‹ L'hygiène sociale (volume 2)Chapitre 17 sur 21 · CHAPITRE VIII. — Conclusion · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — Conclusion

Laval. — Imprimerie parisienne, L. BARNÉOUD & G'».

FÉLIX ALGAN, ÉDITEUR

Il nous dil « que la science ayant dissipé en fumées la Cité de rêve où l'individu comptait abriter son immortalité, elle a pour devoir de construire la Cité réelle où Tespëce, devenue immortelle, donnera à chacun de ses enfants mortels un abri sûr' et agréable ». Ce n'est pas le pian déflnitif de cet abri que M. Fournière prétend nous donner dans son livre, mais il nous en indique la possibilité et nous en démontre la nécessité. C'est une sorte de philosophie et de poésie du socialisme que formule M. Fournière en ces pages vibrantes et substantielles qu'on lira avec intérêt.

{La Grande Revue.)

Ouvriers des temps passés, par H. Hauser, professeur à TUniversilé de Clermont-Ferrand, 1 vol. in-8°, cart. à Tangl 6 fr.

Ce troisième tome de la « Bibliothèque générale des sciences sociales » a pour origine 'un cours professé à l'Université de Clermont; — il a pour objet d'étudier cette question : « Entre le milieu du quinzième siècle et les premières années du dix-septième siècle, quelle était, en France, la condition des ouvriers d'industrie? »

Aux treizième et quatorzième siècles, dit Tauleur, la France a joui d'une organisation du travail relativement uniforme et stable; c'est l'âge d'or du régime des communautés industrielles; et, sans croire que cet âge n'a connu ni les conflits ni les misères, on doit admettre que la condition des ouvriers n'y a pas été trop mauvaise. Au dix-septième siècle, on assiste à la constitution d'un nouveau régime corporatif, très puissamment organisé, très étroitement enlacé sous la domination de l'État et qui ne sera détruit que par Turgot et la Révolution.

Mais, dans Tentre-deux, entre les guerres anglaises et Colbert, s'étend une longue période particulièrement intéressante. C'est cette période que retrace doctement M. H. Hauser, en étudiant successivement l'apprenti, le compagnon, le contrat de travail, l'organisation du travail, les salaires, le travail libre et l'accès à la maîtrise, le travail des femmes, les confréries et coalitions, etc.

Au fur et à mesure des développements de cette étude sûrement et largement documentée, on voit se disloquer peu à peu le régime des communautés, à la fois industrielles et religieuses, du temps de saint Louis; on voit l'État chercher à prendre, en matière économique, cette autorité absolue qu'il acquerra au dix-septième siècle.

La révolution économique déterminée par la découverte des nouveaux mondes, la révolution sociale que marque l'avènement de la bourgeoisie, la révolution politique qui prépare le triomphe de la royauté, la révolution scientifique et industrielle causée par la Renaissance, enfin, la révolution religieuse elle-même, — tels sont, dans leur ensemble, les faits qui agissent pour modifier la condition de l'ouvrier.

(Journal des Débats,)

Les transformations du pouvoir, par G. Tarde, professeur au Collège de France, 1 vol. in-8*, cart. à Tangl 6 fr.

Ce livre est un essai partiel de sociologie politique, où l'auteur a indiqué l'application de sa doctrine générale au côté gouvernemental des sociétés. Après une première partie consacrée à une exploration libre du sujet, à des recherches sur les sources du pouvoir, sur les rapports entre l'invention et le pouvoir, sur la formation des noblesses et des capitales considérées comme des organes de concentration et d'emploi du pouvoir, la science politique est présentée plus méthodiquement dans la seconde partie de l'ouvrage, laquelle comprend trois divisions principales. Tout ce qui concerne la répétition politique, l'opposition politique (lutte des partis, guerre et diplomatie), l'adaptation (ou violation) politique et sa loi, y est traité successivement. Un dernier chapitre sur l'art et la morale politique fait sentir, d'une part, la nécessité d'une rhétorique supérieure qui soit à l'art de créer l'opinion par la presse ce que la rhétorique ancienne était à l'art de convaincre un auditoire par le discours, et d'autre part, montre à quelles conditions la politique peut et doit se moraliser, à quels signes l'immoralité, en politique, se distingue de l'innovation morale.

(Im, Grande Revue.)

Morale sociale, 1 vol. in-8^ cart. à Tangl 6 fr.

Ce volume se compose de 14 conférences données au Collège libre des sciences sociales par d'émlnents professeurs ou publicistes, dans le courant de l'année 1899. On

ENVOI FRANCO CONTRE ^IlND^T-POSTE

SOCIALISME — SCIENCE SOCIALE — CRIMINOLOGIE

ne saura mieux en marquer l'inlérêt qu'en donnant les litres de ces conférences et les noms de leurs auteurs : Morale positive, art et science, vues (Tensemble, par E. Delbet. — Classification des idées morales du temps présent, par A. Darld. — L'unité mo7*ale^ par Marcel Bernés. — De Vorientation morale du temps présent^ par le Pasteur Wagner. — La justice et le droit, par le R. P. Maumus. — Charité et sélection, par G. Belot. — L'éthique du socialisme, par G. Sorel. — La inorale de Tolstoï, par M. Kovalevsky. — Justice et charité, par Gh. Gide. — Votdrc des joies, par L. Brun- SCHVICG. — Le devoir présent de la jeunesse, par F. Buisson. — Morale et politique, par E. DE RoBERTY. — La morale individuelle et la morale sociale, par P. Malapert. — La morale des Grecs et la crise morale contemporaine, par L. Dauriac.

Une préface de M. Emile Boutroux, de l'Institut, montre l'intérêt (^é ces leçons, qui ne constiluent pas un enseignement, mais une sorte d'examen de conscience auquel furent conviées des personnes de toutes opinions ayant réfléchi sur les questions morales. A voir ainsi des esprits parfaitement indépendants, sans aucun accord préalable, s'entendre sur plusieurs points essentiels, M. Boutroux affirme « qu'on ne peut que prendre confiance dans l'efficacité de la libre recherche et espérer voir se réaliser de plus en plus cette harmonie de l'unité et de la variété, de l'universel et de l'individuel, qui est la vie et qui est l'idéal ».

Les Enquêtes, par P. du Maroussem. 1 vol. iïi-8°, cart. à Tangl. 6 fr.

M. du Maroussem a inauguré à la Faculté de Droit de Paris, il y a dix ans, l'enseignement des « Enquêtes », ou si l'on préfère l'expression anglaise, de a l'économie descriptive ». Ce livre est la condensation des 3,600 pages constituant son œuvre déjà parue. C'est, en outre, l'exposé le plus limpide d'une nouvelle méthode d'observation et de classement, qui permet à tous, ingénieurs, agronomes, explorateurs ou simples touristes, de déchiifrer avec la plus grande facilité, à l'aide de cadres variés, ' la complication des faits économiques et sociaux.

En un mot, résumé de l'économie politique pratique et aussi manuel de reportage scientifique. Tels sont les deux caractères de ce volume bourré de faits et d'anecdotes, qui n'a d'équivalent dans aucune littérature, française ni étrangère.

Questions de morale, leçons professées à V Ecole de morale. 1 vol. in-8s, cart. à l'angl 6 f r

Cet ouvrage fait suite à la Morale sociale publiée l'an dernier dans la même collée-, iion. Les opinions philosophiques et économiques des conférenciers sont très diverses, comme on en jugera par leur énumération : La science et la morale, par G. Sorel; Uere sans violence, par G. Moch ; La morale chrétienne et la conscience contemporaine, par M. Darlu; Les facteurs moraux de l'évolution, par G. Sorel; Le kantisme et la science de la morale, par V. Delbos; Vue d'ensemble sur la morale grecque, par A. Croiset^ Les conditions de Vaction, par M. Bernés; La raison et Vinslinct en morale, par D. Parodi; Le luxe, par G. Belot; La morale d'après Guyau, par Eug. Fournière; La justice sociale, par P. Malapert; L'éducatio?i morale et l'éducation religieuse, par F. Buisson. — Malgré cette diversité, un but unique réunissait ces auteurs qui, sans rien aliéner de leurs opinions personnelles, sont d'accord sur deux points essentiels : l'importance des idées morales et la fécondité de l'initiative individuelle en toutes choses.

Les allocutions prononcées par M.M. Boutroux et Groiset, à l'occasion de l'ouverture de l'École, servent d'introduction à ce livre.

Le catholicisme social depuis rEncyclique Reruin novarum. Idées directrices et caractères généraux, par Max Turmann, professeur au Collège libre des Sciences sociales. 1 vol. in-8°, cart. à l'angl 6 fr.

Il y a un catholicisme social : et c'est à en prouver l'existence et à en faire connaître les caractères que ce Hvre est consacré.

L'École sociale catholique a formulé un ensemble de doctrines que nous trouvons exposées, défendues, appliquées de manière à peu près semblable, quels que soient les pays. Sans doute, suivant la région, on pourra signaler telle ou telle différence de détail, voire môme quelques divergences sur des questions secondaires. Sans doute encore, il sera possible de constater que chaque peuple a été séduit par un aspect

ENVOI FRANCO CONTRE MANÛKrt-VQ^"t^

parliculicr du catholicisme social. Mais, quelles que soient ces lég^^res variatio l'École sociale catholique se présente une et identique à elle-même dans tous pays : ses orateurs, ses docteurs, ses représentants dans les Parlements s'appuit tous sur les mêmes principes fondamentaux et s'accordent dans leurs principe conclusions pratiques.

De toutes ces doctrines, M. Turmann n'a pas prétendu donner un exposé détail! il s'est uniquement proposé d'en noter les idées directrices et les caractères généra A la lecture de son ouvrage, on a l'impression que le catholicisme social constit dans le monde moderne, une force puissante qui, par son intensité et sa divers; peut être comparée, et à peu près partout être opposée au socialisme révolutionnai

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