‹ L'hygiène socialeChapitre 13 sur 80 · ANNEXE D · texte numérisé non relu

ANNEXE D

Diagrnostfc microscopique de i'ankyiostomiase à Liègre

Le service de Texamen des déjections aDkylostomiasiques a été org'anisé au Laboratoire proviDcial de bactériologie par la députation permanente de la province de Liège, sur la demande de la Commission médicale provinciale qui poursuit une vaste enquête sur la topographie du ver du mineur dans le bassin. Le malade et le médecin sont ainsi souvent avertis de la maladie avant qu'elle n'ait éclaté. Mais ce diagnostic est fait aussi à uq autre point de vue, celui de Thygiène générale. Il y a des mines encore indemnes,[qu'il s'agit de ne pas laisser se contaminer. Ce point de vue se trouve très bien indiqué dans les lignes suivantes de l'avis du Conseil supérieur de l'hygiène publique de Belgique dans lequel on trouve, à côté des prescriptions que j'ai dû critiquer, des indications très judicieuses, celles par exemple qui se rapportent aux conséquences à tirer des résultats des examens microscopiques. Après avoir reconnu qu'il était impossible d'interdire ce travail de fond à tous les mineurs trouvés porteurs d'ankylostomiase, le Conseil ajoute :

« Mais la non-admission des ouvriers entrants, trouvés atteints d'ankylostomasie, s'impose, par contre^ dans les charbonnages indemnes. Il est indispensable de faire un examen consciencieux, avant de les autoriser à descendre dans la mine, des mineurs nouvellement engagés et de ceux qui présentent le moindre symptôme suspect. Cette mesure, mise en pratique avec la plus grande vigueur dans nombre de houillères en Allemagne depuis plusieurs années, a certainement contribué à limiter l'extension de la maladie dans ce pays.

« D'autre part, il est extrêmement désirable que V enquête sur la

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dispersion de la maladie dans nos divers bassins houiilers, d peine ébauchée jasqa*ici, soit poursuivie et complétée,

« Il faudrait donc soumettre systématiquement à des examens microscopiques assez répétés les déjections de toute la population minière. Dans les houillères où la maladie paraît ne pas exister, on pourrait commencer par l'examen d*un tantième pour cent d'ouvriers pris au hasard dans chaque exploitation. On arriverait ainsi à dresser une statistique sérieuse du nombre des cas et de leur gravité ; on serait fixé sur l'extension du mal et l'existence de ses divers foyers ; le traitement des malades et les mesures préventives pourraient être instituées avec méthode et dans des conditions d'opportunité et d'efficacité qui assureraient leurs résultats.

«Pour arriver à cette fin, chaque charbonnage devrait avoir son petit laboratoire de microscopie. — Cette mesure paraîtra peutêtre excessive, irréalisable même. Nous ne voyons pas pourquoi Ton devrait désespérer d'en obtenir l'exécution en Belgique, alors qu'on a pu l'appliquer strictement dans dautres pays, dans le district minier de Dorlmund, par exemple, où l'on a examiné ainsi 56.870 ouvriers composant le personnel de 38 charbonnages.

« L'entreprise serait bien moins lourde pour le bassin de Liège, puisqu'il n'y a que 29.766 ouvriers répartis entre ^o charbonnages et 66 sièges ».

C'est cette statistique qui est dressée aujourd'hui et officiellement centralisée dans l'Office dirigé par M. Malvoz, depuis que la Coopérative de Liège a remis la question de rankylostomiase  l'ordre du jour.

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