‹ L'hygiène du neurasthéniqueChapitre 12 sur 76 · Gnlton, Rpvua ncienlifir/iie · texte numérisé non relu

Gnlton, Rpvua ncienlifir/iie

l’hygiène du neurasthénique

de travail. » Or la très grande majorité des écoliers des classes moyennes sont dépourvus de ces qualités exceptionnelles. Ils cessent tout simplement de travailler quand ils sont fatigués et poussent rarement le labeur jusqu’à la fatigue véritable. Ce n’est qu’à l’âge de seize, dix-sept et dix-huit ans, quand il s’agit de passer des examens ou des concours pour être admis dans une école spéciale, que les jeunes gens peuvent commettre de véritables excès de travail cérébral. Le surmenage dans la sphère des facultés intellectuelles se produit seulement par des elforts de volonté dont les enfants sont incapables (Charcot . Si donc l’on envisage dans sa totalité la population des lycées et collèges, on voit qu’elle échappe presque tout entière, malgré la surcharge des programmes d’instruction, à l’influence fâcheuse du surmenage intellectuel, et que seuls les adolescents en qui se sont développés la volonté et le sentiment d’un but à atteindre sont capables de se surmener jusqu’à un véritable épuisement nerveux.

La plupart des troubles du système nerveux qu’on observe chez les enfants, chez les écoliers de tout âge et que l’on a voulu mettre sur le compte du surmenage cérébral sont bien plus l'ellel des conditions d’hvgiène défectueuses dans lesquelles vivent les élèves soumis à la règle néfaste

des internats : la trop longue durée des études et des classes et parlant la sédentarité exagérée, le séjour prolongé dans une atmosphère viciée qui va s’altérant de plus en plus avec la durée du travail, les pratiques de l’onanisme, le défaut d’exercice physique, l’insuffisance des heures de sommeil. C'est d’ailleurs à celte conclusion que se sont rangés la plupart des neurologues qui ont étudié avec quelque soin la neurasthénie chez les écoliers des lycées et des collèges (liasse, Kraft-Ebing, Meynert, von Ilossling).

Surmenage moral. — Les passions dépressives, c’est-à-dire le chagrin, l’anxiété, les déceptions, le remords, l’amour contrarié, en un mot, tous les états de tristesse et d’inquiétude, voilà quelles sont le plus souvent les causes de l’épuisement nerveux.

Le surmenage moral, sous ses multiples formes, est à coup sûr le facteur le plus puissant et aussi le plus répandu de la neurasthénie. Nous avons noté qu'il associait presque toujours son influence toujours néfaste à celle moins active et plus incertaine du surmenage intellectuel et qu’une bonne part des méfaits attribués à ce dernier lui appartenait. On pourrait appliquer la même remarque aux autres causes de la neurasthénie de quelque nature qu’elles soient. Tous les médecins

qui ont l'occasion de voir un grand nombre de neurasthéniques, et qui prennent soin de s’enquérir des circonstances au milieu desquelles est apparue la maladie, savent qu’il est bien peu d’états d’asthénie nerveuse, à l'origine desquels on ne découvre quelque peine morale; on pourrait affirmer sans exagération que la plupart des neurasthéniques ont été plus ou moins touchés au point de vue affectif. Parmi les causes de passions dépressives, qui interviennent si souvent dans l’espèce, il faut citer surtout la mort des enfants, les deuils, les revers de fortune, les soucis de la vie matérielle. On conçoit aisément que les causes de ceL ordre exercent leur action dans toutes les classes de la société. Aussi la plupart des cas de neurasthénie observés dans les classes pauvres et notamment dans la clientèle hospitalière, qui échappe évidemment aux autres modes de surmenage cérébral, se rattachent-ils à celle origine.

Vie mondaine. — La vie mondaine doit figurer parmi les causes possibles du surmènement. Non qu’elle exige nécessairement une dépense exagérée d’activité cérébrale; mais elle expose ceux qui la mènent à des sources multiples de fatigue. Bien qu’elle soit surtout à la portée des oisifs, elle

laisse peu de temps pour les loisirs reposants du chez soi et pour les distractions calmes et réconfortantes du home. 11 n’y a pas, a-t-on dit, de gens plus occupés que ceux qui ne font rien; cet aphorisme est plus vrai que ne porterait à le penser son apparence paradoxale. On n'aura pas de peine à s’en convaincre en se représentant ce qu’est l’existence, dans le milieu parisien surtout, des personnalités lancées, comme on les appelle dans l'argot courant. Le mondain, la mondaine surtout, sont absorbés tout le jour par les exigences que leur imposent les conventions et le vain souci de leur réputation : les visites, les dîners, les bals, les soirées leur font une vie de continuelle contrainte, d’obligations sans répit. La mode, qui pour l’heure a introduit chez nous la tendance à copier les habitudes anglaises, et qui momentanément (car toute mode est passagère) a fait entrer dans les mœurs des gens select le goût des promenades au grand air et des exercices de sport dans la matinée, atténue, il faut le dire, dans une certaine mesure, les inconvénients sérieux d’un genre d’existence contraire à toutes les règles de l’hygiène. Elle les atténue, mais ne les supprime pas. Si l’on réfléchit aux conditions de la vie mondaine telle qu’elle se pratique chez nous (et M. Mclchior de Vogué a montré qu’à cet égard la Russie n’avait rien à

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nous envier), aux excitations de toutes sortes dont elle est l'occasion, aux fatigues physiques qu’elle entraîne et qui résultent presque fatalement de l’habitude des repas trop longs et trop copieux, dans des salles souvent surchauffées, des longues veillées, de l’insuffisance du sommeil, au moins du sommeil pris aux heures régulières, on ne s’étonnera pas qu’elle soit fréquemment la cause du développement de l’asthénie nerveuse. On le comprendra d'autant mieux que cette existence tout artificielle et factice entraîne presque nécessairement à sa suite une sorte de surmenage moral qui résulte des efforts mesquins faits pour réaliser les fantaisies de la vanité, ou des vexations d'amourpropre qu’occasionne l’incomplète satisfaction de ces fantaisies. Rien n’est énervant, rien n’est propre à déséquilibrer le système nerveux et à l’affaiblir comme l’unique préoccupation de la recherche du plaisir et de la satisfaction des désirs les moins élevés et les moins nobles. Le souci du rôle utile que chacun peut remplir dans son milieu suivant ses aptitudes et ses facultés n’est pas seulement un élément de moralisation, c’est à certains égards une condition de santé, et la neurasthénie est souvent la légitime mais regrettable rançon de l'inutilité, de la paresse ou de la vanité.

Surmenage musculaire. — Le surmenage musculaire est-il, lui aussi (et à lui seul), capable de l'engendrer? La chose ne nous semble pas absolument démontrée. Les exemples qu’on cite sont rares, si toutefois, ce qui doit être, l’on a soin de ne faire entrer en ligne de compte que les cas dans lesquels un travail musculaire excessif paraît être le seul facteur étiologique qui puisse être incriminé. Pour notre part, nous n’avons observé aucun fait de cet ordre, mais on en trouve de-ci de-là dans les auteurs. Tel est le cas dont Bouveret a relaté l’histoire et qui concerne un forgeron, employé depuis dix ans dans un atelier de métallurgie à des travaux particulièrement pénibles qui exigeaient une dépense de force musculaire considérable. Cet homme ne présentait aucun symptôme d'affection organique des centres nerveux; mais il se plaignait d’une douleur sourde et continue au front et à la nuque; il avait de l’insomnie et une faiblesse telle qu’après quelques minutes de marche il se sentait comme épuisé. En outre, il était devenu impressionnable au point d’être pris de tremblement à l’occasion de la plus légère émotion. Cette observation paraît probante; mais elle le serait plus encore si l’on y avait mentionné qu’aucune inquiétude, aucune préoccupation vive, aucun choc moral n’avaient pour leur part, en dehors du sur-

Ballet. - Ilyg. du neurasth.

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ménagé physique, contribué à déprimer cet ouvrier robuste et aidé au développement de sa maladie. A cet égard nous avons récemment recueilli le fait suivant qui ne manque pas d'intérêt. Il concerne un jeune maître d'armes qui présentait tous les signes d’un état neurasthénique confirmé. Comme cet homme avait ressenti les premières atteintes de son mal à la suite d'une série d'assauts violents et prolongés, on crut devoir l'attribuer, ainsi qu'il le faisait lui-même, à l'excès de fatigue musculaire qu’il s’était imposé. Mais en interrogeant le malade on apprenait que le travail musculaire excessif auquel il s’était livré avait eu lieu comme préparation à un tournoi d’escrime dont l'issue importait au haut plus degré. Durant les jours qui précédèrent l'assaut public où il devait figurer, ce jeune homme avait été dans un état de surexcitation telle qu’il avait perdu l'appétit et le sommeil. L’épreuve ayant tourné à son désavantage, il en conçut un vif chagrin, devint triste, abattu, sujet à des maux de tête fréquents; il en vint à s'inquiéter de plus en plus de son étal et en fin de compte versa dans la neurasthénie confirmée. Il est évident que dans ce cas le surmenage physique . semble au premier abord avoir été la cause unique de l’épuisement nerveux; et pourtant tout autorise ù avancer que la préoccupation inquiète où le

malade vécut dans l'attente d'une épreuve très importante pour lui, et que le découragement qui suivit l'insuccès, ont joué quelque rôle, vraisemblablement le rôle essentiel et peut-être le rôle unique, dans la genèse de ce cas de neurasthénie. Nous avons tenu à citer ce fait parce qu’il montre clairement combien il est facile, à défaut d'une enquête attentive, d'attribuer à tel ou tel élément étiologique et, dans le cas présent, au surmenage musculaire, une influence pathogénique qu'en réalité il ne possède pas. Il nous semble que celle remarque est applicable au petit nombre de faits de neurasthénie par surmenage musculaire, publiés jusqu'à ce jour. En somme, il ne nous paraît pas démontré <jue l’activité exagérée des centres moteurs et des muscles puisse produire un épuisement nerveux durable. Les cas de cet ordre, s’ils existent, doivent être certainement très rares.

Intoxications. — Les intoxications, ou du moins l'usage abusif, habituel et prolongé des substances toxiques, figurent incontestablement parmi les facteurs étiologiques de la neurasthénie. A cet égard il faut citer en première ligne les abus d’alcool, de tabac, l’usage de la morphine et de la cocaïne, que ces substance soient absorbées par la voie gastrique ou par la voie sous-cutanée.

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Mais en ce qui concerne l'action de ces substances sur le système nerveux, il est nécessaire de s'entendre. On sait que certains poisons, l'alcool surtout, la cocaïne, exercent sur le cerveau et la moelle des effets en quelque sorte spécifiques, en vertu desquels ces organes réagissent de façons diverses suivant la nature des agents toxiques qui les ont impressionnés : les hallucinations de l'alcoolique ne sont pas les mêmes que celles du cocaïnique; la symptomatologie de la morphinomanie diffère, est-il besoin de le dire, de celle du tabagisme. Or la neurasthénie, quand elle relève d’une ou plusieurs des intoxications dont nous venons de parler, ne présente pas de physionomie spéciale en rapport avec la cause qui l'a produite.

Ce qui paraît démontrer que si les substances toxiques sont capables d’amener l’asthénie nerveuse, c’est en vertu d'une action générale et peutêLre détournée sur le système nerveux, bien différente de leur action spécifique.

Et, de fait, il semble, en pareil cas, que les troubles digestifs, ceux de la nutrition, du sommeil, qui sont communs chez les gens qui abusent des poisons, que l’état moral particulier de la plupart de ces derniers, ne soient pas étrangers à la genèse de l’étal neurasthénique.

11 faut encore citer parmi les intoxications qui

quelquefois provoquent cet état, certaines intoxications professionnelles et notamment les intoxitions saturnine, mercurielle, sulfo-carbonée. Mais dans les faits de cet ordre, on le sait, les accidents de nature hystérique s'associent le plus habituellement aux symptômes de la neurasthénie, on a alors affaire à l'hystéro-neurasthénie dont les poisons que nous venons d’énumérer sont de puissants agents provocateurs.

Maladies infectieuses et organiques diverses. — On sait combien les maladies infectieuses sont capables de troubler par des processus tantôt délicats et tantôt grossiers la nutrition du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs. Par les troubles vasculaires quelles déterminent, par les toxines qu'elles jettent dans l'organisme, elles compromettent fréquemment l’intégrité anatomique et fonctionnelle des éléments nerveux. Aussi la plupart des auteurs qui ont écrit sur la neurasthénie ont-ils rangé les états infectieux au nombre de ses causes les plus efficaces (Beard, Hamilton, Berger).

La fièvre typhoïde, la grippe et la malaria ont été particulièrement incriminées. C'est quelquefois dans le cours de la convalescence, mais le plus souvent alors que la santé générale des malades

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semble être revenue à son élat normal que l'on voil apparaître les premiers symptômes de la névrose. Nous ne nions pas que les infections diverses puissent créer de toutes pièces, en dehors de toute prédisposition héréditaire, un élat neurasthénique bien caractérisé; mais nous pensons que dans la majorité des cas la maladie infectieuse agit surtout à la manière d'une cause prédisposante en diminuant la résistance des centres nerveux, qu elle rend ainsi plus vulnérables. Si l'on interroge avec soin les malades de celte catégorie, on s'aperçoit fréquemment que la neurasthénie n'est apparue chez eux qu’après qu’une émotion, une frayeur, des chagrins étaient venus ébranler le cerveau de ces convalescents. Cela est vrai surtout pour la syphilis (Fournier), la blennorragie, les maladies vénériennes en général, qui sont autant de facteurs puissants de neurasthénie, mais qui agissent surtout par l'intermédiaire de la crainte, de l'angoisse, de l'étal d’inquiétude où elles jettent la plupart des sujets qu'elles atteignent. Il en est de même de la tuberculose, du mal de Bright, des cardiopathies. Ce ne sont là que des causes accessoires qui sans doute ne suffiraient pas à créer la névrose si elles n’étaient en môme temps pour les sujets qu elles touchent, une source de terreurs, de pensées tristes cl de préoccupations pénibles. Toutefois il ne fan-

lirait pas exagérer le rôle île l’élément moral dans la genèse de la neurasthénie; et il ne nous semble pas douteux que certaines maladies infectieuses puissent exceptionnellement engendrer l’allèction de toutes pièces. C'est du moins le cas de l’influenza dont les affinités pour le système nerveux sont bien connues et qu’on retrouve fréquemment à l’origine de la neurasthénie.

Charcot a montré que cet état morbide associait parfois comme l’hystérie ses symptômes à ceux des maladies organiques du système nerveux. Il n’est pas rare en effet de voir des états neurasthéniques bien caractérisés associés au tabes spasmodique, à la sclérose en plaques ou à l'ataxie locomotrice, ou même à la paralysie générale (Régis).

Ici encore il nous paraît plus juste d’accuser les préoccupations morales, la tristesse profonde qu’entretient dans un esprit cultivé la pensée d’une maladie grave et incurable, que de supposer on ne sait quelle vague influence exercée par les lésions spinales sur les aulres centres nerveux et produisant par une sorte d’action à distance le trouble léger d’où procèdent les symptômes de l’épuisement nerveux.

Frayeurs et traumatismes. — La neurasthénie se développe parfois sous l’influence immédiate d’une

émotion intense et subite et plus particulièrement d’une vive frayeur. Cet état émotionnel est capable en effet de provoquer en quelques jours et même en quelques heures l'apparition des symptômes caractéristiques de l'épuisement nerveux. Tous les auteurs qui ont écrit sur les causes de la neurasthénie et sur la pathologie des émotions ont vu et relaté des faits de cet ordre.

C’est à la frayeur occasionnée par les circonstances souvent dramatiques de l'accident qu'on doit rapporter la plupart des cas de neurasthénie dite traumatique. Nous dirons plus loin quelques mots de celte forme de l’affection, qui s'observe surtout à la suite de grands ébranlements provoqués par des catastrophes publiques (accidents de chemin de fer, tremblements de terre, etc.). Le choc moral dans ces cas joue un rôle bien plus important que le choc physique: la preuve en est que ce n’est pas chez les individus les plus gravement meurtris que l’affection se développe.

Dyspepsies. — Troubles génitaux. — Affections utéro-ovariennes. — C’est une opinion très généralement acceptée que certains états dyspeptiques, certains troubles génitaux et, chez la femme, les affections utéro-ovariennes sont parfois le point de départ, la cause première de la neurasthénie. On a

édifié sur ces données un certain nombre de théories pathogéniques que nous exposerons ultérieurement en un chapitre spécial. Comme des troubles du même ordre, intéressant les mêmes appareils (estomac, intestins, organes génitaux), font partie intégrante du tableau clinique de la maladie, la discussion de leurs rapports avec les étals neurasthéniques trouvera sa place naturelle à la suite de la description des symptômes et des formes de la neurasthénie.

Résumé. — Au terme de celle rapide étude analytique des causes de la neurasthénie, jetons un coup d’œil en arrière sur les développements dans lesquels nous venons d’entrer afin de les résumer et d’en montrer par avance et brièvement la portée pratique.

Toutes les causes que nous avons énumérées n'ont ni la même efficacité ni la même fréquence. La cause prédisposante par excellence, celle qui dans le plus grand nombre des cas prépare le terrain et facilite l’action des éléments étiologiques occasionnels, c’est Y hérédité neuro-arthritique .

Son intervention, pour commune qu’elle soit, n’est cependant pas indispensable. Il n’est pas douteux que la neurasthénie puisse être créée de toutes pièces : on peut même dire qu’elle constitue

l’une des portes d’entrée, peut-être la principale, par lesquelles on pénètre dans l'hérédité pathologique ; c’est le premier rameau de l’arbre généalogique, aux branches nombreuses et touffues, qui représente la famille névropathique.

A la suite de l’hérédité et après elle viennent : la mauvaise éducation , qui permet aux lares originelles de se développer librement et jette dans la vie des sujets mal préparés à la lutte, physiquement et moralement déprimés; la puberté avec les sensations nouvelles, les préoccupations et les appétits qu’elle fait naître, et qui mal réglés, peuvent troubler profondément l’équilibre nerveux.

Puis interviennent toutes les causes occasionnelles, faibles ou puissantes, brusques ou durables, suffisantes ou secondaires, mais qui toutes ont pour effet commun d'affaiblir le système nerveux ou d'en vaincre la résistance : mauvaise hygiène, soucis exagérés des affaires, excès de travail, préoccupations de l’ambition, abus d’alcool et de tabac, maladies aiguës ou chroniques, affections utéroovariennes chez la femme, chocs traumatiques, et par-dessus tout les passions dépressives.

Cette étude des causes de la neurasthénie est appelée à nous donner la clef des indications à remplir au point de vue de l'hygiène prophylactique de l’affection. Mais il ne faut pas perdre de

vue que, dans la réalité, les facteurs étiologiques qui interviennent sont presque toujours multiples. Ce n’est pas la partie la plus aisée de la lâche du médecin que de déceler parmi ces facteurs les principaux et les accessoires, et cependant il ne faut pas perdre de vue que, de la détermination du rôle qui revient à chacun d'eux, dépend en grande partie l’hygiène à instituer et la thérapeutique à prescrire.

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