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'hygiène intime i5u corps.
lotions et bains.
beauté et fermeté des chairs.
EUX fois, par jour, rhomme doit lotionner son visage, ses mains et ses pieds, ainsi que sa région ano-génitale. Ces lotions se feront le matin au lever et le soir au coucher. Théoriquement, Teau chaude est meilleure pour la propreté, parce qu'elle dissout mieux les corps gras et les impuretés du tégument externe, et nettoie, en un mot, mieux que Teau froide. Mais le lavage à l'eau froide est indispensable, pour endurcir contre les variations atmosphériques les parties inférieures
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de la surface cutanée qui sont habituellement exposées à l'air. L'aspersion ou l'afFusion, dans ce cns, en donnant à l'eau un mouvement qui lui permet d'entraîner les impuretés de la peau, doit être conseillée; avec l'habitude, on peut utiliser ainsi une quantité d'eau même limitée, dans une opération rapide et économique.
Pour les ablutions, le savon devient un auxiliaire des plus utiles. Instrument par excellence de la propreté, il déterge la peau en l'assouplissant, et en émulsionnant les particules graisseuses qui la souillent. Le savon dit de Marseille est préférable au savon noir, qui mousse difficilement. Il faut, du reste, avoir soin d'éviter, pour la peau fine du visage, les savons mous ou noirs, qui sont à base de potasse et dans lesquel l'alcali, toujours en excès, joue un rôle irritant, qui peut causer au tégument externe des inflammations et des gerçures, parfois même des éruptions durables.
Toutes les semaines, ou au moins tous les quinze jours, l'hygiène commande un bain général de nettoyage ou de propreté, bain
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tiède entre 28 et 32° centigrades. Le bain, préconisé par tous les législateurs, est indispensable à la santé : « J'abandonnerais l'exercice de la médecine, a écrit justement Percy, si l'on m'interdisait l'usage du bain. »
L'action du bain réside dans le nettoyage de la peau, dont l'épiderme, imbibé et ramolli, se détache, entraînant dans sa chute les souillures dont il est revêtu. Il existe des bains simples, des bains composés, de mer, sulfureux, ammoniacaux : mentionnons le bain alcalin^ très utile pour décrasser certains épidermes gras ; les bains de son^ à' amidon , de gélatincy qui assouplissent, en le détergeant, le tégument externe. Le bain froid ne contribue qu'imparfaitement à la propreté cutanée, à moins qu'il ne soit pris fréquemment, ou aidé de frictions savonneuses.
Le bain tiède savonneux est excellent pour la conservation de la beauté épidermique. On peut y ajouter du son, de l'amidon ou de la gélatine (500 à 1000 gr.) s'il y a indication d'augmenter l'onctuosité du tégument externe. Le bain de gélatine, ou de colle de poisson
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s'applique surtout aux peaux rugueuses, aux peaux qui vieillissent^ à celles qui sont le siège de démangeaisons ou de chaleur.
, Les bains alcalins (300 gr. de carbonate de soude) et sulfureux (100 gr. de sulfure de potassium) dissipent les efflorescences cutanées, boutons, desquamations superficielles, etc.
Leur application est d'ailleurs, étroitement subordonnée aux indications du médecin.
Les frictions et massages doivent toujours suivre la balnéation tiède : d'abord, ces pratiques facilitent la réaction générale ; ensuite, elles excitent le bon fonctionnement de la peau et la nutrition normale du tissu cellulaire *.
Les bains de plantes aromatiques, d'eau de Cologne, de teinture de benjoin, d'essences de thym ou de wintergreen, de borate de soude (100 gr.), etc., sont excellents pour combattre hygiéniquement les sécrétions exagérées et odorantes de la peau. Les bains de
* Voir : D' E. Monin : La Santé par l'exercice et les agents physiques : chapitre du Massage,
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glycérine (500 gr.) tonifient et adoucissent la peau.
Lis bains chalids, les bains russes et les bains de vapeur sont généralement plutôt défavorables à la beauté féminine. L'hydrothérapie également, parce qu'elle perturbe l'innervation vaso-motricedu tégument externef Les bains de mer, surtout lorsqu'on en fait abus, agissent de la même manière que l'hydrothérapie, dont ils ne sont, d'ailleurs, qu'une variété.
Nous ne parierons que pour mémoire des bains d^huile^ assez peu usités depuis la Laïs Corinthienne ; des bains de lait y vantés jadis par l'impératrice Poppée; des bains de fraises et framboises de madame Tallien ; des bains de champagney de notre contemporaine Blanche»
d'Antîgny, etc., etc. Ces prétendus talismans de beauté, tour à tour mis en un honneur passager, n'ont pas l'importance scientifique qui mérite la peine de les discuter : ce ne sont que ruineuses fontaisies de courtisanes aux abois.
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Pour avoir de belles mains, il fout éviter de les mouiller trop fréquemment, de les foire séjourner dans l'eau, et craindre les transftions brusques de température. Pour cela le port habituel de gants de peau souples et doux est absolument indiqué. L'usage du glycérolé d'amidon rend les mains douces et blanches, et ne présente pas d'inconvénient.
Les mains seront lavées, toutes les fois qu'il sera nécessaire (mais plutôt lorsqu'on rentre que lorsqu'on sort). On emploiera, pour ces lavages, de l'eau et du savon de bonne qualité, qui ne sera ni rance ni alcalin. Fréquemment, on nettoyera les ongles des mains avec un cure-ongles en os (et non en acier, parce l'acier feit des raies où s'accumulent les ma- *tières grasses et les poussières); après avoir fait usage du cure-ongles, on achèvera le nettoyage avec une brosse et du savon. (Voir au FormulairCy l'hygiène pratique des mains et des ongles.)
Pour entretenir la fermeté des chairs, les
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dames doivent éviter avec soin les vêtements trop chauds, fourrures, lits de plume, bains chauds trop souvent répétés. Il faut surtout répudier Tabus des bains de vapeur et des étuves sèches, qui semble assez s'introduire dans nos moeurs : n'oublions pas qu«, c'est à ces pratiques surtout que les médecins de Constantinople attribuent {et avec raisoriy c^^t Michel Lévy) la précoce décadence des femmc« turques. Les meilleures lotions pour la peau sont celles qui sont faites, matin et soir, avec de l'eau bouillie et refroidie. Pour la toilette intime, il faut employer les lotions humides avec l'infusion de thé vert; ou bien encore, avec la décoction légère de pétales de roses rouges et de racines de ratanhia concassées (15 gr. de chaque, à faire bouillir dans un litre d'eau). Cette dernière formule possède une action tonique, vivifiante et astringente à la fois pour les muqueuses. Elle vaut mieux que toutes les « eaux Jeanne-d'Arc » préconisées par les artifices variés de la réclame.
Pour avoir de beaux seins, il faut : prendre, à l'intérieur, des pilules de tannin et d'extrait
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de galéga (10 centigrammes de chaque, pour une pilule : 4 à 6 pilules par jour) ; et pratiquer, matin et soir, à l'aide d'un petit appareil électrique, la galvanisation modérée des mamelons. Telle est la méthode générale de traitement la plus efficace.
I'herpétisme
rHERPÉTiSME cst uii état constitutionnel, vaguement connu , mconiplètement décrit jusqu'à ce jour, et sur lequel le besoin d'un travail d'ensemble, nettement coordonné, se faisait vivement sentir. La tâche a été magistralement remplie par le docteur* Lancereaux, en ces derniers temps, et ce sont ses idées que nous désirons vulgariser ici pour nos lectrices, qui en tireront un profit* absolument pratique et certain. Car aujourd'hui, non seulement le médecin veut savoir ce qu'il fait : mais le malade demande aussi à savoir ce qu'on lui fait faire. Quittons donc, un ins-
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tant, le domaine de l'hygiène pour empiéter un peu sur celui de la médecine.
De tout temps, les médecins ont enregistré l'influence du système nerveux sur les maladies de la peau. Alibert et Cazenave ont parlé, maintes fois, des poussées eczémateuses provoquées par la colère ou la joie; des névroses et des névralgies coïncidant avec les affections cutanées. De nos jours, on a flécrit la symétrie de ces affections et les lésions microscopiques des nerfs de la peau malade ; les rapports intimes de la lèpre, de l'ichthyose, du zona^ etc., avtc les troubles d'innervation.
C'est en envisageant les affections cutanées comme les produits fréquents d'altérations nerveuses, que l'on a obtenu, à l'aide des courants électriques continus, certains résultats curatifs, notamment dans le vitiligOy affection caractérisée par la décoloration partielle de la peau et des poils...
Mais autre chose est d'être frappé par certains rapports évidents, par certaines coïncidences éclatantes, autre chose* de bien saisir les liaisons de ses rapports et de les rassem-
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bler sous l'égide d'une théorie scientifique. C'est à notre maître, M. Lancereaux, que rer viendra l'honneur d'avoir décrit deux phases dans l'évolution de l'herpétisme : l'une dynatnique, caractérisée par des troubles variés dans la santé, et l'autre matérielle^ caractérisée par des lésions plus ou moins profondes dans les organes.
L'herpétique est un indivicki stCy mince, nerveux, actif, intelligent et plein de volonté. Dans l'enfance, il a souvent effrayé ses parents par les accès nocturnes d'une toux aboyante, connue sous le nom de faux croup (la terreur insurmontable des mères et le triomphe facile du médecin). Dans l'adolescence, il a eu des saignements de nez, des insomnies, des angines granuleuses, des pertes séminales. Sou-* vent, il a présenté des troubles d'estomac, des varices, des hémorroïdes, et passé pour un anémique : banale appellation qui souvent ne sert qu'à déguiser l'embarras ou l'ignorance du médecîh ! Dans la suite, l'herpétique a des
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éruptions d'urticaire, d'eczéma ; il a des pellicules dans la tête, et devient chauve, en général, de très bonne heure, la calvitie occupant toujours d'abord, chez lui, le sommet de la tête. Les troubles dynamiques se continuent par la migraine, l'asthme. Puis viennent les lésions articulaires, le rhumatisme noueux, la gravelle; les artères durcissent, et le malade succombe, dans un âge souvent avancé, l'hypertrophie du cœur ou au ramollissement cérébral.
L'herpétique a des démangeaisons fréquentes, et parfois insupportables, — surtout aux changements de saison; sous la moindre influence, il contracte des névralgies de la face, des douleurs intercostales, lumbo-abdominales ou de sciatique. U souffre des viscères^ de l'estomac, de l'intestin, de la vessie (la femme sibufire de la matrice). Il est sujet à des accès d'éternuement spasmodique; à des palpitations du cœur et des artères; à des congestions et hémorragies, surtout par le nez et les poumons; à des sueurs profuses, et à la diarrhée fréquente.
Lherpétisme 5 3
On conçoit qu'avec tc^s ces troubles, l'herpétique' soit irritable et de mauvaise humeur. C'est dans cette diathèse que se recrutent, en effet, les hypocondriaques, ces malades toujours préoccupés de leur santé, incapables de voir les choses autrement qu'en noir, et toujours à Taffût de maladies imaginaires pour se les appliquer à eux-mêmes; ces sujets qui ont, comme le dit Maine de Biran, le triste privilège d'entendre grincer, à toute heure, les ressorts de leur machine 1
Mais les lésions matériellls de Therpétisme consistent surtout dans les diverses maladies de la peau; l'érythème, l'urticaire, le purpura, le lichen, 'le pityriasis, le psoriasis (ce type tenace et rebelle des affections sèches et écailleuses de notre écorce cutanée) ; l'eczéma (cette pierre angulaire de la dermatologie, cette reine des dermatoses humides et sécrétantes) ; l'herpès . (qui a donné son nom à l'herpétisme) ; le pemphigus, l'acné (qui
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couperose tant de jplis visages); l'iclithyose (qui fournit à la foire du Trône ses hommespoissons) ; les lésions des ongles, ulcérés, épaissis ou incurvés, — les altérations des poils, qui se dessèchent, blanchissent et tombent, etc., etc.. Les muqueuses sont également atteintes ; celles du nez, de la langue, de Tœil, de h. gorge, des bronches, de l'estomac, fournissent chacune leur contingent d'intéressantes lésions...
Le traitement de Therpétisme consistera, d'abord, dans h. prévention du mal. Or, comme le mal est souvent héréditaire, on aura soin de soumettre de bonne heure l'enfant soupçonné d'herpétisme à l'hygiène alimentaire que nous allons décrire ; il sera élevé au grand air et sévèrement astreint aux pratiques quotidiennes de la gymnastique et de l'hydrothérapie. Le régime et l'hygiène des herpétiques seront principalement nécessaires aux changements d'âges de l'année et
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surtout dans lentre-deux des saisons (comme disait Sydenham), c'est-à-dire au printemps et à l'automne. Au moment de la puberté, et chez la femme à Vâge critique^ époque où se perd ce qu'on a appelé la boussole de la santé féminine^ il faudra également redoubler de vigilance hygiénique.
Les herpétiques se trouveront bien des climats de montagnes. Ils éviteront avec soin les stimulants, et vivront dans la sobriété.
C'est, d'ailleurs, pour eux, une recommandation souvent oiseuse. Us sont sobres d'instinct, parce qu'ils ont l'estomac délicat et impressionnable, et aussi parce que le moindre écart de régime reflète traîtreusement sur leur peau ses apparents eflfets. Les acides, l'alcool, les fruits, les soupes, le café, et . surtout le bouillon gras, nuisent ordinairement à l'herpétique ; celui-ci s'abstiendra de salaisons, de viande fumée, de homard, huîtres, moules, crustacés, coquillages et poissons de mer: il fuira les assaisonnements de haut goût.
Il évitera le sarrasin, la tarte aux fruits, le
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pâté, les saucisses, le fromage fermenté, l'es sauces savantes, les salades, les épîces : tous ces aliments, ainsi que les noix, sont capables d'engendrer les boutons d'acné sur la face et dans le dos des herpétiques. (A propos d'acné, les herpétiques feront bien de suivre le conseil de Duncan-Bulkley, et d'éviter d'irriter leur peau par la flanelle.) Les herpétiques ont besoin de manger peu ; leurs viandes seront bien cuites, et le régime végétal prédominera sur leurs tables. Comme boisson, l'eau pure leur est mauvaise, parce qu'elle peut les prédisposer au purpura.
L'herpétique boira du lait, de la petite bière ou du vin très léger. Un repos au lit assez prolongé succédera à l'exercice et à l'acrtivité dans le grand air et le soleil ; les bains tièdes, le massage, les eaux minérales sulfureuses, . en bains et en boissons, compléteront l'hygiène de l'herpétique.
En fait de médicaments, le médecin prescrira le bromure de potassium, pour modifier la susceptibilité nerveuse ; l'iodure de potassium et les préparations arsenicales, pour
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guérir les lésions ; le sulfate de quinine, pour chasser les palpitations ; l'ergotine, pour éloigner les congestions et arrêter les hémorragies; la strychnine, pour vaincre les atonies, « etc., etc. L'opium, le chloral, les préparations d'iode et les salicylates rendent également, dans bien des cas, de signalés services. Enfin, Ton traitera, par les moyens externes appropriés, les diverses lésions accessibles du tégument externe ou des autres organes touchés par le génie herpétique.
Et surtout, n'omettons jamais la médication causale ! Combien d'eczémas rebelles l'auteur de ces lignes n'a-t-il pas* guéris par l'usage régulier du bicarbonate de soude à haute dose, intùs et extra I Combien de couperoses, datant de plusieurs années, ont cédé à un traitement de quelques semaines par l'ergot, la digitale et le fer !