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pement de la région vestibulaire ; il publie une planche représentant la vulve d’une femme adulte, l'entrée du vagin à un aspect infundibuliforme et l’hymen manque complètement. Dans des cas semblables, on peut parler réellement d'absence totale de l’hymen. Ce n’est plus ainsi qu'il faut désigner ces cas observés par le même auteur à la suite d’une déchéance pathologique de l'ovaire (sclérose ovarienne), ou de l’ablation chirurgicale de cet organé (castration ovarienne). JAYLE admet que l'ovaire est le centre trophique de l'appareil de la femme et de l’hymen en particulier, une déficience ovarienne expliquerait alors certaines déformations hyménales allant depuis la diminution de hauteur de la membrane jusqu’à la disparition complète. Ce n’est plus là une absence de l'hymen par manque de développement, mais bien une atrophie secondaire. Le résultat est le même pour lexpert qui, découvrant la vulve d’une femme, cherche vainement l'hymen pour établir la réalité d'une défloration.
JAYLE admet encore que l’hymen peut être altéré dans sa forme par des lésions utérines, mais d’une manière indirecte : les sécrétions corrodantes de la métrite chronique, s’accumulant dans la fosse naviculaire, feraient disparaître peu à peu la portion de l'hymen voisine de la commissure postérieure.
Quoi qu'il en soit, ces cas élant très rares, nous nous rallions, comme le professeur P. PARISOT, à l'opinion de ViserrT: « Il est certain que, sauf peut-être dans des cas extrêmement rares, on peut toujours trouver l’hymen ou du moins ses vestiges » (1).
(x) Viperr. — Précis de Médecine légale, 1903, page 357.