MATURITÉ SEXUELLE — PRÉCOCITÉ SEXUELLE
|Mais un médecin ne peut s'empêcher de penser, en
lisant leurs ouvrages, que les opinions qu'ils se
[feront plus tard de l'humanité ne pourront entrer
IqUe par violence dans un roman rc^aliste, ou encore Ique l'exemple qu'ils ont observé par hasard n'est qu'une exception. Il était de leur devoir d'étudier la nature et de contrôler la fréquence d'une telle 'anomalie; il fallait la comparer avec les faits normaux et ne proposer des réformes sociales qu'après cette enquête. Une anomalie doit être considérée
et traitée comme une maladie, mais elle ne saurait servir de loi pour la majorité des individus. Or il est anormal qu'un jeune garçon de treize à quatorze ans soit hanté par des idées erotiques. A cet âge, les premiers signes de la puberté se sont à peine ébauchés, et, dans de telles conditions, un adolescent normalement constitué ne saurait éprouver les sentiments prêtés à notre héros.
Tous les médecins d'expérience Ont observé des cas de précocité sexuelle, aussi bien chez les garçons que chez les filles, et il faudrait, il me semble, conseiller aux parents et aux précepteurs qui se trouvent en présence d'anomalies de ce genre, de consulter un médecin, au lieu, comme cela arrive — bêlas! — trop souvent, de les tourner en ridicule
et d'en faire le sujet de mille taquineries.
La puberté de la femme se reconnaît également
l'hygtène sexuelle