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ses : enfants. Derrière lui, on valet, qui est entré # LS dans la ue s’ést armé d une légère motte de terre, | et se dispose, en riant, à la lancer à Corentin, pour PAR
le forcer à à quitter la place. Ce nouveau renfort dans
l'armée ennemie ne déconcerte pas le petit Bas-Bre-
ton. La mère a cédé si souvent à ses cris qu'il espère
bien qu'elle y cédera encore, et il tient bon longtemps. A la fin, honteux, exaspéré surtout dByCet, accueil inattendu, éprouvant, comme on devrait ous 2
jours le faire ‘éprouver aux enfants, que le refus est 4 irrévocable, que e est un mur d’airain contre lequel
il s’ épuise vainement et qu’ il ne pourra jamais renverser, il se décide à battre en retraite ; et, après avoir jeté avec dépit l'inutile escabelle, il regagne la maison, en continuant à pousser des cris qui retentissent cruellement dans le cœur de la pauvre mère. eute muette, au milieu des rires moqueurs et au torrent d’invectives dont on accable son Corentin,
elle demeure triste et pensive, voudrait céder mais
n'ose, et regrette de ne pas se trouver sans témoins, afin de se rendre encore coupable, si c’est l'être,
d’une dernière complaisance envers son premier-
ne. »
de ses pères. et qu’ "e veut retrouver . ‘a
— ba —
En fixant le sevrage à l'apparition des dents, Mareschal se rapproche beaucoup des principes actuels qui préconisent les premières bouillies à partir du 4° mois. De même il critique à juste titre la faiblesse des mères, encore trop courante, de céder aux caprices des enfants. La fin du sevrage nous révèle une singulière pratique des paysannes bretonnes, appliquant une pâte de poivre sur le mamelon de leur sein pour faire passer aux nourrissons le goût de téter.. L’abandon du lait maternel pour le cidre paternel n'est malheureusement que le prélude, souvent, d’une autre pratique plus dangereuse. L'alcoolisme était déjà, au temps de Mareschal, la grande plaie des campagnes bretonnes. Il l’est resté et il a étendu ses ravages à d’autres provinces. Et le fait illustré par Perrin n’est que trop fréquent : c’est dès le plus jeune âge que l'enfant apprend à boire des boissons alcoolisées, quand ce n'est pas de l’alcool pur, et les parents s'en font sottement gloire. Médecins, hygiénisies, éducateurs ont fort à faire pour extirper un vice qui remonte à si longtemps.
LES ENFANTS DANS LES CHAMPS (Ar vugale er parkou)
« L'espèce humaine dépérirait bientôt dans les villes, si la campagne ne renouvelait les races qui y dégénèrent. C’est dans l'atmosphère pure des champs que l’homme puise la santé et la force, et le paysan breton, comme les autres, parviendrait, à travers une mâle vieillesse, au terme le plus reculé du pèlerinage terrestre, si le pernicieux régime qu’il lui faut subir, dès qu'à peine il essaie la vie, si des coutumes barbares et d’asburdes remèdes, auxquels leur source antique ou sacrée conserve tant de crédit, ne rendaient quelquefois infirme ou valétudinaire l’homme que la nature avait le moins destiné à ne s'occuper ici-bas que de se bien porter. Voyez ces enfants prendre leurs ébats au sein de la riante campagne où ils se sont donné rendez-vous ! L'air salubre qu'ils y respirent, l'exercice presque continuel où se développent leurs membres, tout y prépare en eux une population saine et robuste. Mais, grâce à l'abandon systématique auquel on les livre, ils peuvent être et sont trop souvent victimes d’accidents, qui laissent de cruelles traces.
Tous se sont groupés autour d’une fontaine dont
lese eaux limpides Vont! se perdre dans une ‘espèce de iv fondrière, cachée en partie sous une nappe d'herbes longues et touffues entremêlées de glayeuls et de
roseaux. La vue de ces plantes en fleurs a tenté un jeune garçon qui, cédant à l'envie de les aller cueillir, a retroussé sa robé, s’est enfoncé jusqu’à à moitié cuisse dans cette eau fangeuse, et, excité par uné petite fille qui montre du doigt les fleurs les plus où belles, continue à s’avancer au sein du perfide marécage qui peut-être va l’engloutir. Corentin, pènché au-dessus de la fontaine, au risque d'y tomber, s'amuse à arranger avec une gaule les morceaux de faïence et de pierres blanches qui la pavent d'une espèce de mosaïque, À ses côtés, un autre enfant aussi jeune boit dans le bord d’ün chapeau indus trieusement recourbé par une jeune petite fille plus
âgée. À gauche, au sommet d'un fossé que tapissent d’une manière pittoresque les plantes les plus va-
riées, un petit paysan vient d’apercevoir une cou-
leuvre sur un vieux tronc d'arbre. D'abord il en a été effrayé ; mais il n’a pas perdu la tête et, fort du
préjugé qui veut que le contact de la racine de fougère suffise pour tuer les reptiles, il s’est hâté d’en arracher un brin et va l'en frapper. Du côté opposé de la fontaine sont quelques enfants chargés d'en garder d’autres, bien qu'ils soient à peine capables de se garder eux-mêmes. Les gaules qui semblent
nu du ñ aläbine pas nos paysans : ils ne # OCCU=
pent pas plus de détruire ses dispositions au mal qu’ils ne s'inquiètent des dangers auxquels l’expose sa vie libre et vagabonde. Dans les ménâges les plus aisés comme dans les plus pauvres, les soins donnés aux enfants se bornent à les léver, les coucher et leur distribuer leur nourriture. Après cela, rien dé plus: ils vont, viennent, rient, pleurent sans qu’on le | trouve mauvais, sans même qu’on y prenné gardée : s'ils sont peu caressés, ils sont aussi peu battus. Les châtiments qu’on leur inflige, ei encore bien rarement, se réduisent à quelques tapes sur le derrière, données en passant par la mère ou la servante. J'us-
qu'à la cinquième année, le père ne se mêle jamais
de la correction : mais, après cét îge, elle passe dans ses attributions et change de nature. Au lieu de don-
ner une tape comme les femmes, il tire les oreilles,
surtout aux garçons ; rette peine sé nofnme skouurnadou, du celtique skouarn, oreille. Elle devrait être
TS ‘Où R voit encore ici, dé qu’ un Breton ee se | ie passer des premiers soins de sa mère où de sa gouvernante, dès qu'il peut marcher seul, il est livré Ai lui-même et A voilà libre de ses actions jusqu'à ar so