‹ L'Hymen dans les Expertises Médico-LégalesChapitre 11 sur 31 · PO ES · texte numérisé non relu

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méconnu les formes les plus fréquentes de l’hymen et sous ce nom jl n’a retenu que la forme de beaucoup la plus rare.

En 1690, Droxis dit, dans son Anatomie de l'homme : «quelquesanatomistes prétendentqu'ilyaunemembrane quis’appellehymer, située dansle vagin, prochelescaroncules, je ne l’ai point encore vue.» Mais qu’appelle-til caroncules ? «Ce sont quatre petites éminences charnues qui entourent la pelite fente, la plus grande au-dessous du conduit de l'urine, les deux moyennes aux parties latérales, et la plus petite est placée postérieurement à l’opposite de la première ; chez les vierges, ces caroncules sont fermées et relevées, jointes par leurs parties latérales, par le moyen de quelques petites membranes, mais aux femmes elles sont séparées les unes des autres. » Dronis nie donc l’hymen, mais en donne pourtant, sans s’en douter, une description assez exacte. Il semble que cette description de quatre caroncules lui ait été suggérée par l’aspect que présente assez souvent l'hymen après la défloration, comme le fait remarquer JAYLE dans sa Gynécologie.

BurroN, en 1749, considère l’'hymen comme une chimère et il dit : «L’anatomie laisse une incertitude entière sur l'existence de cette membrane de l’hymen et de ces caroncules, elle nous permet de rejeter ces signes de la virginité, non seulement comme incertains, mais même comme imaginaires. »

Par contre, et vers la même époque, d’autres anatomistes,tels VésaLe, FALLOPE, RIOLAN, MORGAGNI, HALLER, assurent avoir rencontré cette membrane chez toutes les jeunes filles qu’ils ont eu l’occasion d'examiner,

MorGaaxi, en 1719, et HALLER, en 1767, admettent aussi les caroncules myrtiformes, mais sans leur reconvaître un rapport quelconque avec l'hymen, ils les considèrent, les unes comme les extrémités antérieures des colonnes du vagin, les autres comme les orifices des glandes vulvaires.

Plus près de nous, la membrane hymen n’est plus niée par personne. Comme le dit LeGLupic, les observations de CaAPuRON, HUSGHKE, RicHeT, ne sont pas suffisantes pour qu'on puisse nier la constance de la membrane. Les cas d'absence de la membrane rapportés par Toui.- MOUCHE et GARIMOND ne peuvent être sûrement considérés comme tels. Il est probable qu'il s'agissait en la circonstance d’'hymens très minces détruits par un traur matisme peu intense, hymens en pelure d’oignon, par exemple, dont le professeur Pierre PARISOT à publié une observation : « L’hymen est intact, de forme semi-lunaire, il est d’une minceur tout à fait exceptionnelle, transparent même, car j'introduis avec beaucoup de précautions le bec d’une sonde de femme dans son orifice et j'aperçois très nettement par transparence, à travers la membrane, l'extrémité de l'instrument. C’est un de ces cas où, après déchirure, les lambeaux, par le fait même de leur minceur ou de leur transparence, échappent à un examen lardif ou un peu superficiel, et ainsi s’accrédite l'opinion que l’hymen peut faire totalement défaut » (1).

Cette cause d’erreur mise à part, JAYLE en fait remarquer une autre; d’après lui, l’hymen peut manquer en totalité ou en partie par suite d’un manque de dévelop-

Eludes de Médecine légale, 1904, page 48.

(1) Pierre Partsor.

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