CHAPITRE VI
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1 f! EXERCICE Eti'GYMNASTIQUE
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L’ieixemicbi 'mu scalaire i produit, on le sait, lorsqu’iï ; éfe»t convënablemènt 'adapté au sujet qui s'y adonnée jJesielïets, physiologiques on ne peut plus favorables i. ■/ u<* ■ >/r j-t# w-j « -•
■mil ftetiweM|la ' circulation sanguine, accroît les échanges rcspirhtoirés! en amplifiant et en accéléraqt le jeu des Ipou nions : il excite aussi indirecleirieait, leu fou b lionne ment de tous les organes, y coinpiis les: organes sécréteurs, et surélève la nutrition , général e ■ des i issus cntin, en provoquant la^contractioni des muscles des payois abdominales, il produit Mine, sorte de massage des organes creux situés dans celte cavité, qui peut faciliter.la circulation des matières' qu’ils contiennent. Indépendamment, de ces effets locaux ou généraux, les exercices du corps produisent encore sur les centres nerveux une série d’incitations dont la valeur hygiénique et thérapeutique ne saurait être contestée et (pii doivent par conséquent être utilisées
dans le traitement des états neurasthéniques.' Mais il ne suffit pas de prescrire l’exercice musculaire d'une manière vague, en laissant au malade le soin de discerner quel est le genre et la dose d’exercice qui lui convient : on s'exposerait ainsi à de cruels mécomptes, dl n'est' pas; rare de voir le patient aggraver son état pour s’ètre livré à un travail musculaire excessif ou mal réglé. Le i choix d’un exercice et sa réglementation est' un élément important dans, le traitement de la neurasthénie et qui exige- toute l’attention du médecin.; il varie naturellement suivait, l’état, général du malade, ejL suivant le degré et la forme de son affection; mass il n'est, g vrai dire, aucun cas dans. lequel l’pxerbice musculaire ne doive figurer soute une 'forme ou sous une autre flans la Ihérapeu tiques hygiénique de l'épuisement nerveux. • ; , ,in, i u q elinl>,<Tq
II, y , ui tout un groupe de malades auxquels il semble au premier abord que tout travail musculaire doive, être interdit; tels sont les sujets qui; par suite de troubles gastro-intestinaux gravés et prolongés, ,spnt tombés dans un état d’iamaigrisse+ ment et de faiblesse profond,, ceux dont l’asthénie muspulaire, , est extrême , et que. quelques légers mouvements suffisent, à épuiser Ces ineurasthé-*niques cependant ne doivent, pas, comme obj .pour* rail le croire, cire laissés au repos, iabtef dm Ci
l’hygiène du neurasthénique
Une inertie musculaire complète leur serait tout aussi nuisible qu’un travail exagéré, mais il est évident que- seuls les procédés d’exercice les plus doux conviennent à ces malades et que. pour eux plus que pour tous les autres, la règle du dosage progressif du travail, de l'entraînement lent et méthodique doit être rigoureusement obéie. Les neurasthéniques dont il s'agit ici sont constamment en imminence de fatigue ; leur réserve d'énergie neuro-motrice est pour ainsi dire nulle et le moindre mouvement volontaire suffît à les accabler. C'est pourquoi on ne saurait leur prescrire, du moins au début, d’autre travail musculaire que celui réalisé par les mouvements passifs et les pratiques du massage ; le malade étant en repos, les mouvement communiqués réalisent en effet, comme ceux produits par la contraction volontaire des muscles (mais sans aucune dépense d’énergie neuro-motrice, et partant sans fatigue fonctionnelle des centres nerveux), toute une série d’excitations musculaires, tendineuses, cutanées, que les nerfs sensitifs transmettent aux éléments cellulaires de ces centres. Ces excitations périphériques déterminées par le massage, qui n'est qu'un mode de mouvement passif, ou par les mouvements communiqués proprement dits, tendent à tenir en éveil l’activité physiologique des cellules nerveuses
motrices; elles exercent sur elles des incitations légères; l’image même du mouvement accompli concourt au même résultat, c’est-à-dire à conserver l’aptitude fonctionnelle des centres, sans qu’il puisse en résulter de fatigue pour le patient soumis à ce genre d’exercice. Les exercices passifs et le massage offrent encore le précieux avantage de favoriser la circulation périphérique ; ils constitueront donc la gymnastique de choix dans les formes graves de l’épuisement nerveux, et notamment dans les cas où l’asthénie musculaire est accentuée. C’est pourquoi ils figurent si heureusement dans le traitement systématique préconisé par Weir- Mitchell pour la cure de la neurasthénie féminine; en exposant sa méthode, nous verrons qu’au début du traitement les malades sont soumises au repos musculaire, d’où paresse et lenteur de la circulation périphérique, aggravation de l’atonie gastrointestinale, si le massage, les mouvements passifs et l’électrisation faradique des muscles ne venaient parer à ces inconvénients. Et ce n’est que peu à peu, alors que l'alimentation et la nutrition générale se sont sensiblement améliorées, que l’on en vient à permettre à la malade des mouverpents volontaires, faibles et rares d’abord, et dont on accroît progressivement la dose au fur et à mesure que les forces de la patiente se relèvent sous l’influence du calme,
duoffèposiet de la diététique alimentait qui lui ont Ôl^iimpôSêSi-'H.- >i ni nli 'Ij: , . i
i-j Lorsque ces neurasthéniques ’ sont entrées en pleine convalescence, lorsqu’elles sont capables de se tenir debout, de marcher* sans fatigae durant un laps de i temps plus on moins long, elle sont dès lors qusliciables* des proèédés d’exercice que l’on peulnappliqiier .<t’ienfiblée aux* formes légères de l’épuisement nerveux. eLes 'Cérébrasthéniques, -les sujets atteints dm neurasthénie ‘ cérébro-spinale, maisiqui ne présentenLqu’un léger degré d'asthénie musculaire i u ceux surtout dont l’impuissance motrice uîejèvejide liaiiraissemont de là volonté, de l’aboulie>;ou ah’aneie-nnes 1< habitudes »> de désœu- TnehÉîiitv devront se livrer à1 quelque exercice actif. :!oEni pareil cas île médecin dbit savoir déterminer exaeternorit la doseidîelïorts et choisir la forme de mouvement qui donviehnent. à chaque malade : c’iesti.l^ ,-Jcomjne > loi i'aill très justement remarquer Fu Lagrange le' secitet de la thérapeutique par l’exercicej c’est là aussi un problème qui. en ce, qui concerne lés neurasthéniques, n'est pas toujours lia ci le -à résoudre.
Dlune manière générale, il va sans dire que les exercices de forces, la gymnastique à l'aide des
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JunFi, Lagrange, LàïMéÜicali&i pair l’ie.rereice; i *■ :
appareils, les jeux athlétiques doivent ■ .ètrei ;sysUH matiqte nient écartés.. id)ii! i régime- des neural h toniques; quelque atténué que'Suit'le dega>é'<it’épuisei-T ment nerveux que Ges malades., présentent, celte gymnastique est, trop brutale.;; il ne saurait en, être ici question;. 'j-u • •«! e 1 1 j->b i j I » j rubl -mlq
Ce sont les exercices, naturels.. et les «ijejux .vide plein air qu'il faut conseiller! aux malades; iCepenq dant, au,, début du traitement , eh en manière de préparation aux exercices, libres,, il. sera bna| de les squinettre quelque temps aux .mauvemenils de lu gymnastique médi,cnle<itolle quét la,. pratiquent les médecins suédois» Cette gymnastique « ù deux a, que nous n’axpnq,pas à dép.viire ici, de même que la gymnastique a mécanique.!' inventée par Zander, permet pu eifet .plus que toute autre de doser exact tpment l'exercice musculaire et au. bespin de. le localiser. Ci, est pourquoi, elle nous parait, constituer une excellente jqéthhde. d 'entrainement ,ppuf les ucvirasLbéniques depuis .longtemps, iquconiumést à \i\)P inertie musculajr^.plue en ,mmus içpmplètm Çonvenablejmeqü ; appliquée , , elle! n’imp<i¥?éi > iàU patient qu’une tdch,e graduée et tpujoqiIS ,tm PPU au-dessous de sqs forces, .et.p’est là une qpndifipn essentielle du relèvement progressif de spnénéfigifi musculaire. Mai,s elle offre un sérieux inconvénient .; ç’pst spn manqne(d'nttrait ; beaucoup de nemftSn
l’hygiène du neurasthénique
théniques ont vite fait de s'en désintéresser. Les pratiques de la gymnastique médicale ne doivent donc, croyons-nous, être utilisées dans le traitement de l'épuisement nerveux qu'à titre transitoire et comme un stage préparatoire aux mouvements plus libres, plus actifs des exercices de plein air.
Les jeux comme le croquet, le tennis, le ballon, les exercices de sport comme la marche, la bicyclette, l’équitation, l’aviron, etc., produisent des effets plus généraux que la gymnastique méthodique. Ils stimulent mieux les grandes fonctions vitales, la respiration, la circulation, et ils sont en outre récréatifs : c’est là un avantage dont l'importance est grande dans le traitement des étals neurasthéniques; l’intérêt, le plaisir qu'y prennent les malades agissent favorablement sur leurs centres nerveux. Ces occupations récréatives, en même temps qu’elles écartent de l'esprit du patient les préoccupations hypocondriaques et les idées tristes, lui redonnent la confiance en ses propres forces. Aussi faut-il, à moins de contre-indications particulières, laisser au neurasthénique en état de se livrer à ces exercices la liberté de choisir celui qui a pour lui le plus d'attrait. Mais le médecin ne doit jamais perdre de vue que ces exercices libres et naturels doivent être réglementés et dosés aussi bien que les exercices
méthodiques, que le précepte de l’entrainement progressif doit être ici plus que jamais rigoureusement appliqué. C’est à cette condition seulement que l’exercice sera un utile adjuvant dans le traitement hygiénique de l’épuisement nerveux.
Si cette règle n'est pas soigneusement respectée, l’exercice le plus simple et le plus naturel, une marche par exemple, trop longtemps prolongée, ne manquera pas de produire le surmenage, et partant une aggravation de l’état du sujet. Le principe de la méthode préconisée par OErtel dans le traitement de l’obésité nous paraît être de tous points applicable à la réglementation des exercices physiques permis aux neurasthéniques.
Ballet. — Hyg. du neurasth.