‹ L'Hygroma Suppuré de la Bourse Séreuse de BoyerChapitre 21 sur 22 · OBSERVATION N° II · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° II

Il s’agit ici d’un homme d’une quarantaine d’années, robuste, c’est un cultivateur. Depuis quatre jours il souffre beaucoup du cou. Son attitude contrite éveille aussitôt l’attention. Lui aussi « a mal pour avaler ». Sa voix s’est un peu modifiée, Il se sent un peu gêné pour respirer. L'état général est très satisfaisant sauf une légère température de 38°. C’est d’ailleurs, affirme-t-il, sa première maladie.

La palpation révèle un point extrèmement douloureux au-dessus du cartilage thyroïde. Le doigt sent un léger soulèvement de la gouttière sous-hyoïdienne.

Se rappelant le cas précédent, le docteur Vouzelle pense à la même affection, à un hygroma suppuré de la bourse séreuse de Boyer. Opéré le jour même, le malade peut repartir chez lui le lendemain à peu près guéri.

ARS OBSERVATION N° III (personnelle)

Marcel R.., 28 ans, employé de commerce, ne peut plus assurer son service depuis quatre jours. Il parle avec difficulté et souffre au-dessus de la pomme d'Adam. Il attribue cette maladie à sa profession, car il parle beaucoup. Quoiqu'il en soit, il présente les mêmes symptômes que les deux malades précédents : douleur vive pour relever la tête, mouvements de déglutition très pénibles, voix enrouée ; la pression sur la membrane thyro-hyoïdienne réveille une douleur exquise, très bien limitée ; et toujours aucune indication extérieure, ni gonflement, ni œdème, ni rougeur.

Opéré le soir même, le malade est soulagé immédiatement. Au bout de huit jours la plaie était cicatrisée.

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