MALADIES DE LA CONTINENCE
comme rhystérie par exemple, par le mariage, et
qui conseillent à leurs clients de se mariera » Le neurologiste américain Hammond émet à ce sujet l'opinion suivante : « A mon avis, la disposition plus marquée des femmes célibataires à Thystérie, ne lient ni à ce que leur instinct génital n'est pas satisfait, ni à l'inactivité des organes génitaux ; cette névrose doit être attribuée bien plutôt à ce qu'il manque un véritable but à ces femmes et qu'elles rapportent constamment toutes leurs ré- Hexions, toutes leurs pensées, toutes leurs sensations à leur MOI ; cet état d'esprit est indissolublement lié au célibat de la femme. Les femmes non mariées, qui doivent subvenir elles-mêmes à leur entretien, ne sont pas plus prédisposées à l'hystérie que les femmes mariées^ »
Dans une monographie sur l'hystérie, le professeur Jolly écrit (cité ici sous forme d'extrait) : « Scanzoni a trouvé que, sur un grand nombre d'hystériques, 75 p. lOOavaienteu des enfants, 65 p. iOO en avaient eu plus de trois ; ces faits suffisent à réfuter l'opinion qui voudrait faire de cette maladie une « affectio virginum et viduarum ».
L'abstinence peut quelquefois conduire déjeunes
(1) Loc. cit.^ p. 80.
(2) A treatise on ihe diseasei of the nervous system. V édition. Londres, 1882, p. 750.