____^ SYPHILIS
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i:n coup d'œiJ jeté ,ur celle ld.lc nous .lonnc des renseignoinonJ* inslructifs. Tout dalorJ nou» voyons ^ue la syphilis a une tenJancc, malj:r<:- de» mnidescencos forJuîk..., i diminuer lenicmenl. Colle opinion Irouvc sa confirmalion dans Je» Irois premier» chiffres de la colonne des sypliili» héré-
(1) Tiff 4fM «taUMiiyufyi omdclïe» i«iiloi«*-« n^m^mjMÊ. '» ^
MALADIES VÉNÉRIENNES
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ditaires. Les cas dans lesquel;* la maladie a été transmise par la nourrice au nourrisaon ou réciproquement, deviennent de moins en moins nombreux dans ces vingt dernièrea annocs, Tonif?^ cou formes, qui constituent un p<iU plus du i/.'i OU des 20 p. 100 de la totalité des c-as, pcuvont èlre considérées comme des « syphilis innocentes «; et
sont celles qui n*ont pat* été acquises pnr un commerce illégitime, mais qui ont frappé par d*aulrcs voies leurs viclimos. Piirini les autres ca«, il en
est assurément beaucoup dans lesquels un des époux a Irunsmis la maladie à l'aulrc, par le coH. La slatîslique préccdenle nous apprend cnsuilo que les clablissenienls publics IrailoiU chaque année 464 malades atteints de « sypliilis imméritée»; or, e*est un groupe de malades dont le^ statistiques officielles parai^ftenl annoncer un chiffre trop bas; cela lient assurément à ce que
duuL' purl le» niuladc^ç» qui savent no pas s'être exposé* il la vérole, no pensent a la possibilité de celle affection qu*en dernier lieu, et d*autre part à ce que les médecins qui savent que ces malades prennent toutes Ie5 précautions possibles pour ne pas répandre leur affection, préfèrent les îioigner chez eux.
L'hi»toir<î de In syphilis est bien particulière. On no connaît pas son origine. Il est au moins Jou-
f-ff :
teux qu'elle nous ait été transniise par rantiquité ; on sait au contraire qu'elle commença à sévir avec violence après 1493. La syphilis et la crainte d'en être atteint ont modifié la vie humaine de hien des façons; or, avant que cette influence se fût fait sentir, il a bien fallu qu'elle fît des ravages.
Si on ne se rappelait ce que nous venons de dire, on ne pourrait comprendre la place prépondérante que prennent sa prophylaxie et son traitement dans la législation de certaines nations.
Quand la syphilis faisait son apparition dans un pays, et qu'elle affectait surtout les classes inférieures, elle se répandait avec une rapidité énorme,
et comme les malades ne se soignaient pas et qu'ils n'avaient d'aillem*s aucune notion sur le mal dont ils étaient atteints, on voyait survenir les accidents les plus graves. Cette afTection était désignée par des noms populaires qui variaient avec les pays; ainsi, elle était connue sous le nom de radesyge en Norvège, de saltfluss en Suède. Pour vous
montrer la force de propagation de cette maladie,
je vous dirai que les recherches faites dans une certaine contrée du sud de l'Europe relevèrent i 4,000 cas de syphilis, dont 6,000 cas graves, sur une population de 39,000 âmes*.