‹ L'hygiène des piscines autrefois et aujourd'huiChapitre 8 sur 16 · PRET · texte numérisé non relu

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souillure ne troublât la pureté de l’eau. Le baïgneur recevait debout la douche alimentée par l’eau d’une fontaine et il se frottait lui-même le dos et les épaules, puis des éphèbes lui faisaient les onctions d'usage. Les gymnases possédaient de ces sortes de bains douches.

Ce n’est que très tard que les Grecs prirent des bains chauds par immersion; ils se plongeaient d'abord dans des cuves (rus)0c ou uaxtpa) assez vastes pour que plusieurs personnes pussent s’y baigner ensemble, puis apparurent les Kolvufnüpa, sortes de grands bassins, parfois très profonds, dans lesquels vivaient des poissons et qui étaient alimentés par de l'eau vive; les baigneurs pouvaient y nager tout à leur aise, Ces sortes de bains étaient, les uns à ciel ouvert pour l'été, les autres fermés pour l’hiver. Platon dit que dans l’Atlantide (ce qui prouverait que l'histoire que nous essayons de reproduire ne pourra jamais être complète, l'Atlantide ayant existé au moins 6.000 ans avant notre ère historique); il y avait de ces bassins pour les rois et les particuliers, d’autres séparés pour les femmes, d’autres enfin pour les chevaux et les bêtes de somme.

Si nous avons dit que les Grecs considéraient les

bains comme un moyen de fortifier leur corps, il est juste de dire aussi que le beau sexe y voyait un

moyen de conserver et rehausser ses charmes.

À la période gréco-romaine, les bains prennent une grande place dans la construction des gymnases qui

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