‹ L'hyperazotémie au cours du paludisme: Ses relations avec certaines formes d'accidents pernicieuxChapitre 11 sur 46 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Due à l’obligeance de MM. SOULIÉ et GRUNY)

Tierce bénigne.

Pierre P..., cultivateur âgé de 38 ans, entre dans le service de M. le Professeur SOULIÉ, le 19 novembre 1921 pour fièvres.

Il est venu de France à la fin du mois de septembre et présente son premier accident fébrile à Rovigo quinze jours après son arrivée. Les manifestations fébriles du type paludéen franc surviennent tous les. jours, puis tous les deux jours. C’est à ce moment qu'il entre à l'hôpital.

La température est à 39°2, le teint est basané, les conjonctives ont la coloration ictérique. Le pouls est à 112; 26 respirations à la minute.

La rate, dure, douloureuse, affleure le rebord costal. Le foie déborde d’un travers de doigt.

L'examen bactériologique du sang étalé sur lame montre l’existence de nombreux schizontes de plasmodium vivax.

La langue est saburrale, l’inappétence absolue. Le malade est prostré, inapte à accomplir le moindre effort.

Les urines, hautes en couleur renferment :

Urobiline : en grosse quantité.

Indoxyle : fort.

et ne contiennent ni albumine, ni sucre; pas de pigments et pas de sels biliaires.

Index hypobromique du sérum en urée : 1 gr. 03 par litre.

Poids : 54 kïilogs.

Le 23 novembre on donne au malade 1 gramme de cryogénine.

Comme les accès se reproduisent on augmente de 50 centigrammes la dose journalière. Le dernier accès survient le 25 novembre et à partir de ce jour l’apyrexie persistera jusqu’à la sortie.

On retrouve à plusieurs reprises, malgré la disparition des accès, la présence de nombreux schizontes de plasmodium vivax dans le sang.

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