HISTORIQUE
L'usage des bains froids et chauds remonte aux temps les plus reculés de la Grèce. Nausicaa et ses suivantes lavent leur linge dans le fleuve, puis s’y baignent ; Hélène prend son bain dans l’Eurotas. Homère nous dit que ses héros se délassent des fatigues de leurs combats par le bain chaud suivi d'onctions d'huile. Ulysse et Diomède, au retour de leurs expéditions, se plongent d'abord dans la mer pour débarrasser leur corps de la sueur, puis dans une baignoire ou oéau:vhos, longue cuve où le baigneur se tenait deboul tandis que des esclaves le lavaient et le frottaient.
Dans l'Odyssée, Homère nous décrit le bain de la façon suivante : On fait du feu sous un trépied sur lequel est posé un vase d'airain dans lequel chauffe l’eau qui sera versée dans la cuve. Dans cette cuve, le baigneur est lavé par une personne qui lui répand l’eau sur la tête et les épaules, puis le frotte et l'habille. En général, ce sont des femmes qui sont chargées de cette fonction et c’est ainsi que Ulysse est baigné par Hélène, Circé et Calypso. Pendant toute cette époque homérique, le bain et les onc-
tions sort considérés comme un délassement aux fatigues et la coutume veut qu'un hôte l'offre à ceux qu’il reçoit. Les gymnases, très simples à cette époque, étaient presque toujours voisins d’une rivière afin de permettre aux lulteurs de se rafraichir en prenant un bain.
À l'époque classique, le bain devient une mode ; c'est un luxe et un bien être, Ce ne sera que plusieurs siècles après Homère que son usage se répandra en Grèce, mais, tandis que les bains froids et la nata. tion font partie de la première éducation, l'usage des bains chauds, en dehors du gymnase est considéré comme un signe de mollesse ; aussi les anciennes lois d'Athènes ne permettaient-elles pas la construction de ces bains dans l’enceinte de la ville.
Au v: siècle, quand ces lois furent abrogées, la fréquentation des établissements de bains devint abusive; on prit l’habilude de se baigner tous les jours, au moins avant le principal repas qui terminait la journée, c’est-à-dire vers le milieu de l’après-midi. Certains venaient au bain deux, trois fois par jour et plus, et les oisifs et les débauchés s’y donnaient rendez-vous. Aristophane nous dit que les jeuncs gens les fréquentaient au grand détriment des mœurs. 11 y avait des bains publics ou Anuoëis et des bains privés ou lôta ; d’autres appartenaient à des entreprises particulières. La forme la plus habituelle des bains à Athènes à cette époque, consistait en une rotonde avec une cuve au centre ; une toiture de bronze la recouvrait afin d'empêcher qu'aucune
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