‹ L'Hygiène Infantile en Basse-Bretagne au commencement du XIXe siècleChapitre 10 sur 14 · LV EE · texte numérisé non relu

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fant. Souhaitons pour le moins qu'elles ne s’avisent plus jamais de « refaire le crâne » des nouveau-nés :

Les RELEVAILLES

(SEVEL A VILIOUD.)

« Trois jours se sont à peine écoulés depuis la naissance de Corentin, et déjà sa mère, bravant les fatigues et le danger d’une longue route, s'est rendue à l’église paroissiale, accompagnée de la sagefemme, pour s'y faire purifier, suivant l’usage. On voit que les Bretonnes abrègent plus qu'aucune autre femme du monde chrétien les temps d'interdiction prescrits par le Lévitique, qui n'admettait une nouvelle mère à l'entrée du tabernacle qu'au bout de quarante jours si elle était accouchée d’un enfant mâle, et de quatre-vingts si c'était d’une fille. Mais, accoutumée aux travaux les plus pénibles, elles sont en général d'une constitution robuste qui les rend dures au mal, et, souffrantes, leur fait feindre la santé. Il faut qu’elles y soient forcées par de bien vives douleurs pour consentir à ne rien faire et à garder le lit. Elles poussent même jusqu'au dernier degré d’imprudence cet éloignement pour le repos, qui est chez elles une seconde nature ; car non seulement elles vont à une ou deux lieues faire célébrer

leurs relevailles,, alors que nos petites-maîtresses n’oseraient encore se permettre le moindre mouvement, mais, bien plus, il n'est pas rare de les voir se lever le jour même de leurs couches, et vaquer, dès le lendemain, aux soins de leur ménage.

Cependant, force leur est bien quelquefois de résister à ce besoin de s'occuper qui les tourmente. Lorsque leur délivrance ne se fait pas d’elle-même et qu’une erreur de la nature rend indispensables les efforts de l’art, les mains meurtrières auxquelles elles se livrent par économie, loin d'y porter remède, nè savent qu'aggraver encore une position déjà périlleuse : et les pauvres Bretonnes souffrent longtemps, quand elles n'en sont pas immédiatement victimes, des secours barbares que leur administrent les sagesfemmes sans mission à qui elles s'adressent de préférence. Ces ineptes matrones sont pour les accouchements ce que sont les remetteurs, rebouteurs ou renoueurs pour les ruptures et fractures : des bourreaux qu’on recherche, des assassins de confiance à qui le motif économique d’abord, et puis une ou deux guérisons dont leur savoir est bien innocent, ont donné une vogue que ne peuvent détruire les nombreux malheurs dont leur ignorance est vraiment coupable. C’est ordinairement parmi les vieilles veuves sans ressources que se recrutent ces accoucheuses, nom sous lequel elles désolent nos campa-

a jour au das sans pe aucune, | | comme elles se feraient revendeuses de légumes | ou : | servantes de cabaret ; et, moyennant que le hasard etun peu de commérage les secondent, leur réputa- 1 à À tion est bientôt établie, Une d'elles, à qui l'on demandait où elle avait fait les études nécessaires pour a si exercer un art quelquefois si difficile, répondait avec ANNE confiance : « Quand on a eu quinze enfants, ne doit- + gn pas en savoir assez ? » Elles conservent leur aplomb dans les moments les plus critiques, et, pour se tirer d'embarras, ont recours, sans hésiter, à des | moyens atroces que la plume se refuse à décrire. Lorsque leur impéritie est à bout, elles se hâtent de proposer au père le sacrifice de la mère ou qe l'en: fant, et le rustre ne balançant presque jamais à sauver l'être ébauché aux dépens de l'être fini, elles consomment, dans une scène horrible à voir, leur œuvre impitoyable de destruction. Sans doute aujourd'hui l'humanité a bien moins souvent à gémir qu'autrefois de ces affreux holocaustes ; mais, pendant des siècles, telle a été en Bretagne l’épouvantable fin qui menaçait la femme féconde ! » |

souvent re sinon ne mais aussi con. Li tre les « remetteurs, rebouteurs ou renoueurs » dont. nr prestige n'a pas disparu. Ce qu'il dit de la psycho- se a Jlogie du père qui n'hésitait pas à sacrifier la mère | | | pour : sauver l'enfant, est intéressant à noter. Cet.

; état d'esprit semble heureusement disparu. Il faut

le rapprocher du mépris des populations primitives

ef païennes pour les femmes, considérées, comme des êtres inférieurs.

EN l'est regrettable, au point de vue documentaire, que Mareschal n ait pas indiqué par quels nenoides ks- affreuses matrones sacrifiaient a mère. I à dû

êe témoin d’ une de ces scènes « horribles à voir ».

F Quant au peu de repos que prenaient les Bre- . ci LoRhes du xvur siècle après l'accouchement, le fait, : L moins général, est demeuré assez commun, en Bretagne et ailleurs. Il n’est pas rare que dans les cam- | pagnes, la mère se relève, le lendemain ou le surlendemain de ses couches.

# IL n’est du reste pas besoin d'aller si loin de > Paris, ni de remonter si haut dans l’histoire, pour | retrouver des faits de ce genre. Le triste Chapitre des infanticides relate, presque chaque jour, l'aventure

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de ces jeunes filles-mères, qui accouchent clandestinement et reprennent immédiatement leur travail.

Sans doute l'accouchement est un acte physiologique normal. Dans les peuplades sauvages et

rudes, il reste un acte banal. Il est fréquent chez les

nègres que les femmes, au cours d’un long voyage à pied avec une caravane, mettent au monde leur enfant, puis se remettent aussitôt en route, le nouveau-né sur le dos...

N'importe que si plus de précautions étaient prises dans nos campagnes, les accouchements seraient suivis de moins d'accidents et le grand nombre de jeunes femmes qui meurent, au cours ou à la suite de leurs couches, n’aggraverait pas celui de la mortalité infantile.

Le MaicLzor

ÂR VAILUR

« À peine Corentin a-t-il respiré que nous l'avons vu livré aux brutales manipulations de la sage-femme pétrissant l'enveloppe encore molle de son cerveau, au risque de rendre l'enfant imbécile ou épileptique. Ici nous le vovons victime de tourments d’une nouvelle espèce : sa mère s occupe de

l'emmailloter. Assise sur la large pierre du foyer,

notre Bretonne a étendu sur ses jambes allongées un coussin de balle d'avoine que recouvrent un maillot de grosse étoffe de laine et des langes destinés à emprisonner le pauvre enfant plus étroitement encore qu'avant sa naissance. Elle a déjà croisé le linge qui va le priver du mouvement des bras ; et bientôt elle rendra sa gêne et son immobilité complètes, en roulant par-dessus le maillot une longue bandelette de lisière de gros drap de Vire ou de Montauban, dont les anneaux multipliés et serrés avec force l'empécheront de mouvoir autre chose que les yeux et les muscles du visage. La hauteur et l’étranglement du maillot, qui forme bourrelet autour du cou, obligeront la tête à rester fixe et droite. Dans cette prison de linges et de bandages, le petit Corentin ne ressemblera pas mal à une momie. C’est aux portes de la vie qu'il subit la triste toiictie que les fils de l'Egypte réservaient à leurs morts. Le nourrisson complètement emmailloté, qu’une voisine présente comme modèle, n'est-il pas cent fois plus à plaindre qu'un criminel aux fers ?

C'est en vain que des écrivains philanthropes ont fait une sainte croisade contre les mères qui se rendent coupables de ce crime de lèse-nature ; en vain ont-ils démontré qu'en gênant la circulation du sang et des humeurs, on empêchait l’enfanf de se

tonte di de croître : en vain ont- ds “répété que,

dans les lieux où n'existent point ces précautions ex-

travagantes, les hommes sont tous grands, forts cri

bien proportionnés, tandis que les pays où l'on em-

maillote les enfants fourmillent de bossus, de boi- teux, de cagneux, de noués, de rachitiques et de gens contrefaits de toute espèce : leurs raisons n ont. pas encore pu persuader les Armoricains. Le vieil usage l'emporte, et les nouveaux-nés sont toujours garrottés comme ïls pouvaient l'être du temps d'Alain Barbe-Torte. =

On remarquera, sur la poitrine du nourrisson emmailloté, une amulette qui renferme du pain bé-

* nitet doit le préserver des coliques et des tranchées.

I n'est pas étonnant que les amulettes, dont la vertu

passa pour merveilleuse chez les peuples les plus po-

licés, comme chez les plus sauvages, et contre les-

quelles saint Chysostôme, saint Jérôme, les conciles

de Laodicée et de Tours lancèrent des foudres inuti-.

les, aient conservé parmi nous leur antique crédit. On trouvera sans doute surprenant qu'instruits des funestes habitudes de nos campagnes, les habitants des villes osent encore confier leurs enfants à des paysannes qui, occupées des détails multipliés du

ménage et souvent obligées de partager avec leurs

maris les rudes travaux des champs, abandonnent à eux-mêmes, pendant plusieurs heures de suite, leurs

PA

sans er aucune, que pe fils vient. d'être enlevé par une colique et qu su est enterré. « Eh quoi! s’écrie Ja mère désolée, mon fils, si gai, si fort, si bien portant ! — Hélas ! oui, répond en vrai

fataliste | le piteux tad-mager : c'était déjà sans A

doute un beau garçon ; mais il était à Dieu : Da | Zoué e voa. Son heure était venue : Déud é : 00 hé heur. DR 1 La négligence des Bretonnes . les nouveau- nés ne provient pas du peu de tendresse qu'elles leur portent ; la nécessité seule les rend coupables. C'est afin de pouvoir vaquer aux travaux du ménage ou des champs qu’elles ont recours à cette commodité meurtrière du maillot. Nous avons vu plus d’une fois couler leurs larmes maternelles au reproche d’un abandon dénaturé. « Mon mari, le maitre, le veut, disent-elles : Ann oac’h a c'hour c'hémenn. » Et si l’on s'adresse à cet oac’h redoutable, le plus

poli répond qu'il n’est pas chargé de réformer le monde, qu'il s'en tient à la pratique générale et que son fils ne recevra pas plus de soins qu'il n’en a rèçus lui-même. »

L'habitude du maillot est encore vivace dans beaucoup de campagnes et aussi de villes. Ce chapitre est curieux, car il révèle dans Mareschal à la fois un disciple de Jean-Jacques Rousseau et des philanthropes du xvin° siècle, et aussi un précurseur. Tous les puériculteurs modernes sont en effet d’accord pour admettre que, si le nouveau-né doit être chaudement vêtu, il faut lui laisser la liberté de ses mouvements.

« Il faut bien le couvrir {le nourrisson), mais pas le ligoter dans un maillot », écrit le Docteur Planet-Renard dans son livre sur l'hygiène et le soin . de la première et de la seconde enfance, édité par l’Académie d'Education et d'Entr'aide sociales, C’est aussi° la théorie de maîtres en puériculture comme Pinard et Variot.

« Il ÿ a une trentaine ou une quarantaine d’années, on laissait le bébé en maillot jour et nuit pen-

dant les premiers mois de sa vie, écrivent Mme. Francisque Gay et le D° Etienne Besson dans le très complet manuel intitulé Comment j'élève mon Enfant. |

« Plus tard, on supprime le maillot pendant le jour et on adopte, à l'instar des Anglais, la coucheculotte en flanelle et de longs jacksons en flanelle recouverts de robes très longues. »

Cependant Mareschal exagère quand il prétend que les pays où l’on emmaillote les enfants fourmillent de « bossus, de boîteux, de cagneux, de noués, de rachitiques et de gens contrefaits de toute espèce ». Ces infirmités tiennent à d'autres causes : l’hérédité y joue un très grand rôle, et, en particulier, dans cette région de France, où l'alcoolisme est un fléau que l’on ne saurait trop combattre.

« LE BERCGEAU »

(Ar c'havel)

« L'usage de bercer les enfants se maintient et probablement se maintiendra longtemps dans nos campagnes. Loin de croire que des secousses fortes et répétées puissent donner des vertiges et finir par rendre stupide, on s’imagine apaiser ainsi les cris de

FOUXENS sur le PAR Se du lit Prineipls on ER

la douleur ou du besoin, Le berceau se place fort

tôt usé, . il ou pas rare que l'enfant de. ie *

ans, auquel est confié le soin de garder et de bercer ‘le nourrisson, achève de rompre ce ruban, et soit lui-même entraîné dans la culbute du berceau, dont la chute occasionne des accidents graves au berceur

AE et a la mort du bercé.

La coutume de laisser les pourceaux aller et venir librement dans toutes les parties de l'habitation est aussi la cause de malheurs d'une autre espèce. Quelquefois on en a vu dévorer les mains, la figure, et même la tête entière des nouveau-nés, sans que ces accidents horribles aient jusqu'à présent provoqué une plus grande surveillance et fermé l'entrée des maisons à ces animaux d'une si dangereuse voracité : on semble plutôt vouloir les y attirer. Ici, la servante a placé leur déjeuner, de son et d'eau tiède, dans un baquet peu distant de Corentin.

Derrière la jeune femme s’élève le lit clos, le véritable lit armoricain, espèce de coffre carré de la hauteur d’une toise au moins : l'ouverture, d’envi-

(1)Ce banc est une sorte de huche où l’on pétrit le pain du ménage et qui se place toujours près de la couche des maîtres.

ron trois pieds carrés, qui lui sert d'entrée, se ferme

hermétiquement au moyen de deux panneaux glis-

sant dans des coulisses horizontales. Il n'existe d’au-

: tre voie pour la circulation de l'air que l'espace com-.

pris entre quelques fuseaux très rapprochés qui se | remarquent à la partie supérieure. Il est très incommode d'entrer dans ces sortes de lits et surtout d’en sortir. L'homme d’une taille ordinaire peut à peine

s’y étendre ; et malheur à celui qui veut lever la tête,

car il court grand risque de la briser contre le plancher supérieur. Les individus qui y couchent, sou-

vent plusieurs ensemble, changent rarement de

linge et ne se baignent jamais, même en sortant de ces fossés fangeux, où les entraînent le devoir les jours de travail, et l’ivresse les jours de fête. D'après cela, on peut se faire une idée de l’insalubrité de ces lits, qui, dans certaines maladies, propagent la contagion avec une effrayante rapidité. Pour compléter cette description, nous ajouterons que la couette et les oreillers sont de balle d’avoine, les draps, toujours trop courts, d’une toile grossière, et la couverture, de laine verte ou d’une espèce d’étoffe tissue de fil d’étoupe et appelée ballin. Les fermiers peu aisés se contentent de paille qu'ils arrangent le plus symétriquement possible dans ces lits, et qu'ils font disparaître sous leurs draps et couvertures. Enfin, les plus pauvres n’ont d’autre couche que cette paille

placée sur la terre, ou bien, s'ils demeurent près des côtes, qu’une espèce de petit varech rubané, nommé bizin glas. La propriété qu’a le varech d'attirer l’humidité occasionne à ces malheureux bien des infirmités. »

Excellent réquisitoire d’un médecin bien en avance sur son temps, par le souci de l'hygiène qu'il manifeste. Toutes les notations de ce chapitre sont, en effet, d’un hygiéniste qui a observé certaines coutumes déplorables des paysans bas-bretons.

Soulignons la très juste réflexion sur « les cris de la douleur ou du besoin ». Si l'enfant crie, c'est qu'il souffre ou qu'il a faim. Inutile donc de chercher à le calmer par des « secousses fortes et répétées ». Il faut chercher la cause soit dans le vêtement, soit dans le régime, soit dans l’état de santé.

Que des enfants soient dévorés par les pores, si ce n'était pas chose rare du temps de Mareschal, le malheur veut que cela arrive encore parfois aujourd’'hui. La promiscuité déplorable des bêtes et des gens dans certaines fermes en est la cause.

Quant aux lits-clos, ils étaient évidemment des singularités pittoresques du mobilier paysan breton.

Mais combien Mareschal avait raison d'en dénoncer le manque d'hygiène ! surtout dans une population qui négligeait les plus élémentaires soins de propreté et dont les hommes s’adonnent encore trop souvent à l'ivrognerie.

Les infirmités dues à l'humidité du varech non renouvelé sont également d’un bon observateur médical. ru

« LA BouILLtE »

(Ar iod)

« L'usage de donner de la bouillie aux enfants est général dans l’Armorique ; soixante-douze heures au plus après leur naissance, il faut, bon gré mal gré, que leur débile estomac soit, deux ou trois fois par jour, surchargé de cette nourriture indigeste. Il est pourtant reconnu que le lait de leur mère, sur tout lorsqu'elle est forte et saine, suffit aux nouveaunés pendant trois et même quatre mois. Nous ne vou-

lons pas dire cependant que toute espèce de bouillie

doive être proscrite ; c'est une nourriture aussi saine qu'agréable, lorsqu’au lieu de la faire avec du lait cuit et de la farine crue, on se sert de farineux torréfiés ou fermentés, et qu'on n'en surcharge pas prématurément les organes digestifs de l'être chez qui

Et

tout est encore faiblesse et débilité. Du reste, la manière dont nos Bretonnes donnent à leurs enfants l'espèce de colle dont elles les gorgent, corrige un peu du moins ce qu’un pareil aliment a de pernicieux. La mère, comme on le voit ici, en charge le

bout de l’index, souffle dessus à plusieurs reprises, ,

le met dans sa bouche, l'en ôte, l'y remet, et recom-

mence ce manège jusqu'à ce que la bouillie n'ait

plus que le degré de chaleur qui convient à la bouche de l’enfant. Comme celui-ci ne peut pas avaler en une fois la quantité de bouillie présentée par le doigt nourricier, ce qui reste est repris, repassé dans la bouche de la mère, et offert de nouveau à son avidité. Les sucs salivaires que la nourrice mêle de la sorte à l’indigeste bouillie ne peuvent qu'être un puissant auxiliaire pour les sucs gastriques que fournissent les organes si délicats du nourrisson. Cependant, les mauvais effets de ce régime alimentaire, accrus encore par la torture du maillot, enlèvent un certain nombre d'enfants dans les premiers mois de leur existence. « Le pauvre petit ! dit la nourrice en trouvant Ie matin l'enfant mort dans son berceau, il avait, hier au soir, mangé si gaîment sa bouillie ! » ....Ar c'hest ho deuz e vouget! Les vers l'ont étouffé ! dit une commère en réputation, d’un air qui ne permet pas le doute ; l’oracle a prononcé, la fatale expérience est perdue, et nul ne

ue l'enfant a péri victime d'une indi-

NC POPANE 81° chapitre sur « la bouillie » permet à Mares- | chal de donner son opinion sur l'alimentation du

nouveau-né, — opinion en tous points conforme à celle de la puériculture moderne. Il n’admet pas de bouillie avant trois ou quatre mois. C’est un délai. à minimum. Sauf dans les cas où le nourrisson présente de l'intolérance au lait, l’usage est de ne pas ne

| prescrire de bouillie avant le sixième mois.

Hs Les. « Dons » er Dréférablés

parce qu'ils contiennent des diastases, comme le . malt, et sont plus faciles à digérer.

L' adjuvant des sucs salivaires de la nourrice ou ne

46 re mère pour les sucs gastriques du nourrisson : Fe

est un fait physiologique bien observé. ste

La mort par indigestion n'était pas une exception rare chez les enfants soumis au régime alimentaire décrit dans cette scène, et le préjugé de l’ignorance paysanne : « les vers l'ont étouffé » relève à la fois de la pathologie infantile et du folklore.

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