‹ L'hyperazotémie au cours du paludisme: Ses relations avec certaines formes d'accidents pernicieuxChapitre 21 sur 46 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(« Debasche In Revue Tunisienne des Sciences Médicales »)

Accès pernicieux comateux

S... 35 ans, négociant, présente pendant trois ou quatre jours une fièvre légère 37° 5, 38°, de la céphalée des douleurs à l'épigastre et du subdélire qui attira l'attention de l'entourage. Le malade attribue sa maladie à un refroidissement survenu à la suite d’un voyage en auto découverte. Le cinquième jour il accuse un point de côté à gauche ; à l’auscultation, congestion de la base du poumon.

Le lendemain, le malade était dans le coma avec pouls imperceptible, myosis, extrémités froides, sueurs abondantes. On pense à l’urémie et on le traite comme tel : saignée générale, toni-cardiaques, sérum glucosé.

Le dosage de l’urée dans le sang donne 0,92 par litre et comme il y avait dans la famille même du malade et dans le même quartier d’autres personnes atteintes de paludisme on fit faire la recherche des hématozoaires du paludisme ; la réponse de l’Institut Pasteur fut positive.

Le lendemain après une amélioration sensible des conditions circulatoires et reprise de la fièvre à 38° on fit une ponction lombaire en raison du coma persistant où se trouvait le malade. À l'examen du liquide céphalo-rachidien qui était en hypertension on trouva une quantité assez élevée d'albumine indiquant une réaction méningée. .

La quinine a été employée dès qu’on eut la NANE qu'il $ agissait de paludisme :

Premier jour : 2 gr. 50. Deuxième jour : 2 gr.

Troisième jour : 2 gr.

L'état du malade s’améliora dans les proportions telles qu'on pouvait le considérer comme guéri, quatre jours après. À ce moment là un nouveau dosage de l’urée sanguine donna 0 gr. 37 par litre.

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