'), 202.
— (Régimes dans les affections de F), 210.
— (Régime alimentaire dans la dilatation de 1'), 215.
Fermentation lactique, 3S.
— butyrique, 40.
— putride, 40.
— alcoolique, 41.
Fibrine, 17.
Fièvres (Histoire du régime alimentaire des), 223.
— (De la nutrition dans les), 226.
— (Désintégration organique dans les), 227.
— (Du bouillon et du lait dans les),
— (De la limonade dans la) typhoïde, 230.
— (Du vin et de l'alcool dans la) typhoïde, 230.
Fromages, 40.
— (Analyse des), 40.
Fruits (Composition des), 81.
— (Rôle des) dans la nutrition, 81.
— (Des) dans le diabète, 186.
Galazyme, 42.
Gastrite chronique (Régime alimentaire dans la), 215.
Gastrique (Examen du suc), 198,
— (Procédés pour provoquer la sécrétion du suc), 205.
— (Présence de l'acide chlorhydrique dans le suc), 207.
Gélatinigènes (Substances), 22.
— (Rôle des) dans la nutrition, 23.
Glycémie physiologique, 24, 173.
Glycogénique (Fonction) du foie,
— (Théorie delà), 177.
Glycose, 24.
Goutte, 162.
— (Théorie de la), 163.
Goutte (Traitement prophylactique de la), 165.
Goutte (Hygiène alimentaire dans la), 165.
— (Aliments dans la), 165.
— (Boissons dans la), 166.
— (Des excréta dans la), 168.
Graisses, 25.
— (Absorption des), 26.
Gravelle urique, 169.
— oxalique, 169.
— (Hygiène alimentaire dans la) oxalique, 171.
— alcaline, 171.
— hépatique, 171.
— (Hygiène alimentaire dans la) hépatique, 172.
— (Des carottes dans la) hépatique, 172.
Homard, 68.
— (Composition du), 68.
— (Valeur nutritive du), 68. Huile de foie de morue, 83.
— (Composition des), 84.
— (Administration des), 85.
Huître (De F), 66.
— (Composition de l'eau de F),
Hygiène thérapeutique, 1.
— (Histoire de F), 1.
— (Rôle de F), 13.
Inanition, 131.
Inorganiques (Les principes), 27.
Kéfyr, 41.
Koumys, 41.
Lait, 33.
— (Composition du), 33.
— (Des albuminoïdes du), 33.
— (Variations de composition du),
— (Des) médicamenteux, 36.
— (Des) pathogènes, 37.
— (Des) fermentes, 38.
— (Des petits), 38.
— (Cure du petit-), 39.
— (Digestion du), 44.
Lait (Cure de), 45.
TABLE DES MATIERES
Lait (Applications thérapeutiques du), 46.
— (Injections intraveineuses de),
— de poule, 49.
— fermenté dans la gastrite chronique, 211.
— dans la diarrhée, 214.
Légumes féculents, 77.
— herbacés, 79.
. — mucilagineux, 79.
— acides, 80.
— dans le diabète, 184.
Légumine, 88.
Lentille, 78.
Maigreur (Traitement de la), 149.
— (Variétés de la), 149.
— (Pathogénie de la), 150.
— (Traitement pharmaceutique de la), 150.
— (Hygiène dans la), 151.
— (Exercices dans la), 151.
— (Alimentation dans la), 151.
— (Alimentation forcée dans la),
— (Gavage dans la), 153.
Maïs, 76.
Malt (Bière de), 104.
Maltines, 102.
Moule, 67.
— (Action toxique des), 67.
Mytilotoxine, 67.
Nutribilité, 52.
Nutrition (Théorie cellulaire de la),
— (De la) dans les fièvres, 224.
Obésité (Hygiène, alimentaire dans Y), 133.
— (Etiologie de Y), 133.
— (Formes de Y), 134.
— (Traitement de 1'), 135.
— Traitement de Dancel, 136.
— Traitement de Banting, 136.
— Traitement de Ebstein, 338.
— Traitement de G. Sée, 140.
— Traitement de A. Bobin, 141.
Obésité (Exercices dans 1'), 143.
— (Purgatifs dans l'j, 144.
— (Eaux alcalines dans 1'), 144.
Œuf, 48.
— (Composition de 1'), 48.
— (Des) en thérapeutique, 49.
— (Des) dans l'alûuminurie , 196.
Oignon dans l'albuminurie, 196.
Organiques (Les principes), 16.
— (Principes) azotés, 17.
— (Principes) non azotés, 24.
Osséine, 22.
Pain, 75.
— dans le diabète, 178.
Pancréatique '"(Suc), 24.
Peptones, 18.
— (Béactions des), 18.
— (Application des) à la thérapeutique), 21.
Peptonisation, 18.
Phosphates, 28.
Phthisie (Contagion de la), 12.
— (De la suralimentation dans la),
Poisson dans la nutrition, 64.
— (Composition des), 64.
— (Valeur nutritive des), 65.
— (Action de la chair des), 65.
Poiré, 101.
Potages dans le diabète, 185.
Protéine, 17.
Ptyaline, 24.
Raisin (Cure de), 82.
Ration alimentaire, 115.
— (Bases de la) alimentaire, 116.
— des soldats, 117.
— d'entretien, 120.
— de travail, 120.
Régime insuffisant, 131.
— surabondant, 149.
— alimentaire dans la goutte, 165.
— alimentaire dans le diabète ,
— alimentaire dans l'albuminurie,
— alimentaire dffns les maladies de l'estomac, 210.
TABLE DES MATIERES
Régime alimentaire dans le cancer
de l'estomac, 213.
Régime alimentaire dans l'ulcère
de l'estomac, 214.
— végétarien dans las dyspepsies,
Saccharine, 188.
Salins- (Des principes), 1G.
Sang, 62.
— dans la nutrition, 63.
— (Du) en thérapeutique, 63.
Sels, 27.
Sodium (Chlorure de), 27.
— (Rôle du) dans la nutrition, 27.
Soya, 88, 187.
Suralimentation, 153.
— (De la) dans la tuberculose,
Todd (Potion de), 232.
Ulcère de l'estomac, 214.
— (Régime alimentaire clans Y) de l'estomac, 214.
Urée, 155.
Urée (Origine de 1'), 156.
-r (Influence du régime sur la production de 1'), 155.
Urique (Acide), 156.
— (Origines de l'acide), 156.
— (Diathèse), 157.
Viande (Pulpeurs de), 53.
— (Composition des), 56.
— (Préparations des), 57.
— rôtie, 57-.
— crue, 58.
— (Emploi thérapeutique de la) crue, 58.
— (Poudres de), 59.
— (Digestion des), 63.
— (Des) dans le diabète, 185.
— (Des) dans l'albuminurie, 196.
Vin, 99.
— (Richesse alcoolique des différents), 97.
— liqueurs, 101.
— rouges, 101.
— blancs, 101.
— mousseux, 101.
Vinage, 101.
Paris. — Typographie A. Hennuyer, rue Darcet, 7.
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