‹ L'hyperazotémie au cours du paludisme: Ses relations avec certaines formes d'accidents pernicieuxChapitre 23 sur 46 · RAS ES · texte numérisé non relu

RAS ES

Malgré tout, le 49, obligé de reprendre ses occupations, il retourna à fa brasserie. Mais, à 3 heures, au moment où devait revenir son accès, il se sentit pris de faiblesse, perdit connaissance, tomba et eut un accès à forme comateuse d’une durée de trois heures.

On l’apporta à l'hôpital, en plein coma : une demiheure après son arrivée, il reprenait connaissance ; mais ses idées restaient troubles, la parole était difficile et la température atteignait 41°. Le malade, à ce moment, urina abondamment ; la quantité d’urines émises correspondait à la sécrétion de six heures. On calcula d’après cela la toxicité, qui était très faible 0,204.

Les urines étaient albumineuses.

On administra un gramme de sulfate de quinine, et dès le lendemain la température était à 37°. ;

On recueillit de nouveau les urines, on dosa l’albumine, un gramme par litre, et on calcula la toxicité, qui était de 4 à 5 fois plus forte; on avait, en effet, un coefficient hypertoxique, 0,900.

On continua les jours suivants l’administration de la quinine, lé malade fut tenu à la diète lactée, et du 23 au 25 avril, la santé générale resta bonne, et le coefficient urotoxique à un taux presque normal, 0,312.

Le 24, le malade eut un accès avorté, chaleur, sudation, élévation légère de la température, et le lendemain son coefficient s'élevait à 0,490.

Le malade fut gardé en observation jusqu’au 29 avril ; il sortit n'ayant qu'un léger précipité d'albumine et un coefficient de 0,309.

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