DINER (7 HEURES
Ce repas sera composé d’un potage, d'un plat de viande, d’un plat de légumes ou de pâtes, d'un ou deux desserts. On pourra remplacer la viande par un poisson, ou par des œufs.
REGIME ALIMENTAIRE
Le potage sera maigre, aux farines de céréales (froment, avoine) ou de légumes (pois, haricots lentilles), au riz, à la semoule, aux pâtes, préparé à l'eau, aux œufs ou au lait.
On choisira les autres aliments parmi ceux indiqués pour le repas de midi.
Aliments particulièrement interdits.
II ors- d’œuvre.
Epices (moutarde, poivre, cornichons).
Homards, crevettes, écrevisses, coquillages.
Viandes faisandées. Gibier noir. Conserves alimentaires.
Viandes grasses. Foie gras. Poissons gras (anguille, saumon, hareng, maquereau).
Charcuterie, sauf le jambon maigre.
Sauces en général, particulièrement sauces épicées ou grasses.
Choux; choux-fleurs, sauf en purée; oseille ; tomates; oignons; navets.
Crudités melon, salade, radis, concombres).
Pommes de terre frites et fritures en général sauf le poisson, dont on enlèvera la peau.
Fromages faits (Roquefort, Camembert, L!rie vieux).
Fruits crus (sauf prunes, pêches, oranges et raisins bien mûrs).
Sucreries, pâtisseries grasses, petits fours.
l’hygiène du neurasthénique
Le Régime alimentaire commandé par les troubles
intestinaux. — La constipation. — Atonie et spasme.
— L’entéroptose. — La colite muco-membraneuse.
— Leur traitement.
Aux symptômes gastriques s'associent communément dans la neurasthénie des troubles intestinaux. La constipation y est fort commune, particulièrement chez les neurasthéniques femmes. Quelquefois légère et facile à vaincre, elle est plus souvent résistante et tenace : les malades se plaignent de ne pouvoir aller naturellement à la garde-robe et d’être dans l'obligation de recourir chaque jour à des moyens artificiels pour la provoquer. Celte constipation, simple et indolente dans quelques cas, s'accompagne parfois de flatulence et de borborygmes surtout le matin au réveil. Les neurasthéniques exceptionnellement la dédaignent; plus communément ils s’en préoccupent et même s’en affectent plus qu'il ne convient, lui attribuant, non toujours sans raison, les bouffées à la figure, les vertiges, la gène respiratoire, le malaise abdominal dont ils souffrent. Il n’est pas rare que la constipation soit interrompue par des poussées de diarrhée de courte durée : les malades
REGIME ALIMENTAIRE
évacuent alors des selles liquides ou molles qui n'exonèrent que très incomplètement l’intestin; celui-ci reste plus ou moins distendu par des matières durcies qui sont rendues plus tard grâce à l’intervention des laxatifs : il s’agit là plutôt d’une fausse diarrhée que d’une diarrhée vraie. Le régime alimentaire auquel le neurasthénique esL soumis, n'est pas de nature à atténuer l’inconvénient : le lait, à moins qu’il ne soit mal digéré, les viandes grillées, les féculents, les pâtes laissent peu de résidus : la contraction des tuniques intestinales n'est plus sollicitée par les parties indigestes de l’alimentation; leur atonie en est accrue; le repos dans la situation étendue, surtout le repos absolu au lit quand il est prescrit, contribue aussi pour sa part à enl retenir cette paresse de l’intestin.
Toutefois, contrairement à ce qu’on a cru longtemps, la constipation des neurasthéniques n’est pas toujours due à l’atonie. Dans bien des cas, au contraire, elle dépend d’un spasme intestinal : Fleiner l, qui a appelé l’attention sur cette constipation spasmodique , pense qu’elle constitue la forme la plus habituelle chez les neurasthéniques, la constipation atonique étant plus particulièrement l’apanage de la vieillesse. L’examen clinique