OPINION DES AUTEURS MODERNES
fort diverg-entes, se sont élevés avec raison contre le nombre croissant des mauvais traitements dont les jeunes filles sont l'objet et contre les attentats qui ont été dirigés contre elles. C'est une singulière remarque à faire, mais la plupart (le ces délits ont été commis sur des filles mineures.
Tardieu a relevé en France 4,3G0 attentats dirigés sur des femmes âgées de plus de quatorze ans, alors que le nombre de ceux dirigés contre des enfants au-dessous de cet âge, n'atteignait pas moins de 17,557.
Les auteurs de médecine légale, Gasper et Liman de Berlin ont constaté qu'en Prusse, les attentats commis contre les enfants appartenant à cette dernière classe, formaient 84 p. 100 de la totalité des attentats K Pour juger de ce fait étrange, il ne faut pas oublier qu'il faut en chercher la cause dans un état pathologique. Les idiots, les faibles d'esprit et les individus dont le grand âge a afi'aibli les facultés, se livrent souvent à ce genre de commerce ; il en est de même des débauchés blasés qui cherchent à exciter leurs sens par des moyens extraordinaires et contre nature. En Suède, ces monstruosités ne sont pas rares parce que les délinquants vivent encore sous l'influence de cette
(1) Ileal-Encyclopœdie dev med. Wiss. II, p. 98 et suivantes.
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182 l'hygiène sexueixe
idée superstitieuse qui leur a cliS Iranamîae d'àjrc
en âge, que l'on pouvait guérir d'une maladie vénérienne rebelle en la transmetlanl à une vierge; et pour plus de sécurité, ils prcrinciit une «nfanl. L'instinct génital naturel, même quand il esl exceptionnellement déréglé, ne s'attaque que raremcnl aux mineures.
Krafft-Ebing nous paraît être dan» le vrai quand
il résume ses idées touchant cc« fait» en ces
termes :
« La slati&tique criminelle nous conduit h ce
tri^itc résultat que les délits sexuels augmentent conlinuellcmcnt dans la sociélé civilisée moderne. Le moralisie ne voîl dans celle navrante conslalalion qu'un aliaisscmenl de la moralité publique; cl ses réflexion» Vumcnent à conclure que Texlr^me indulgence dcA lô^UInteurs actuel» pour les déliU ^\ucls, comp^irattrement à ceux des sièclcx derniers, C^i en prlie responsable de celle déchéance de nos mœurs.
« I^» médecin qui dierche à s expliquer ces faiU nrrive à la conviclion de plus en pluà ferme que
C4Ï.S phénomènes qui se passent dans noire sociék civilisée sonl lié» au nenosisme croissant de la dernière génération; celle-ci a produit des ncvropalhes; leurs facultés sexuelles ont été cici-
opiinox nrs aittimrs Mr>ii»^^?(E;s iss
téos, puis surmenée:»; leur lubricité n*a fait que
croître* cl comme en même temps leur puissance
génitale a diminué t ils onl élé conduits à la perversion sexuelle...
a Jusqu'à présent la jurisprudence, dans ses lois et dans ses ordonnances, ne paraît pas avoir tenu lirand compte de ces faits psydio-paUioIogiques...
€ Ceci nous explique pourquoi il arrive si facilement à la justice de punir avec la dernière sévérité
un individu qui est plu» dan^ei^ux pour la société qu'un meurtrier ou un animal sauvage^ et de lui rendre sa liberté une fuis sa piMuc puisée, alors que le délinquant qui était d'abord un dégénéré psychique et physique eût dû être mis (K^ndant toute sa vie dans Timpossibilité de pouvoir nuirx; & la société, mais sans jamais être puni *. o
L histoire nous montre ii plu5ieur)( r^prîsescomment des mœurs perverses onl pu entraîner des |k*iiples à leur ruine. Ainsi la mce grecque, si admirablement douée, perdit sa force et sa beauté au bout de quelques générations^ après qu'elle eut abandonné la .simplicité de ses mceursqui faisait sa force.
Quand saint Paul veut montrer à ses disciples
que le paganisme arrive à la fin Je .son exiM^nce, cl qu'il faut quelque chose de nouveau puur le
II) Pf9cfi0fiQl\U ui. IW8, p. Ot-W.
-V^liji*^^;:::^
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l'aygiène sexuelle