Bello-Caro, Principios, p
L HYMNE SUR LLPAKTK I9
suasion dcl licenciado Francisco Pachcco, cuya autoridad por su mucha erudicion tienc coniigo valor, para dcxarmc llcvar dcste atrcvimicnto sin temor alguno. »
Aucun ouvrage de prosodie castillane n'ayant encore élucidé la question de 17; aspirée dans la versification des poètes du xvi<= siècle ', il est à propos d'observer qu'Herrera, de même queGarcilaso de la Vega, aspire toujours 1'/; provenant d'une / latine, que cette /; précède une voyelle accentuée ou une voyelle atone. Il suffit de citer quelques exemples du second cas :
Desampara hityeiido el mar desierto Cuantas fléchas desarma en mi herido El valor, la grandeza i hermosura En mi dulcc pcsar i la holgan^u.
Cette aspiration qui, au commencement du xvi« siècle, est propre à tous les poètes (témoin l'exemple de Garcilaso), devient de plus en plus une particularité caractéristique des poètes andalous, V. Salvâ a déjà observé que « ces poètes évitent souvent la synalèphe quand un mot placé après une voyelle commence par une h- ». On peut aller plus loin et dire que les poètes andalous, jusqu'à la fin du xvi'^ siècle, traitent toujours comme une consonne aspirée Vh provenant d'une / latine. Au xvii« siècle encore, l'aspiration se rencontre, mais d'une façon moins régulière, chez Rioja, Gôngora et d'autres'. Luis de Léon, qui habita l'Andalousie, observe souvent l'aspiration de 1'/;, même quand il ne cherche pas à faire de l'archaïsme comme dans la Prophétie du Tage.
Les morceaux patriotiques les plus célèbres d'Herrera sont l'ode à Don Juan d'Autriche et les hymnes sur Lépante et sur le désastre éprouvé par les Portugais en Afrique en 1578 (Alcacer Kibir). La pre-
1. Pas même les Priiicipios de Bello, qui passent un peu trop en Amérique pour le dernier mot de la science.
2. Gràmatica de la leiigua castellana, Valence, 1852, p. 359.
5. « De la h use como nuestros pasados, ponicndola en los nombres que la pusicron elles; porque esta letra tiene dos sonidos, uno fuerte y necesario, como bacieiuhi, hijo, Ixcho, hoyo, hiiiiio, y otro mas blando, como Ixntor, hora, bomhre », écrit, vers 1650, le Sévillan, Juan de Robles (Priiiura parte del culto Sei'illaiio, Séville, 1883, p. 325).
mière est un morceau de rhétoricien bien appliqué dont je ne m'explique guère la grande réputation; elle a, de plus, l'inconvénient d'être écrite en lira, la strophe de cinq vers hcndécasyllabes et heptasyllabes introduite en Espagne par Garcilaso et qui convient mal à la poésie héroïque, quoi qu'en puissent dire les admirateurs fanatiques de Luis de Léon. Les deux autres pièces me semblent également belles. Pénétrées d'un beau souffle patriotique et religieux, composées avec art et écrites sans trop d'emphase, malgré toutes les occasions qui s'offraient au poète d'enfler la voix, elles sont dignes des sujets. La grande victoire et la grande défaite ont été chantées par Herrera comme il convenait qu'elles le fussent ; son dithyrambe et son chant funèbre ont un accent sincère et ému qui donne l'impression vraie de ce qu'ont dû être ces deux événements pour des cœurs d'Espagnols du xvi^ siècle. Entre les deux pièces, j'ai choisi l'hymne sur Lépante à cause de la plus grande notoriété du sujet; mais celle sur les Portugais lui est, à mon sens, supérieure et renferme trois stances qui me paraissent les meilleures qu'Herrera ait jamais écrites. Les voici, d'après l'édition de 1582 :
Son estos, por ventura, los famosos,
los fuertes i beligeros varones'
que conturbaron con furor la tierra,
que sacudieron reinos poderosos,
que domaron las orridas naciones,
que pusieron desierto en cruda guerra
cuanto cnfrena i encierra ^
el mar Indo, i féroces destruyeron 5
grandes ciudades?Do lavalentia*?
Como assi s'acabaron i perdicron
tanto eroico valor en solo un dia
i lexos de su patria derribados
no fueron justamente sepultados 5 ?
Taies fueron aquestos cual hermoso'
cedro de! 7 alto Libano, vestido
de ramos, hojas con ecelsa alteza;